Tu me pointes souvent du doigt, accusatrice, je suis la cause de tous tes maux, la méchante du conte de fées, aussi je me permets une légère mise au point afin de rendre ta réflexion plus limpide, voire même ta vie plus facile.
Je n'ai jamais voulu te "voler" "tes" filles...
On ne vole pas des êtres humains, "tes" filles ne sont pas des potiches dont tu peux disposer quand bon te semble et que tu peux remiser au placard lorsque tu es lasse de faire joujou.
"Tes" filles méritent du respect, de la patience, de l'amour à la pelle, mais pas des menaces, des cris et de la manipulation.
L'amour, c'est comme le respect, c'est fragile, précieux, et avant tout, ça se mérite.
Que fais-tu, dis moi, à part piétiner leur enfance?
Qu'as tu donc à leur offrir à part des reproches et de la culpabilité?
Crois-tu qu'elles n'ont pas déjà assez souffert que tu les vires de ta vie, comme ces salauds qui abandonnent leur chien sur les autoroutes au départ des vacances?
Réfléchis bien à mon rôle dans ce que je viens d'énumérer... Tu ne me trouves pas, n'est-ce pas?
Ne serait-ce pas tout simplement parce que je ne suis en rien responsable de tes échecs?
La vie t'a offert deux trésors, deux merveilles à aimer et à chérir, et toi, qu'en as-tu fait?
Etre mère, ce n'est pas guêter le facteur qui amène les allocs et arracher les cadeaux de fête des mère des mains de "tes" filles, c'est se lever la nuit quand elles sont malades ou qu'elles font un cauchemar, c'est être là pour elles quand elles ont besoin d'une oreille attentive.
C'est aussi partager les rires, sêcher les larmes, c'est rassurer, soigner, c'est guider, encourager, tenir une petite main pour affronter les coups durs de la vie, principalement ceux que tu leur offre sans compter.
Etre mère, c'est apprendre tout sauf ce que tu leur fait subir jour après jour, mois après mois, année après année...
Je ne te vole pas "tes" filles, tu te charges assez bien de les chasser toute seule, je me contente de ramasser tes "jouets" cassés, oui, tes jouets, parce qu'en tes actes, je ne vois qu'un joueur d'échec maladroit qui sacrifie ses pions dans l'espoir de...ah oui, tiens, dans l'espoir de quoi?
Une mère, puisque tu clames à qui veut l'entendre que tu en es une, ça n'espère qu'une chose : le bonheur de ses enfants.
Et toi? Tu cherches quoi?
Que germe-t'il donc dans ton esprit malade pour que tu portes à l'autel de la haine envers le monde entier ce que tu es sensée avoir de plus précieux?
Dis toi bien une chose, le temps joue aussi aux échecs, mais il est bien meilleur joueur que toi.
J'ai perdu il y a longtemps l'espoir de te voir comprendre un jour le mal que tu fais à celles que tu appelles "tes" filles.
Un jour, elles seront assez fortes pour faire le ménage dans leur vie et chasser les nuages qui empêchent le soleil d'y briller.
Ce jour-là, je ne ferai pas de fête, je ne suis pas de la même glaise que toi, je serai simplement soulagée, parce que je saurai que si elles sont assez fortes pour claquer la porte au nez de leur plus grand démon, elles pourront tout affronter dans la vie.
C'est ça, tu vois, une mère, c'est faire passer ses enfants avant soi-même, c'est leur offrir des ailes pour voler, et des racines assez solides pour tenir debout contre vents et marées.
Je ne suis pas responsable de tes échecs, personne ne l'est à part toi.
Il est bien triste de ne pas faire la différence entre une mère et une maman.
N'importe qui peut être mère, c'est juste une histoire de biologie, mais pour ce qui est d'être une maman, ma pauvre, tu perds ton temps.
Contrairement à toi qui veux toujours jouer le premier rôle, ma seule colère est le résultat de ma frustration de ne pouvoir mettre "tes" filles à l'abri de tes manigances.
Ta couardise me donne la nausée, tu aboies de loin et me menaces, mais tu me crains, je le sais.
Il serait facile pour moi de te mettre en pièces, mais je ne suis pas toi.
