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dimanche 4 août 2013

Juste avant...


Je réfléchissais à ces instants où l'on sait, au fond de soi que quelque chose est sur le point de se passer, où l'intuition vous serre la gorge et où tout est possible, le pire comme le meilleur.

Au fond, la vie est faite d'une alternance de moments spéciaux coincés entre des "juste-avant".

Juste avant un heureux événement  quel qu'il soit, et qui va changer votre vie : le stress des futurs mariés "juste avant"...

Le "juste avant" si spécial du premier rendez-vous, moment tant attendu, mais qui vous ôte le sommeil, sans pitié, qui vous taraude de mille questions.

Le "juste avant" l'accident, ce moment si parfait où l'on se croît maître du monde, invincible et qu'on ne sait pas encore qu'au détour d'un chemin la fin du film vous guette.

Le "juste avant" le grand plongeon, à la piscine, quand vous êtes un gamin et que toute la classe vous regarde, celui qui vous fait avancer, le cœur au bord des lèvres, alors que vous donneriez tout pour être ailleurs.

Le "juste avant" le verdict, celui qui précède le moment où le médecin vous annonce les résultats de vos analyses.

Je pourrais en énumérer des lignes et des lignes, des instants vécus, que j'ai vécu, que vous avez vécu, des "juste avant" tellement différents, et à la fois universels.

Des histoires si personnelles et qui pourtant ont toutes un point en commun : le moment d'insouciance, de délicieuse insouciance qui précède le drame, ou au contraire, le moment de doute, d'effroi, qui précède un grand soulagement.

Nous sommes tous si différents, nos vies ne se ressemblent en rien, mais tous nous vivons pour des raisons variées ce petit moment bien à nous, qu'on ne partage que très rarement et qui nous rend plus vulnérable, plus humain, qui met notre âme et notre cœur à nu.

L'instant où tout va se décider, le coup de poker qui fait que la donne a été clémente ou qu'on perd tous nos jetons.

On ne décide pas de ces instants, encore moins de leur issue, mais ce que j'ai appris, c'est que l'important, c'est de vivre "juste avant"...

dimanche 28 juillet 2013

La vie comme une brassée de glycines.

Au début de l'été, j'ai croisé une glycine.

D'un bleu presque irréel, elle illuminait la rue, courant le long d'une clôture grillagée.

Des glycines, j'en vois souvent, mais celle-là était vraiment magnifique, de celles qu'on vous montre souvent, photoshopées dans les magazines chics des salles d'attentes branchées où l'on trouve toujours de superbes revues sur des maisons et jardins que l'on ne verra jamais.

Ce n'est que plus récemment, alors que toutes les fleurs avaient été décimées à coup de soleil et de pluie que j'ai vu à quoi ressemblait l'envers du décor.

A l'endroit même où se trouvait la glycine de mes rêves, je vis un amoncellement de branches (tiens, je ne sais pas si on peut vraiment parler de branches en parlant d'une glycine, c'est vrai quoi, c'est pas un arbre!) de branches tordues, entrelacées, vrillées dans le grillage.

Ces branches étaient tout sauf belles : elles étaient là, ressemblant aux croquis écarlates de corps humains, exposés sur les tableaux blafards des classes de biologie, un peu comme si on avait fait subir le sort des lapins de boucherie à un homme...

Ce qui m'a ému, chez cette plante, ce n'est pas tant de la voir dépouillée de ses fleurs, mais de voir combien il lui avait fallu souffrir pour être aussi éblouissante.

Sa chair se mêlait à la clôture, elle avait dû en faire, des efforts surhumains, pour se frayer un chemin à travers les grilles, pour passer outre les murets...

Sa vie, elle ressemblait un peu à la nôtre, parsemée d'épreuves, d'obstacles, au fil des saisons, des étés arides,  des hivers rudes et des automnes plus cléments.

Sans faire de bruit, elle avait suivi son petit chemin, centimètre par centimètre, peinant, mais sans jamais se décourager.

Je n'ai pas de garantie d'être aussi belle qu'elle un jour, en fait, pour ça, je crois que c'est un peu fichu, mais ce que je garderai d'elle, de cette plante toute bête, c'est son entêtement, son courage peut-être (si, si, dans mon monde à moi, même une glycine peut être courageuse) .

