Au commencement, il y eut la lune...
Une lune triste et grise, perdue au milieu des étoiles, infime poussière dans un univers sans fin où elle ne trouvait pas sa place.
Ce qu'elles brillaient les étoiles, accrochées au voile de la nuit, paillettes gracieuses devant lesquelles notre lune baissait les yeux.
Dans l'obscurité, difficile de trouver son chemin, de se faire une petite place...
Elle se doutait bien qu'elle avait quelque chose à accomplir, une mission importante à remplir, mais laquelle?
Pas dupe, elle savait parfaitement qu'elle n'était pas faite de la même matière que les comètes, ni étoiles qu'elle croisait.
Mais que faisait-elle donc là, perdue au milieu de nulle part?
Elle erra longtemps, sans but, sans raison de vivre, avant de trouver sa voie.
Sa vie, elle la trouva enfin en croisant la terre.
Si d'autres préféraient briller en solitaire, grand bien leur fasse, mais ce n'était pas son destin à elle, modeste satellite.
Elle ne brillerait pas dans l'ombre de la terre par dépit, mais par choix, parce que c'était sa place.
Une place de choix dans l'univers tout entier, une vie attachée à la terre, régie par les lois de la gravitation.
Seule la terre connaît la face cachée de la lune, tous ses cratères et ses mystères, les secrets enfouis dans ses mers, pas de secrets, un lien invisible pour les non initiés les lie à jamais.
La vraie liberté, c'est de refuser les rôles pré-écrits, de choisir son histoire, son destin.
La liberté, c'est souvent de choisir la place qui fera de nous ce que nous sommes vraiment, au lieu de vouloir à tout prix être comme les autres.
Plutôt que d'être la plante qui s'étiole à s’enivrer d'une liberté illusoire, laissez moi grandir guidée par mon tuteur.
J'étais un petit quartier de lune, poussière invisible sur la voûte stellaire, je deviens la lune, plaine et claire, satellite indispensable des nuits de mon Univers.
Je ne serai pour le monde qu'une face blanche dans l'obscurité, sans doute me trouvera-t'on fade parmi les étoiles, mais je préfère briller aux yeux du Monde que j'ai choisi, gardien des secrets de ma face cachée.
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dimanche 18 août 2013
dimanche 28 juillet 2013
La vie comme une brassée de glycines.
Au début de l'été, j'ai croisé une glycine.
D'un bleu presque irréel, elle illuminait la rue, courant le long d'une clôture grillagée.
Des glycines, j'en vois souvent, mais celle-là était vraiment magnifique, de celles qu'on vous montre souvent, photoshopées dans les magazines chics des salles d'attentes branchées où l'on trouve toujours de superbes revues sur des maisons et jardins que l'on ne verra jamais.
Ce n'est que plus récemment, alors que toutes les fleurs avaient été décimées à coup de soleil et de pluie que j'ai vu à quoi ressemblait l'envers du décor.
A l'endroit même où se trouvait la glycine de mes rêves, je vis un amoncellement de branches (tiens, je ne sais pas si on peut vraiment parler de branches en parlant d'une glycine, c'est vrai quoi, c'est pas un arbre!) de branches tordues, entrelacées, vrillées dans le grillage.
Ces branches étaient tout sauf belles : elles étaient là, ressemblant aux croquis écarlates de corps humains, exposés sur les tableaux blafards des classes de biologie, un peu comme si on avait fait subir le sort des lapins de boucherie à un homme...
Ce qui m'a ému, chez cette plante, ce n'est pas tant de la voir dépouillée de ses fleurs, mais de voir combien il lui avait fallu souffrir pour être aussi éblouissante.
Sa chair se mêlait à la clôture, elle avait dû en faire, des efforts surhumains, pour se frayer un chemin à travers les grilles, pour passer outre les murets...
Sa vie, elle ressemblait un peu à la nôtre, parsemée d'épreuves, d'obstacles, au fil des saisons, des étés arides, des hivers rudes et des automnes plus cléments.
Sans faire de bruit, elle avait suivi son petit chemin, centimètre par centimètre, peinant, mais sans jamais se décourager.
Je n'ai pas de garantie d'être aussi belle qu'elle un jour, en fait, pour ça, je crois que c'est un peu fichu, mais ce que je garderai d'elle, de cette plante toute bête, c'est son entêtement, son courage peut-être (si, si, dans mon monde à moi, même une glycine peut être courageuse) .