J'ai l'arme la plus terrible qui soit : le temps.
Il est impitoyable et sans répit, un jour tu apprendras ta leçon de la pire manière qui soit.
Bien sûr, tu ne seras pas coupable mais martyre, on connait la chanson, ne t'inquiète pas.
Je te laisse la haine, la rancœur, la bassesse, la petitesse, elles te vont si bien, je me contenterai de ce que tu n'as pas voulu : "tes" filles et le Papa fantastique qui veille sur elles.
Bien amicalement,
La "maman".
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vendredi 6 septembre 2013
vendredi 14 juin 2013
Ça va être ta fête!
Je te regarde du coin de l’œil, sur le canapé, près de moi, en train de plonger doucement dans ton sommeil, et je me demande combien de nuits je t'ai volé, petite, lorsque tu veillais sur moi...
On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille, mais qu'on choisit ses amis, pourtant, je sais que si j'avais la possibilité de tout recommencer, c'est toi que je choisirais.
Tu es à la fois mon amie, ma confidente, ma conseillère, mon premier public aussi, et même si souvent je "t'accuse" de manquer d'objectivité à mon égard, je sais que tu n'as pas peur de me dire ce que tu penses, même si tu sais que cela ne va pas me plaire.
Tu m'as beaucoup appris, tu m'apprends encore, et j'espère un jour transmettre tes trésors à mes enfants.
La vie n'a pas toujours été semée de roses pour toi, elle a été injuste et cruelle, et pourtant, tu n'es pas amère et continues à regarder l'avenir avec assez de douceur pour être mon modèle, mon inspiration au quotidien.
T'offrir un bouquet de fleur une fois par an à la fête des mères est trop commun pour toi, si extraordinaire, alors je préfère, après m'être tue trop longtemps, te dire à quel point tu comptes pour moi.
Quand j'aurai fini ce petit texte, je te dirai doucement "tu as vu?" en parlant de ton programme télé favori, et tu me répondras que non, "parce que tu as un peu mal aux yeux et que tu les as fermé un moment".... ça fait sans doute partie de ton "folklore", de ne "jamais t'endormir devant la télé".
Ça me fait rire, pas un rire méchant, mais un rire plein de tendresse quand je me dis que si tu ne veux pas avouer cette "petite faiblesse", c'est sans doute par souci de rester pour moi un modèle.
Tes faiblesses, je les connais, je les retrouve parfois dans mes gestes, et si parfois elles me titillent, sache qu'elles ne changent rien à ce que je ressens pour toi.
"Quand je serai grande" (oui, parce que pour une maman, on n'est jamais tout à fait autre chose que le bébé qu'elles ont vu naître), j'espère bien être une super-maman comme toi....
En ce jour banal pour d'autres et hors du commun pour moi, je te souhaite une bonne "non-fête des mères".
Tu es ma Maman sans relâche, sans vacances, sans jour férié, alors pourquoi devrais-je me contenter d'un petit jour tout simple pour te dire merci?
On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille, mais qu'on choisit ses amis, pourtant, je sais que si j'avais la possibilité de tout recommencer, c'est toi que je choisirais.
Tu es à la fois mon amie, ma confidente, ma conseillère, mon premier public aussi, et même si souvent je "t'accuse" de manquer d'objectivité à mon égard, je sais que tu n'as pas peur de me dire ce que tu penses, même si tu sais que cela ne va pas me plaire.
Tu m'as beaucoup appris, tu m'apprends encore, et j'espère un jour transmettre tes trésors à mes enfants.
La vie n'a pas toujours été semée de roses pour toi, elle a été injuste et cruelle, et pourtant, tu n'es pas amère et continues à regarder l'avenir avec assez de douceur pour être mon modèle, mon inspiration au quotidien.
T'offrir un bouquet de fleur une fois par an à la fête des mères est trop commun pour toi, si extraordinaire, alors je préfère, après m'être tue trop longtemps, te dire à quel point tu comptes pour moi.
Quand j'aurai fini ce petit texte, je te dirai doucement "tu as vu?" en parlant de ton programme télé favori, et tu me répondras que non, "parce que tu as un peu mal aux yeux et que tu les as fermé un moment".... ça fait sans doute partie de ton "folklore", de ne "jamais t'endormir devant la télé".
