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dimanche 15 septembre 2013

Viens!

Sors-moi de cet été étouffant et trop long!

Je veux des ocres et des pourpres au réveil, à ma fenêtre, des forêts pailletées d'or, des nuits plus longue auprès de celui que mon cœur a choisi.

Offre aux rues des parures de vermeil et d'ambre, des arbres somptueux pour attendre l'hiver et sa magie.

Déverse sur moi ta pluie, lave mes tourments, que le vent emporte mes soucis.

Viens, je t'attends, avec l'impatience des enfants les jours de fête!

Je n'en peux plus de la chaleur, des jours trop longs, des nuits trop courtes, de la course, donne moi du répit, offre moi ta patience, celle qui couvre de rouille la verdure crue des feuilles d'été.

Je rêve de confidences à voix basse au coin du feu, du chocolat chaud en rentrant de promenade, de l'odeur des sous-bois après la pluie, je veux du plaisir, un festival de couleurs aussi chaudes que mon cœur quand je pense à Lui...

On dit que l'amour renaît au printemps, le mien ne meurt jamais, mais c'est dans l'écrin de l'automne que je me plais à le contempler.

La lune, timide, se pare du voile de tes nuages lorsqu'après une rude journée je m'enroule dans la nuit, près de lui, paisible, pendant que tu t'appliques à décorer mon quotidien de mille feux.

Alors viens, mon cher automne, ami d'enfance, fidèle au rendez-vous, viens rendre ma vie plus jolie, ma ville plus riche de tes couleurs, tu m'as tant manqué...



jeudi 22 août 2013

Le Magicien d'Ose...

Au milieu de la tempête, je me sentais aussi peureuse que le lion sans courage, je tremblais à l'idée de ne jamais trouver ce qui manquait à ma vie.

Je sentais bien que quelque chose faisait défaut, que j'étais amputée de ce qui fait qu'on franchit toutes les barrières, qu'on arrache tous les bonheurs de la vie, mais je ne savais pas ce que je cherchais, je me contentais de culpabiliser en pensant que j'étais seule la responsable, que j'étais trop pleutre pour affronter le monde.

J'aurais pu tout aussi bien me sentir comme l'épouvantail sans cervelle, je me sentais vide de sens, je ne sentais plus le sang couler dans mes veines, je n'étais qu'un tas de foin sans neurones, incapable de voir que ce que je cherchais partout était caché juste sous l'herbe sèche  sous les apparences, afin de repousser les oiseaux et leurs chants pleins de gaieté.

Ma vie n'avais aucun sens, pas plus que celle de l'homme de fer blanc sans cœur qui bat sous sa carapace de métal.

Certes, j'étais à l'abri, du moins je le croyais, mais que vaut une vie sans battements de cœur, dans le froid de la ferraille?


Je n'avais pas de petit Toto quand je t'ai rencontré, pas plus que des chaussures rouges, mais un chat noir, compagnon de route sur le chemin de briques jaunes qui menait à toi.

J'en ai croisé, des singes ailés, effrayants de vacarme, semant le chaos autour d'eux, j'ai croisé des sorcières, aussi, la laideur de leurs sentiments se déversant sur leurs traits...

Mille fois j'aurais pu rebrousser chemin, faire demi tour et retourner dans ma petite existence vaine, mais j'ai préféré continuer ma route vers toi, mon Magicien d'Ose.

Ma vie a trouvé ses couleurs lorsque je t'ai rencontré, toi, le Magicien caché au-delà du monde.

Tu as pris ma main et tu m'as appris que ce que je cherchais vainement, je l'avais en moi, du courage pour vaincre les épreuves de la vie, un cœur pour aimer, un esprit pour rêver...

Tu m'as ouvert les portes de ton monde, du monde que je cherchais sans le trouver.

Elles sont bien loin les sorcières, vaincus sont les singes volants, ne reste que nos sentiments, et la route de briques jaunes, ouverte à ceux qui savent la voir...

Ce n'est jamais facile de quitter l'ancien monde pour découvrir la Magie, mais le voyage au pays du Magicien d'Ose vaut toutes les audaces, je le sais maintenant.

Ma main dans la tienne, je marche maintenant apaisée, dans ton pays enchanté, la tête relevée, le cœur battant, vivante pour toutes mes années de sommeil dans le monde noir et blanc déjà presque oublié...


vendredi 2 août 2013

Ah si on m'avait dit!

J'en ai lu, ou plutôt vu, des articles, sur la quarantaine!

Pas la quarantaine vétérinaire qui vous place dans un circuit spécial hors de la vie en attendant qu'on décide si vous êtes bon à jeter ou pas...quoique... 

La quarantaine, décrite à coups de rides, de premiers signes des bouffées de chaleur annonçant la fin du monde, celle où on vous montre des fesses de petite jeunette en première page en vous menaçant "ayez peur, très peur, bientôt, votre popotin va tomber"... 

D'ailleurs, puisqu'on parle des chefs-d’œuvres en péril, on vous rebat les oreilles avec des liftings, des sérums anti vieillissement.  

Pour les plus courageuses, il y a les piqûres de Botox, pour les autres, les soutien-gorges miracle qui vont vous empêcher de vous prendre les pieds dans vos seins quand ceux-ci décideront de vivre leur vie sans vous!

