La vie n'est pas un long fleuve tranquille, ça, Etienne Chatiliez nous avait bien prévenu, mais le reste?..
La vie, c'est un chemin, un peu tortueux, parce que les autoroutes, ça va un moment, mais c'est aussi très ennuyeux.
Et puis, soyons logiques, sur une voie rapide, on ne verrait pas la vie passer.
Nous sommes donc embarqués, dans des véhicules plus ou moins confortables, avec ou sans GPS (je crois que je préfère sans, j'aime les surprises) et en ayant juste une information de base : on connaît le point de départ, et on sait où on va.
La destination, elle est la même pour tout le monde.
Ce qui nous différencie, ce qui fait de nous une personne exceptionnelle ou au contraire un compagnon de route pénible avec qui personne n'aime voyager, c'est notre façon de voir la route.
Le regard que nous posons sur le chemin...
Essayez donc de faire un petit trajet avec quelqu'un qui râle tout le temps, parce qu'il fait trop chaud, trop froid, parce que la voiture n'est pas assez confortable, parce qu'il/elle n'a pas la place souhaitée, etc...
Vous n'aurez plus qu'une envie, prendre la fuite!
Une chose est sûre, on n'a pas tous des véhicules de luxe, parfois les sièges sont peu confortables et la route est accidentée, vous y trouvez des dos d'âne, mais il faut bien rouler, aller de l'avant.
Je préfère de loin la personne qui vous fera découvrir le paysage à travers un regard nouveau, qui vous parlera des lieux déjà visités, qui rendra le voyage moins pénible, à celle qui passera son temps à se plaindre et accessoirement gâchera des moments qui auraient pu être délicieux.
La vie est bien un voyage, il ne tient qu'à vous de le rendre agréable, ou au contraire de vous plaindre toute votre vie...
En choisissant la seconde option, vous manquerez l'essentiel parce que vous ne verrez rien des paysages magnifiques que vous croiserez, des gens que vous rencontrerez, trop occupé à vous soucier de votre petite personne, à vous plaindre parce que la voiture de celui qui vous double est plus belle, plus rapide, parce qu'il ne fait pas beau...
Quand vous serez au croisement, choisissez bien votre route, celle des sourires et de l'ouverture d'esprit, celle des beaux jours avec option "chasse-nuages" en prime, vous verrez comme le voyage est agréable.
Et pour ceux qui choisissent l'autre route, eh bien tant pis, c'est leur choix, pas le mien!
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jeudi 15 août 2013
lundi 8 juillet 2013
Le Baron Rouge et...ses volailles!
Je me souviendrai toute ma vie je crois de deux voyages que j'ai fait - adolescente - en Pologne...
C'était bien longtemps avant d'aller y habiter : je suis venue la première fois dans le pays de Chopin quand j'avais 13 ans, c'était en 1985. Mais curieusement, ce premier voyage fut plutôt "normal". Mis à part le passage de la douane Est-Allemande, bien sûr, qui me fait encore froid dans le dos aujourd'hui rien qu'à y penser.
Mais les deux voyages dont je vais parler se sont passés respectivement un et deux ans après...
J'habitais en Seine-Maritime à l'époque, ce qui ne facilitait guère les trajets, il faut bien l'avouer...de plus, nous emmenions tant de choses à chaque voyage que ma place à l'arrière de la voiture était plutôt limitée :entre les médicaments, les petits pots et boîtes de lait en poudre pour bébés et les vêtements, je me sentais souvent comme une sardine dans sa boîte.
J'avais une tactique bien à moi pour "raccourcir" le trajet: j'écoutais de la musique, je lisais, ou je dormais : c'est qu'il fallait tenir les dix-sept heures de route, sans compter les attentes aux différentes frontières...
Bref, lors de mon deuxième voyage, je venais de me réveiller et je revois encore la scène comme si je venais de la vivre: je me redresse et commence à regarder le paysage autour de moi pour voir où nous en étions, cela faisait à peu près 50 Km que nous venions de passer la frontière...
Et puis soudain, je me positionne entre les deux sièges (j'étais a l'arrière) et je regarde la route devant moi quand je vois...un bi-plans rouge, réplique de l'avion du célèbre Baron Rouge qui nous coupe la route en passant au ras du sol de droite à gauche!
Silence dans la voiture...tout le monde doit penser la même chose :ce n'est pas possible, j'ai du rêver!