Ça me fait rire, pas un rire méchant, mais un rire plein de tendresse quand je me dis que si tu ne veux pas avouer cette "petite faiblesse", c'est sans doute par souci de rester pour moi un modèle.
Tes faiblesses, je les connais, je les retrouve parfois dans mes gestes, et si parfois elles me titillent, sache qu'elles ne changent rien à ce que je ressens pour toi.
"Quand je serai grande" (oui, parce que pour une maman, on n'est jamais tout à fait autre chose que le bébé qu'elles ont vu naître), j'espère bien être une super-maman comme toi....
En ce jour banal pour d'autres et hors du commun pour moi, je te souhaite une bonne "non-fête des mères".
Tu es ma Maman sans relâche, sans vacances, sans jour férié, alors pourquoi devrais-je me contenter d'un petit jour tout simple pour te dire merci?
lundi 6 mai 2013
"Minmin" .
Les vacances sont terminées et nous avons récupéré les filles après une semaine passée chez leur "mère".
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
jeudi 25 avril 2013
Et ils se marièrent, et eurent la garde des enfants...
Allez, j'ai un peu gâché le suspense dans le titre, mais j'aime les histoires qui finissent bien, même si la nôtre s'est jouée à un cheveu...enfin, pour être précise, à un mot.
Une fois le rapport rendu, tout début janvier 2012, nous avons dû attendre de longs mois avant qu'une nouvelle audience nous soit accordée.
Il faudra un jour que je revienne sur les détails des interventions de la "mère" des filles, c'est à la limite du comique, sincèrement, même aujourd'hui, j'ai peine à croire qu'on puisse tenir des propos aussi incohérents...
Un petit amuse-gueule toutefois : lors de l'audience, la Juge a demandé à mon mari, puis à la "mère" dans quelle mesure ils pensaient que les filles seraient mieux à leur domicile si la garde leur était accordée.
Mr.D. eut à répondre le premier et déclara qu'il ne se considérait pas comme le Papa par excellence, mais que les filles pouvaient compter sur une vie paisible et stable, avec des règles clairement établies, qu'elles ne manquaient ni de ce qui était matériel, ni d'affection à la maison, bref, ce qu'un parent "normal" peut offrir, doit offrir à ses enfants.
Puis la "mère" prit la parole (pas moyen de me débarrasser des guillemets, encore moins avec ce qui suit) : "Quand je suis partie, j'ai pris mes affaires, mais j'ai oublié une taie d'oreiller, eh bien mon ex ne veut pas me la rendre!" Hum rappelez-moi, nous sommes au Tribunal pour régler le problème de la garde des filles, ou pour savoir ce qu'est devenue la taie en question?
Pour l'anecdote, mon mari n'a rien gardé des "souvenirs" de sa vie passée : difficile de se coucher dans des draps où la femme qui partageait votre vie faisait des galipettes avec ses amants...alors la taie....pensez bien...
Ah oui, j'oubliais... suite à des problèmes informatiques, nous avons dû attendre l'édition du Jugement jusqu'au 26 avril 2012, soit près d'un an et demi après le dépôt de notre requête...nous connaissions déjà la décision du Juge, mais faute de document officiel, les filles sont restées bloquées chez leur "mère" jusqu'en avril!
Bien sûr, nous avons été menacés de représailles, à force, on s'habitue, et nous subissons depuis les sautes d'humeur de "Madame", mais globalement, on s'en fiche, les filles sont heureuses et nous aussi!
Une fois le rapport rendu, tout début janvier 2012, nous avons dû attendre de longs mois avant qu'une nouvelle audience nous soit accordée.
Il faudra un jour que je revienne sur les détails des interventions de la "mère" des filles, c'est à la limite du comique, sincèrement, même aujourd'hui, j'ai peine à croire qu'on puisse tenir des propos aussi incohérents...
Un petit amuse-gueule toutefois : lors de l'audience, la Juge a demandé à mon mari, puis à la "mère" dans quelle mesure ils pensaient que les filles seraient mieux à leur domicile si la garde leur était accordée.
