J'en ai lu, ou plutôt vu, des articles, sur la quarantaine!
Pas la quarantaine vétérinaire qui vous place dans un circuit spécial hors de la vie en attendant qu'on décide si vous êtes bon à jeter ou pas...quoique...
La quarantaine, décrite à coups de rides, de premiers signes des bouffées de chaleur annonçant la fin du monde, celle où on vous montre des fesses de petite jeunette en première page en vous menaçant "ayez peur, très peur, bientôt, votre popotin va tomber"...
D'ailleurs, puisqu'on parle des chefs-d’œuvres en péril, on vous rebat les oreilles avec des liftings, des sérums anti vieillissement.
Pour les plus courageuses, il y a les piqûres de Botox, pour les autres, les soutien-gorges miracle qui vont vous empêcher de vous prendre les pieds dans vos seins quand ceux-ci décideront de vivre leur vie sans vous!
Ah ça, on vous le décrit votre futur état de décrépitude avancée.
A force, vous en arriveriez presque à regarder les publicités pour les contrats vous offrant des obsèques de rêves tellement vous pensez arriver au bout du rouleau...
La réalité?
La quarantaine, c'est une clé en or.
Elle ouvre les portes de la sagesse (oui, vu comme ça, c'est bien pompeux) .
Pas la sagesse au sens commun du terme, non, la vraie, celle qu'on apprend au fil de la vie.
Celle qui fait qu'on est plus réaliste, qu'on sait sur quoi miser, qu'on connaît la différence entre le toc et le précieux, entre le futile et l'indispensable.
La sagesse qui fait qu'un matin, vous vous réveillez, le jour où les bougies commencent à coûter plus cher que le gâteau, et où vous décidez que ce n'est pas grave.
Si on m'avait dit que ça ressemblait à ça d'avoir quarante ans, au lieu de me faire croire que c'était la fin des rêves, j'en aurais bâti des cathédrales j'en aurais affronté des dragons, au lieu de me faire du souci en me disant que la foutue date de péremption arrivait!
La quarantaine n'est pas une fin, c'est le début de toutes les audaces, ce qui nous faisait peur devient le vent qui souffle dans nos voiles.
Une invitation au voyage, la fameuse clé d'or, l'aiguille de la boussole, la bouffée d'oxygène indispensable à une vie trop pleine de retenue...
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vendredi 2 août 2013
Ah si on m'avait dit!
Libellés :
bouffées de chaleur,
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mardi 7 mai 2013
Ou l'art d'être sans paraître ni disparaître.
C'est loin d’être évident, je crois, de former un couple qui dure, à notre époque
(ça y est, je fais mon intelligente tout en débitant des
lapalissades: navrant!).
Pourtant, quand je regarde autour de moi, je me dis que ce n'est pas si difficile que ça de forme "THE" couple...il suffit de bien chercher, ou plutôt de bien trouver la personne avec qui on passera, comme disait quelqu'un que j'aimais beaucoup "toute sa vie, jusqu'à la fin de sa mort".
C'est là que les choses se gâtent: en général, on nage dans un bonheur total au début de toute relation, ce qui fait qu'on ne remarque pas instantanément que "l'autre" est loin de remplir tous les critères auxquels - si on n'était pas "ivre d'amour" - on tiendrait tant.
Or, il est la, le hic....après l'ivresse vient le temps de la gueule de bois - parfois l'euphorie du moment dure même quelques années, mais n'empêche que la fameuse gueule de bois est là qui vous guette sournoisement au tournant.
Je le sais, je suis passée par là, comme tout le monde je crois. Mais ça c'était avant que je ne sois touchée par la grâce...
J'ai longtemps habité un pays où l'on dit que "le diable se cache dans les détails"...et c'est tellement vrai.
Au début d'une relation, chacun a eu je crois l'idée que si tel ou tel trait de caractère ou encore telle ou telle manie chez "l'autre" nous était insupportable, ils disparaîtraient sans doute avec le temps, comme par magie, ou encore parce que vous (avec vos super pouvoirs, sans doute) remodèleriez l'être aimé de toute façon...grossière erreur.
Personne ne change, et même si a court terme, on arrive en faisant des efforts surhumains à se rapprocher de l'idéal que la personne aimée voit en vous, dîtes vous que sur une longue distance, c'est impossible de "faire semblant".
D'où mon titre, car le secret - selon moi - (si vous n'êtes pas d'accord, vous aurez tout le loisir de m'expliquer que je résonne comme une bécasse) c'est d'"être", d'"être soi-même" exactement, dès le départ, sans vouloir paraître quelqu'un d'autre pour mieux plaire ni faire disparaître votre personnalité pour mieux coller aux exigences de la personne que l'on croit aimer.