Je veux, comme elle, contourner les obstacles trop imposants, pour me faire un petit chemin tranquille, un petit chemin à moi, pas celui que m'aurait imposé un jardinier zélé de magazine en papier glacé.
Et au final, j'aimerais laisser cette image tenace d'une modeste petite plante qui ne s'est pas contentée de faire la potiche sur un coin de terrasse.
D'un bleu presque irréel, elle illuminait la rue, courant le long d'une clôture grillagée.
Des glycines, j'en vois souvent, mais celle-là était vraiment magnifique, de celles qu'on vous montre souvent, photoshopées dans les magazines chics des salles d'attentes branchées où l'on trouve toujours de superbes revues sur des maisons et jardins que l'on ne verra jamais.
Ce n'est que plus récemment, alors que toutes les fleurs avaient été décimées à coup de soleil et de pluie que j'ai vu à quoi ressemblait l'envers du décor.
A l'endroit même où se trouvait la glycine de mes rêves, je vis un amoncellement de branches (tiens, je ne sais pas si on peut vraiment parler de branches en parlant d'une glycine, c'est vrai quoi, c'est pas un arbre!) de branches tordues, entrelacées, vrillées dans le grillage.
Ces branches étaient tout sauf belles : elles étaient là, ressemblant aux croquis écarlates de corps humains, exposés sur les tableaux blafards des classes de biologie, un peu comme si on avait fait subir le sort des lapins de boucherie à un homme...
Ce qui m'a ému, chez cette plante, ce n'est pas tant de la voir dépouillée de ses fleurs, mais de voir combien il lui avait fallu souffrir pour être aussi éblouissante.
Sa chair se mêlait à la clôture, elle avait dû en faire, des efforts surhumains, pour se frayer un chemin à travers les grilles, pour passer outre les murets...
Sa vie, elle ressemblait un peu à la nôtre, parsemée d'épreuves, d'obstacles, au fil des saisons, des étés arides, des hivers rudes et des automnes plus cléments.
Sans faire de bruit, elle avait suivi son petit chemin, centimètre par centimètre, peinant, mais sans jamais se décourager.
Je n'ai pas de garantie d'être aussi belle qu'elle un jour, en fait, pour ça, je crois que c'est un peu fichu, mais ce que je garderai d'elle, de cette plante toute bête, c'est son entêtement, son courage peut-être (si, si, dans mon monde à moi, même une glycine peut être courageuse) .
Je veux, comme elle, contourner les obstacles trop imposants, pour me faire un petit chemin tranquille, un petit chemin à moi, pas celui que m'aurait imposé un jardinier zélé de magazine en papier glacé.
Et au final, j'aimerais laisser cette image tenace d'une modeste petite plante qui ne s'est pas contentée de faire la potiche sur un coin de terrasse.
mardi 2 avril 2013
Histoire de seaux...pas sotte.
C'est un texte que je n'ai pas écrit, mais que j'ai traduit et
publié il y a très longtemps sur mon premier blog...mais je pense qu'il a
sa place ici.
Vous avez sans doute, comme moi, vu des images représentant des porteurs d'eau chinois? Vous savez, ils ont en général deux seaux ou autres récipients attachés par une corde sur un morceau de bois qu'ils portent sur leurs épaules ( je le reconnais, mon explication n'est pas des plus claires, mais je crois que vous savez de quoi je veux parler...).
Eh bien imaginez-vous un de ces porteurs, justement, qui peine tous les jours avec ses seaux d'eau sur un chemin de campagne, en parcourant les deux kilomètres qui séparent sa maison de la rivière... Notre pauvre porteur fait le chemin parfois plusieurs fois par jour affublé de ses seaux sans jamais se plaindre.
Oui, mais voilà, un de ses seaux est percé et le brave homme à chaque parcours ne ramène qu'un seau plein et à peine la moitie de l'autre récipient.
Alors le pauvre seau fêlé se sent coupable, il en discute même avec l'autre seau qui le regarde de haut, lui, si parfait, lui qui ramène toujours à bon port toute l'eau puisée dans la rivière...Alors n'y tenant plus, notre seau finit par interpeler le porteur:
- "Cela ne peut plus durer, quand je vous vois parcourir cette route pleine d'embûches toute sinueuse pour finalement perdre la moitié de votre eau en route, j'ai honte...Vous devriez vous débarrasser de moi et prendre un seau sans défaut qui vous servirait bien mieux...."
