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dimanche 18 août 2013

Big Bang!

Au commencement, il y eut la lune...

Une lune triste et grise, perdue au milieu des étoiles, infime poussière dans un univers sans fin où elle ne trouvait pas sa place.

Ce qu'elles brillaient les étoiles, accrochées au voile de la nuit, paillettes gracieuses devant lesquelles notre lune baissait les yeux.

Dans l'obscurité, difficile de trouver son chemin, de se faire une petite place...

Elle se doutait bien qu'elle avait quelque chose à accomplir, une mission importante à remplir, mais laquelle?

Pas dupe, elle savait parfaitement qu'elle n'était pas faite de la même matière que les comètes, ni étoiles qu'elle croisait.

Mais que faisait-elle donc là, perdue au milieu de nulle part?

Elle erra longtemps, sans but, sans raison de vivre, avant de trouver sa voie.

Sa vie, elle la trouva enfin en croisant la terre.

Si d'autres préféraient briller en solitaire, grand bien leur fasse, mais ce n'était pas son destin à elle, modeste satellite.

Elle ne brillerait pas dans l'ombre de la terre par dépit, mais par choix, parce que c'était sa place.

Une place de choix dans l'univers tout entier, une vie attachée à la terre, régie par les lois de la gravitation.

Seule la terre connaît la face cachée de la lune, tous ses cratères et ses mystères, les secrets enfouis dans ses mers, pas de secrets, un lien invisible pour les non initiés les lie à jamais.

La vraie liberté, c'est de refuser les rôles pré-écrits, de choisir son histoire, son destin.

La liberté, c'est souvent de choisir la place qui fera de nous ce que nous sommes vraiment, au lieu de vouloir à tout prix être comme les autres.

Plutôt que d'être la plante qui s'étiole à s’enivrer d'une liberté illusoire, laissez moi grandir guidée par mon tuteur.

J'étais un petit quartier de lune, poussière invisible sur la voûte stellaire, je deviens la lune, plaine et claire, satellite indispensable des nuits de mon Univers.

Je ne serai pour le monde qu'une face blanche dans l'obscurité, sans doute me trouvera-t'on fade parmi les étoiles, mais je préfère briller aux yeux du Monde que j'ai choisi, gardien des secrets de ma face cachée.

dimanche 14 juillet 2013

L'artificier...



Lorsqu'on s'élance, dans un grand bruit, on ne sait jamais combien de temps durera le voyage, si ceux qui croisent notre route garderont de nous un souvenirs qu'ils chériront, mais on essaie tant bien que mal de briller...

Le fait est qu'on ne peut jamais savoir à l'avance à quoi ressemblera notre passage parmi les étoiles.

Serons-nous de ceux qui brillent tout là-haut, sans avoir besoin de personne?

Ferons-nous partie d'un tableau grandiose, d'une pluie de lumières multicolores?

Serons-nous l'élément d'un clan, serons-nous des âmes solitaires?

Aurons-nous le parcours d'un modeste feu-follet, ou au contraire serons-nous un immense arbre de lumière, de ceux qui éclairent les regards de la foule?

Nos débuts sont pourtant tous les mêmes : d'abord il n'y a rien que la nuit, le silence, puis, dans un grand cri, nous naissons, peu importe où, peu importe à quelle occasion, nous avons tous une route tracée, ou du moins nous ne naissons pas par hasard.

Nous sommes tous destinés à briller, à un moment ou à un autre, d'une façon ou d'une autre.

L'important, c'est de ne pas penser que la lumière d'un petit feu de Bengale est moins importante, a moins de valeur que celle d'un bouquet final.

L'essentiel, c'est de savoir que dans l'obscurité du monde qui nous entoure, vous serez toujours l'étoile la plus importante pour quelqu'un, que dans la foule, même si la majorité regarde les lumières les plus colorées, les plus brillantes, il se trouvera toujours une personne pour qui votre éclat sera de loin le plus vif...

Bien sûr, certaines choses nous échappent, c'est l'artificier qui décide de l'ordre de notre départ, des lumières qui nous accompagnent, ou au contraire, de nous laisser monter au ciel en solitaire, mais le moment où l'étincelle met le feu aux poudres n'est pas tout.

La fin du spectacle n'est pas non plus ce qui doit nous freiner, l'important, c'est le voyage, pas la destination.

Au bout du compte, la beauté de la pyrotechnie, ce n'est rien d'autre que l'addition de toutes les différences, de toutes les richesses, c'est l'orchestration parfaite des inégalités, pauvres sont ceux qui ne verront jamais la vie comme un feu d'artifices...