C'est à ce prix seulement selon moi que l'on peut bâtir une relation solide.
Bien sûr, j'entends déjà les râleurs qui me disent que dans un couple, il faut savoir faire des compromis: c'est vrai, j'en fais moi-même tous les jours, d'ailleurs. Mais il ne faut jamais confondre compromis et négation de soi: on peut faire des compromis sur le film que l'on va aller voir au ciné, pas sur le fait ou non d'avoir des enfants par exemple!
C'est pour ça que je disais plus haut que le plus difficile, c'est de se trouver. Peu de gens sont eux-mêmes dans une situation de "séduction", ce qui implique que l'on peut se faire une idée fausse de la personne que l'on a en face de soi, et donc se tromper.
Je terminerai quand même par une note optimiste (si toutefois vous ne vous êtes pas endormi le nez écrasé sur le clavier de votre ordinateur en voulant lire mon article jusqu'à la fin)...je vis depuis quelques années déjà avec l'homme que je verrai sans doute devenir tout chauve et qui me verra sans doute perdre toutes mes dents et ensuite mettre mon dentier tous les matins, et pourtant, je sais que même quand nous serons contraints de porter des couches pour incontinents nous continuerons de nous tenir par la main comme nous le faisons aujourd'hui justement à cause de tout cela: parce que nous sommes restés, restons, et resterons nous-mêmes.
Pourtant, quand je regarde autour de moi, je me dis que ce n'est pas si difficile que ça de forme "THE" couple...il suffit de bien chercher, ou plutôt de bien trouver la personne avec qui on passera, comme disait quelqu'un que j'aimais beaucoup "toute sa vie, jusqu'à la fin de sa mort".
C'est là que les choses se gâtent: en général, on nage dans un bonheur total au début de toute relation, ce qui fait qu'on ne remarque pas instantanément que "l'autre" est loin de remplir tous les critères auxquels - si on n'était pas "ivre d'amour" - on tiendrait tant.
Or, il est la, le hic....après l'ivresse vient le temps de la gueule de bois - parfois l'euphorie du moment dure même quelques années, mais n'empêche que la fameuse gueule de bois est là qui vous guette sournoisement au tournant.
Je le sais, je suis passée par là, comme tout le monde je crois. Mais ça c'était avant que je ne sois touchée par la grâce...
J'ai longtemps habité un pays où l'on dit que "le diable se cache dans les détails"...et c'est tellement vrai.
Au début d'une relation, chacun a eu je crois l'idée que si tel ou tel trait de caractère ou encore telle ou telle manie chez "l'autre" nous était insupportable, ils disparaîtraient sans doute avec le temps, comme par magie, ou encore parce que vous (avec vos super pouvoirs, sans doute) remodèleriez l'être aimé de toute façon...grossière erreur.
Personne ne change, et même si a court terme, on arrive en faisant des efforts surhumains à se rapprocher de l'idéal que la personne aimée voit en vous, dîtes vous que sur une longue distance, c'est impossible de "faire semblant".
D'où mon titre, car le secret - selon moi - (si vous n'êtes pas d'accord, vous aurez tout le loisir de m'expliquer que je résonne comme une bécasse) c'est d'"être", d'"être soi-même" exactement, dès le départ, sans vouloir paraître quelqu'un d'autre pour mieux plaire ni faire disparaître votre personnalité pour mieux coller aux exigences de la personne que l'on croit aimer.
C'est à ce prix seulement selon moi que l'on peut bâtir une relation solide.
Bien sûr, j'entends déjà les râleurs qui me disent que dans un couple, il faut savoir faire des compromis: c'est vrai, j'en fais moi-même tous les jours, d'ailleurs. Mais il ne faut jamais confondre compromis et négation de soi: on peut faire des compromis sur le film que l'on va aller voir au ciné, pas sur le fait ou non d'avoir des enfants par exemple!
C'est pour ça que je disais plus haut que le plus difficile, c'est de se trouver. Peu de gens sont eux-mêmes dans une situation de "séduction", ce qui implique que l'on peut se faire une idée fausse de la personne que l'on a en face de soi, et donc se tromper.
Je terminerai quand même par une note optimiste (si toutefois vous ne vous êtes pas endormi le nez écrasé sur le clavier de votre ordinateur en voulant lire mon article jusqu'à la fin)...je vis depuis quelques années déjà avec l'homme que je verrai sans doute devenir tout chauve et qui me verra sans doute perdre toutes mes dents et ensuite mettre mon dentier tous les matins, et pourtant, je sais que même quand nous serons contraints de porter des couches pour incontinents nous continuerons de nous tenir par la main comme nous le faisons aujourd'hui justement à cause de tout cela: parce que nous sommes restés, restons, et resterons nous-mêmes.
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