Ah ça, on vous le décrit votre futur état de décrépitude avancée.

A force, vous en arriveriez presque à regarder les publicités pour les contrats vous offrant des obsèques de rêves tellement vous pensez arriver au bout du rouleau...

La réalité?

La quarantaine, c'est une clé en or.

Elle ouvre les portes de la sagesse (oui, vu comme ça, c'est bien pompeux) .

Pas la sagesse au sens commun du terme, non, la vraie, celle qu'on apprend au fil de la vie.

Celle qui fait qu'on est plus réaliste, qu'on sait sur quoi miser, qu'on connaît la différence entre le toc et le précieux, entre le futile et l'indispensable.

La sagesse qui fait qu'un matin, vous vous réveillez, le jour où les bougies commencent à coûter plus cher que le gâteau, et où vous décidez que ce n'est pas grave.

Si on m'avait dit que ça ressemblait à ça d'avoir quarante ans, au lieu de me faire croire que c'était la fin des rêves, j'en aurais bâti des cathédrales  j'en aurais affronté des dragons, au lieu de me faire du souci en me disant que la foutue date de péremption arrivait!

La quarantaine n'est pas une fin, c'est le début de toutes les audaces, ce qui nous faisait peur devient le vent qui souffle dans nos voiles.

Une invitation au voyage, la fameuse clé d'or, l'aiguille de la boussole, la bouffée d'oxygène indispensable à une vie trop pleine de retenue...




jeudi 6 juin 2013

Soyons tous des mongolfières!

J'aimais la chanson de Gainsbourg qui disait "Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve". Ce n'est que bien plus tard pourtant que j'ai vraiment saisi de quoi il s'agissait.


Le monde est divisé en trois camps : ceux qui ont le bonheur à portée de main mais qui le fuient obstinément, de peur de le perdre, ceux qui poursuivent tout aussi obstinément un bonheur imaginaire en passant la plupart du temps à côté des chances que leur offre la vie, et enfin ceux, les moins nombreux peut-être, qui n'ont pas peur.

Ces rares téméraires qui risquent tout parce que quelque part, au fond de leur cœur  ils savent, ils sentent, que sans risque, on ne gagne rien, que sans investissement, il n'y a pas de gain, et qu'enfin il est plus facile de vivre avec les souvenirs des échecs de ce qu'on a tenté qu'avec les fantômes tenaces de ce qui aurait pu être si seulement on avait osé...

Pas facile tous les jours d'escalader la falaise, au risque de se fracasser sur les rochers, et puis, qui vous encourage lorsque vous mettez votre vie sans dessus dessous? (Remarquez au passage que cela permet également de faire le tri dans les soit-disant amis, ce qui n'est pas négligeable) .

Pourtant, si le bonheur a un prix, c'est bien celui-là, la vie m'a donné raison, même si la route est longue et sinueuse.

Rien n'est plus lourd que des illusions, des espoirs vains, c'est le lest qui vous retiendra au sol, si fermement que vous finirez par en étouffer...

Coupez la corde, même si vous vous blessez un peu au passage, au final, les cicatrices raconteront votre histoire, l'envol en vaut la peine.

mercredi 1 mai 2013

Une journée mouvementée!

A l'époque, comme je l'avais déjà expliqué, je cherchais un emploi. Je postulais donc à tous types de postes susceptibles de correspondre à mon expérience professionnelle et je collectionnais les missions en intérim entre temps.

Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.

Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.

Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.

Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.

Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!

Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!

Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...

La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.

Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.

Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.

Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.

Impossible de leur résister.

La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.

Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.  

jeudi 4 avril 2013

Je voudrais être une goutte d'eau...















Je voudrais être une goutte d'eau,

Non, pas un océan, pas un lac, même pas une rivière,
Juste une goutte d'eau, toute petite et pas fière,

Une goutte d'eau, c'est tout un monde pour la coccinelle après la pluie,
Et puis une goutte d'eau, chaque goutte d'eau a son importance,
Que serait la mer sans elle? Et qui creuserait à la rivière son lit?
Une goutte d'eau, c'est si peu, et pourtant tellement plein d’espérance...

Je voudrais être une goutte d'eau,

Je ne veux même pas être une mare, ni plus un étang,
Non, une têtue petite goutte d'eau emportée par le vent,

Une goutte d'eau qui tombe derrière ton col en passant
Farçeuse, juste pour te rappeler que tu es bien vivant,
La goutte d'eau qui fera renaître des envies de verdures, de prairies
Au sol desséché qui avait oublié combien il était riche de rêves et d'envies

Je voudrais être une goutte d'eau,

Même pas une tempête, pas plus une vague déchaînée,
Non, juste une petite goutte d'eau, discrète et entêtée,

Une goutte d'eau qui fait la différence et apaise l'assoiffé
Celle qui parfois par sa patience fait le vase déborder
Une goutte d'eau comme les autres, ni meilleure ni pire
Celle qui viendra te chatouiller le bout du nez quand tu ne sauras plus rire

Je voudrais être une goutte d'eau,

Jamais celle qui trouble ton regard pourtant
Et même si tu me chasses d'un coup de soleil trop violent
Je retrouverai le chemin jusqu'au creux de ta main
Si ce n'est en goutte d'eau, en flocon a l'hiver prochain,