Je veux, comme elle, contourner les obstacles trop imposants, pour me faire un petit chemin tranquille, un petit chemin à moi, pas celui que m'aurait imposé un jardinier zélé de magazine en papier glacé.

Et au final, j'aimerais laisser cette image tenace d'une modeste petite plante qui ne s'est pas contentée de faire la potiche sur un coin de terrasse.

dimanche 14 juillet 2013

L'artificier...



Lorsqu'on s'élance, dans un grand bruit, on ne sait jamais combien de temps durera le voyage, si ceux qui croisent notre route garderont de nous un souvenirs qu'ils chériront, mais on essaie tant bien que mal de briller...

Le fait est qu'on ne peut jamais savoir à l'avance à quoi ressemblera notre passage parmi les étoiles.

Serons-nous de ceux qui brillent tout là-haut, sans avoir besoin de personne?

Ferons-nous partie d'un tableau grandiose, d'une pluie de lumières multicolores?

Serons-nous l'élément d'un clan, serons-nous des âmes solitaires?

Aurons-nous le parcours d'un modeste feu-follet, ou au contraire serons-nous un immense arbre de lumière, de ceux qui éclairent les regards de la foule?

Nos débuts sont pourtant tous les mêmes : d'abord il n'y a rien que la nuit, le silence, puis, dans un grand cri, nous naissons, peu importe où, peu importe à quelle occasion, nous avons tous une route tracée, ou du moins nous ne naissons pas par hasard.

Nous sommes tous destinés à briller, à un moment ou à un autre, d'une façon ou d'une autre.

L'important, c'est de ne pas penser que la lumière d'un petit feu de Bengale est moins importante, a moins de valeur que celle d'un bouquet final.

L'essentiel, c'est de savoir que dans l'obscurité du monde qui nous entoure, vous serez toujours l'étoile la plus importante pour quelqu'un, que dans la foule, même si la majorité regarde les lumières les plus colorées, les plus brillantes, il se trouvera toujours une personne pour qui votre éclat sera de loin le plus vif...

Bien sûr, certaines choses nous échappent, c'est l'artificier qui décide de l'ordre de notre départ, des lumières qui nous accompagnent, ou au contraire, de nous laisser monter au ciel en solitaire, mais le moment où l'étincelle met le feu aux poudres n'est pas tout.

La fin du spectacle n'est pas non plus ce qui doit nous freiner, l'important, c'est le voyage, pas la destination.

Au bout du compte, la beauté de la pyrotechnie, ce n'est rien d'autre que l'addition de toutes les différences, de toutes les richesses, c'est l'orchestration parfaite des inégalités, pauvres sont ceux qui ne verront jamais la vie comme un feu d'artifices...




vendredi 12 juillet 2013

Ce que savent les anges...
















J'en ai connu des jours gris,

Des jours et des nuits, le nez collé au carreau
Attendant que la roue tourne, que s'éveille ma vie
J'étais loin d'imaginer qu'un matin il referait beau.

Les anges ont cette particularité de ne jamais souffler mot,
Ils savent. En silence nous regardent d'en haut
Jamais ils ne brisent le pacte qui garde leurs lèvres scellées
Même quand leurs cœurs se serrent de nous voir tant espérer

Il m'aurait fallu un simple geste
Pour retrouver l'espoir d'un sort plus léger
Un battement d'aile aurait débarrassé mon cœur de son lest
A nouveau j'aurais osé vers le ciel regarder

J'aurais compris à quel point j'étais aveuglée,
A force de regarder les flaques de pluie et de larmes,
Peu à peu, mon bonheur s'y était dilué,
J'avais trop tôt rendu les armes.

Ce que savent vraiment les anges, 
Jamais vous ne le devinerez,
Mais la vie m'a appris une chose étrange, 
Que même après le plus rude des hivers, revient toujours l'été,

Qu'après les pluies et la grêle, 
Fleurissent les plus jolis arcs-en ciel...


dimanche 28 avril 2013

Là pour personne.

 





 
Le jour ou je suis née, le médecin de garde a fait une "petite erreur" qui a failli me coûter la vie. 

On m'a sauvée de justesse, mais toute ma vie, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser que si je suis passée si près de la "grande porte", c'est que je devais sans doute la passer, au lieu de faire mon entrée ici, dans ce monde de fous ou je sens si souvent qu'il n'y a pas de place pour moi.