Mr.D. eut à répondre le premier et déclara qu'il ne se considérait pas comme le Papa par excellence, mais que les filles pouvaient compter sur une vie paisible et stable, avec des règles clairement établies, qu'elles ne manquaient ni de ce qui était matériel, ni d'affection à la maison, bref, ce qu'un parent "normal" peut offrir, doit offrir à ses enfants.
Puis la "mère" prit la parole (pas moyen de me débarrasser des guillemets, encore moins avec ce qui suit) : "Quand je suis partie, j'ai pris mes affaires, mais j'ai oublié une taie d'oreiller, eh bien mon ex ne veut pas me la rendre!" Hum rappelez-moi, nous sommes au Tribunal pour régler le problème de la garde des filles, ou pour savoir ce qu'est devenue la taie en question?
Pour l'anecdote, mon mari n'a rien gardé des "souvenirs" de sa vie passée : difficile de se coucher dans des draps où la femme qui partageait votre vie faisait des galipettes avec ses amants...alors la taie....pensez bien...
Ah oui, j'oubliais... suite à des problèmes informatiques, nous avons dû attendre l'édition du Jugement jusqu'au 26 avril 2012, soit près d'un an et demi après le dépôt de notre requête...nous connaissions déjà la décision du Juge, mais faute de document officiel, les filles sont restées bloquées chez leur "mère" jusqu'en avril!
Bien sûr, nous avons été menacés de représailles, à force, on s'habitue, et nous subissons depuis les sautes d'humeur de "Madame", mais globalement, on s'en fiche, les filles sont heureuses et nous aussi!
mercredi 24 avril 2013
Banco!
Ce qui suit, bien qu'incroyable, est la stricte vérité, sans arrangement aucun de ma part. C'est ce qui figure noir sur blanc sur le rapport établi par l'enquêteur social...et ça dépasse de loin, de très, très loin, toute fiction...
La seconde visite était attendue sans stress, nous savions maintenant que nous avions affaire à un enquêteur totalement impartial qui se contentait d'énumérer des faits. Son expérience lui donnait sans doute le recul nécessaire, et son humanité ne lui permettait pas, je pense, d'oublier que la vie de deux petites filles étaient en jeu.
Il vint début décembre, et ce qui devait être une visite de routine prit une tout autre tournure quand il nous expliqua qu'il ne souhaitait pas attendre les quatre mois prévus par la Juge des Familles pour rendre son rapport.
Il nous expliqua, même si je l'avoue ses mots ont eu du mal à entrer dans mon cerveau tant ce qu'il décrivait était à la fois abominable et aberrant.
Outre le fait qu'il avait constaté que les filles vivaient dans une atmosphère viciée, sans éducation pourtant nécessaire à deux enfants de cet âge, sans soin, avec des repas aléatoires, une hygiène aussi rudimentaire qu'épisodique, il avait été ébahi de voir le "culte" dans lequel leur mère les maintenaient en ce qui concernait son compagnon :
"Papa est méchant, il ne nous laisse pas aller voir notre beau-père en prison". " On veut rester avec Maman et F. qui nous aime", etc...
Le plus extraordinaire fut d'apprendre que la mère avait finalement avoué à l'enquêteur (sans même qu'il eût à insister) que son compagnon était enfermé à tort en détention provisoire depuis près de deux ans à cause d'une "sale gamine" qui a profité d'un moment de faiblesse pour ensuite l'accuser de viol...
Nous apprîmes par la presse la vraie teneur des accusations qui étaient portées contre lui, lorsque le journal local retraça le procès : ce gentil "monsieur" avait violé sa nièce alors âgée de neuf ans deux années de suite...faits qu'il n'avait jamais nié, puisque pour lui c'est une chose normale.
Effectivement, tout à fait le genre de personne avec qui on souhaite vivre et avoir des enfants...ah oui, j'ai peut être oublié de le préciser : la "mère" des petites leur disait régulièrement que dès que son "homme" sortirait de prison, elles auraient très vite un petit frère ou une petite sœur...