Le porteur d'eau le regarda un moment, puis lui répondit:
-" Cela fait des années maintenant, que je peine sur ce chemin pour amener de l'eau à ma famille, je sais bien que tu es percé et que la moitié de ton eau est perdue en route...mais as-tu remarqué que de ton côté , j'ai semé des fleurs? Ces petites fleurs ne sont là que grâce a toi, si tu étais parfait, elle mourraient sans eau et je n'aurais pas le bonheur de les contempler chaque jour, or ces taches de couleur sur le bord du chemin, c'est ce qui fait que mon fardeau est moins lourd, que mon effort est moins pénible...et c'est a toi que je dois ce bonheur, alors je ne t’échangerai pas pour tout l'or du monde car tu n'as pas de prix."
Voila, c'est une petite histoire sans prétention, mais j'aimerais qu'elle rappelle a tous ceux qui doutent un jour, que les défauts que nous nous trouvons dans le miroir sont souvent invisibles pour ceux qui nous aiment...je dirais même que la ou nous voyons un défaut, la personne qui nous aime vraiment verra une qualité. Alors arrêtez de vous torturer, et si on vous dit que vous n’êtes qu'un seau percé, et bien partez, et allez plutôt chercher la personne pour qui ça vaudra la peine de faire pousser des jolies fleurs tout au long du chemin...
Ne changez pas, cherchez plutôt la personne qui vous aimera "juste comme vous êtes"
Vous avez sans doute, comme moi, vu des images représentant des porteurs d'eau chinois? Vous savez, ils ont en général deux seaux ou autres récipients attachés par une corde sur un morceau de bois qu'ils portent sur leurs épaules ( je le reconnais, mon explication n'est pas des plus claires, mais je crois que vous savez de quoi je veux parler...).
Eh bien imaginez-vous un de ces porteurs, justement, qui peine tous les jours avec ses seaux d'eau sur un chemin de campagne, en parcourant les deux kilomètres qui séparent sa maison de la rivière... Notre pauvre porteur fait le chemin parfois plusieurs fois par jour affublé de ses seaux sans jamais se plaindre.
Oui, mais voilà, un de ses seaux est percé et le brave homme à chaque parcours ne ramène qu'un seau plein et à peine la moitie de l'autre récipient.
Alors le pauvre seau fêlé se sent coupable, il en discute même avec l'autre seau qui le regarde de haut, lui, si parfait, lui qui ramène toujours à bon port toute l'eau puisée dans la rivière...Alors n'y tenant plus, notre seau finit par interpeler le porteur:
- "Cela ne peut plus durer, quand je vous vois parcourir cette route pleine d'embûches toute sinueuse pour finalement perdre la moitié de votre eau en route, j'ai honte...Vous devriez vous débarrasser de moi et prendre un seau sans défaut qui vous servirait bien mieux...."
Le porteur d'eau le regarda un moment, puis lui répondit:
-" Cela fait des années maintenant, que je peine sur ce chemin pour amener de l'eau à ma famille, je sais bien que tu es percé et que la moitié de ton eau est perdue en route...mais as-tu remarqué que de ton côté , j'ai semé des fleurs? Ces petites fleurs ne sont là que grâce a toi, si tu étais parfait, elle mourraient sans eau et je n'aurais pas le bonheur de les contempler chaque jour, or ces taches de couleur sur le bord du chemin, c'est ce qui fait que mon fardeau est moins lourd, que mon effort est moins pénible...et c'est a toi que je dois ce bonheur, alors je ne t’échangerai pas pour tout l'or du monde car tu n'as pas de prix."
Voila, c'est une petite histoire sans prétention, mais j'aimerais qu'elle rappelle a tous ceux qui doutent un jour, que les défauts que nous nous trouvons dans le miroir sont souvent invisibles pour ceux qui nous aiment...je dirais même que la ou nous voyons un défaut, la personne qui nous aime vraiment verra une qualité. Alors arrêtez de vous torturer, et si on vous dit que vous n’êtes qu'un seau percé, et bien partez, et allez plutôt chercher la personne pour qui ça vaudra la peine de faire pousser des jolies fleurs tout au long du chemin...
Ne changez pas, cherchez plutôt la personne qui vous aimera "juste comme vous êtes"
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