Mais non, c'était bien réel: nous pouvions voir l'avion continuer son chemin en prenant de l'altitude...
Je peux vous assurer que cette image, jamais je ne l'oublierai.
Ma deuxième aventure est beaucoup moins spectaculaire, mais tout aussi cocasse: l'année suivante, comme à notre habitude, nous repartons pour la Pologne et nous sommes en train de plaisanter en repensant à notre "rencontre avec le Baron Rouge" quand tout à coup, à peu près au même endroit, la police nous fait arrêter la voiture.
Bien sûr, nous n'en menons pas large : nous n'avons aucune idée de l'infraction que nous avons pu commettre, et en plus de ça, nous ne parlons pas du tout la langue.
Mon père commence à sortir ses papiers, permis, et compagnie mais le policier n'est pas intéressé du tout.
Au lieu de ça, il fait signe à un paysan que nous voyons maintenant sortir de derrière un buisson et celui-ci, sans se presser, fait alors traverser son troupeau d'oies...
Le policier nous fit alors signe de passer, ce que nous fîmes tout en lui faisant un petit signe amical de la main.
Ce n'est peut-être pas aussi spectaculaire que l'avion, mais je trouve cette histoire très mignonne...
Et vous, avez vous eu des "rencontres du troisième type" sur la route des vacances?
C'était bien longtemps avant d'aller y habiter : je suis venue la première fois dans le pays de Chopin quand j'avais 13 ans, c'était en 1985. Mais curieusement, ce premier voyage fut plutôt "normal". Mis à part le passage de la douane Est-Allemande, bien sûr, qui me fait encore froid dans le dos aujourd'hui rien qu'à y penser.
Mais les deux voyages dont je vais parler se sont passés respectivement un et deux ans après...
J'habitais en Seine-Maritime à l'époque, ce qui ne facilitait guère les trajets, il faut bien l'avouer...de plus, nous emmenions tant de choses à chaque voyage que ma place à l'arrière de la voiture était plutôt limitée :entre les médicaments, les petits pots et boîtes de lait en poudre pour bébés et les vêtements, je me sentais souvent comme une sardine dans sa boîte.
J'avais une tactique bien à moi pour "raccourcir" le trajet: j'écoutais de la musique, je lisais, ou je dormais : c'est qu'il fallait tenir les dix-sept heures de route, sans compter les attentes aux différentes frontières...
Bref, lors de mon deuxième voyage, je venais de me réveiller et je revois encore la scène comme si je venais de la vivre: je me redresse et commence à regarder le paysage autour de moi pour voir où nous en étions, cela faisait à peu près 50 Km que nous venions de passer la frontière...
Et puis soudain, je me positionne entre les deux sièges (j'étais a l'arrière) et je regarde la route devant moi quand je vois...un bi-plans rouge, réplique de l'avion du célèbre Baron Rouge qui nous coupe la route en passant au ras du sol de droite à gauche!
Silence dans la voiture...tout le monde doit penser la même chose :ce n'est pas possible, j'ai du rêver!
Mais non, c'était bien réel: nous pouvions voir l'avion continuer son chemin en prenant de l'altitude...
Je peux vous assurer que cette image, jamais je ne l'oublierai.
Ma deuxième aventure est beaucoup moins spectaculaire, mais tout aussi cocasse: l'année suivante, comme à notre habitude, nous repartons pour la Pologne et nous sommes en train de plaisanter en repensant à notre "rencontre avec le Baron Rouge" quand tout à coup, à peu près au même endroit, la police nous fait arrêter la voiture.
Bien sûr, nous n'en menons pas large : nous n'avons aucune idée de l'infraction que nous avons pu commettre, et en plus de ça, nous ne parlons pas du tout la langue.
Mon père commence à sortir ses papiers, permis, et compagnie mais le policier n'est pas intéressé du tout.
Au lieu de ça, il fait signe à un paysan que nous voyons maintenant sortir de derrière un buisson et celui-ci, sans se presser, fait alors traverser son troupeau d'oies...
Le policier nous fit alors signe de passer, ce que nous fîmes tout en lui faisant un petit signe amical de la main.
Ce n'est peut-être pas aussi spectaculaire que l'avion, mais je trouve cette histoire très mignonne...
Et vous, avez vous eu des "rencontres du troisième type" sur la route des vacances?
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