Je ne crois pas à grand chose, dans la vie, sauf peut être au fait que pour chaque être humain, il y a quelque part dans ce monde, une personne qui est l'exacte réponse a toutes ses attentes, la réponse a toutes ses questions, l'autre moitie de son âme. J'en suis persuadée et je ne cesserai d'y croire qu'a l'heure de mon dernier battement de cœur.

C'est peut être ça qui fait qu'au fil des ans, j'en suis venue a me demander si une telle personne existait pour moi...

Et si après tout, puisque je n'étais pas sensée m'en sortir le jour de ma naissance, personne n'avait prévu (le "personne" en question, je vous laisse le libre choix de le nommer: pour certains, ce sera Dieu, pour d'autres, le destin, à vous de juger, là n'est pas la question) de créer l'être qui serait sensé être mon âme sœur. 

Je me suis peut être retrouvée ici, sur cette terre, sans personne qui ferait jamais écho aux battements de mon cœur? 

Peut être suis-je condamnée a être seule, même accompagnée, puisque amputée avant ma naissance de cet être créé spécialement pour moi?

Cette impression de n'appartenir a personne ne m'a jamais quittée. J'ai toujours eu ce manque, ce vide qui fait si mal. Mais plus que tout, j'ai au fond de moi cette impression si amère que quoi que je fasse, je ne manquerai jamais a personne, je ne serai jamais attendue, voulue, presque indispensable....

Pourtant quelque part en moi, il y a cette petite étincelle qui s'affaiblit de jour en jour, mais qui fait encore que j'espère  et c'est peut être ce qui me tient encore debout.

vendredi 26 avril 2013

Dans tes yeux.














Dans tes yeux mon Amour, se cachent des songes de velours
Des contrées à découvrir, des montagnes à gravir
Et je veux chaque jour, de tes pas suivre le parcours
Tant de portes à ouvrir, tant de choses à t'offrir...

Dans tes yeux mon Amour, je pourrais me noyer,
Cet azur là m'appelle et je ne pourrais m'en lasser
Et puis renaître toujours, afin encore de t'aimer
Nos deux cœurs que l'on scelle, nos âmes entrelacées

Dans tes yeux mon Amour, un passé si difficile
Des larmes que j'aurais voulues miennes
Perles de rosée chassées, du bout de mes cils
Rien ne me console quand je pense à tes peines

Dans tes yeux mon Amour, des éclats de rires à venir
Tant de bonheur et tant de jolis matins
Des journées ensoleillées, des nuits de cachemire
Des bonheurs simples, ensemble, main dans la main

Dans tes yeux mon Amour, il y a enfin mon reflet
Pas de celui de la fille que j'étais, mais de la femme que je deviens
Celle qui veut, rien que pour toi, à l'arc-en ciel des couleurs ajouter
Et t'aimer toujours plus, nos deux rêves ne faisant plus qu'un.

mardi 16 avril 2013

Un soupçon d'éternité...


Comment te dire combien je t'aime lorsque les mots ne suffisent pas?

Ironie du sort quand on parle trois langue que de ne pouvoir exprimer la profondeur de ses sentiments...

Comment décrire la chaleur divine qui envahit mon cœur lorsque je te vois le matin au réveil?

Tu n'es donc pas un rêve?


Et comment t'expliquer ce que je ressens quand tu plonges tes yeux dans les miens?

J'enrage parfois de ne pas savoir mettre des mots sur ce que tu représentes à mes yeux.

Si ma vie était une charade, tu serais sans aucun doute mon tout.

Tu es mon rayon de soleil quand la pluie me tombe dessus...

Ta chaleur me réchauffe le cœur et chasse mes peines les jours de grand doute.

Tous mes rêves portent ton prénom, ton nom est gravé sur mon cœur.

J'ai vécu tellement longtemps sans te connaître, tant de temps j'ai perdu à t'attendre, à t'espérer...

Et finalement, vaincue, sans espoir, je t'ai rencontré.

Un coup du destin, un amour à retardement...en décalage total, nos routes ont enfin fini par se croiser.

Sache, mon Amour, que mon cœur ne bat que pour toi, mes sourires t'appartiennent, toi qui a si souvent séché mes larmes...

Ma vie ne suffira pas pour te montrer combien je t'aime, mais garde-moi à tes côtés et je pourrai au moins essayer.