Comment peut-on, en étant "mère" de deux fillettes, soutenir avec un homme coupable de tels faits? Je me le demande encore dans mes pires cauchemars.
Après avoir eu des entretiens avec les enseignants qui confirmèrent que les filles vivaient très mal leur séjour chez leur "mère", l'enquêteur décida qu'il était temps pour lui de rendre son rapport...
jeudi 18 avril 2013
Un père et passe...
Et voilà donc Mr.D. avec ses filles, seul, à assumer le quotidien du jour au lendemain, pendant que leur mère vivait sa nouvelle vie, insouciante.
C'est Mr. D. qui a relancé leur mère pensant que s'il ne faisait rien pour qu'elle reprenne contact avec les Minettes, ces dernières lui reprocheraient une fois adultes, de les avoir privées de "maman" (pardonnez-moi les guillemets, mais à mes yeux, être mère, ça signifie autre chose qu'avoir son nom sur un bulletin de naissance) .
C'est donc à contre cœur, et suite au jugement qui a été rendu partageant la garde des filles que leur mère s'est vue "contrainte" de s'occuper de ses filles, une semaine sur deux.
Ce ne fut pas de tout repos : entre son nouveau compagnon pris de boisson qui voulait tabasser Mr. D. lorsque celui-ci ramenait les filles chez leur mère et les épisodes où le couple refusait de les prendre après une semaine passée chez leur Papa, Mr. D. dût recourir à la justice sous forme d'une main courante...
Quelques mois plus tard, les filles apprirent à leur père que le compagnon de leur mère était mystérieusement absent depuis des semaines... "il est malade" fût la version officielle délivrée par la mère pendant près de trois mois, jusqu'à ce qu'elle admette finalement qu'il avait été emmené par la gendarmerie puis placé en détention provisoire pour des "sales ragots"...bien sûr, c'est bien connu, les prisons sont pleines d'innocents.
La vérité fût encore bien pire que tout ce que nous avions pu imaginer, mais nous ne la connûmes que deux ans plus tard, par les journaux...parce que la mère des petites, n'a jamais cru bon d'alerter Mr D.
Vous penserez sans doute que les filles ont eu un peu de répit lorsque leur mère s'est retrouvée sans son compagnon...vous vous trompez, ce qu'elles ont vécu dépasse l'entendement, et ce qu'a vécu leur père est le pire cauchemar qu'on puisse imaginer lorsqu'on aime ses enfants...
mercredi 17 avril 2013
Un père et manque...
Les faits qui suivent sont réels, hélas, ils relatent ce que notre petite famille a vécu pendant près de deux ans.
Deux ans qui pèsent très lourd, deux ans à subir l'état de délabrement avancé dans lequel se trouve le Droit des Familles en France.
Quand j'ai connu celui qui deviendrait mon mari, il a été honnête avec moi dès le départ : sa situation familiale était délicate.
Sa sincérité aurait pu me faire fuir, mais ce ne fut pas le cas, et je ne l'ai jamais regretté, même si la route a été longue et pénible jusqu'au bonheur que nous vivons maintenant.
Mr. D. est un Papa hors-pair. Non, non, l'amour ne rend pas forcément aveugle : je connais ses défauts et il connaît les miens par coeur.
Avec les enfants en général, et les Minettes en particulier, il est patient, à l'écoute, il sait les faire rire comme personne, il sait également être ferme et par dessus tout, il est conséquent, qualité hélas trop rare de nos jours.
Les deux princesses qui remplissent la maison de leurs éclats de rire ont de la chance d'avoir un Papa toujours présent, car la vie ne les a pas épargnées...
Je n'ai jamais compris qu'on puisse tourner le dos à ses enfants.
Je ne parle pas ici d'enfants adultes, de querelles de familles donnant lieu parfois à des éloignements, mais bel et bien des personnes qui du jour au lendemain jettent leurs enfants non parce que leur situation est devenue trop difficile, mais juste parce qu'ils représentent un poids inutile...un lest dont on se débarrasse pour être plus léger...
Je n'ai jamais compris que l'on puisse, du jour au lendemain, laisser derrière soi deux petites filles de trois et cinq ans, juste parce qu'on décide de refaire sa vie avec le voisin d'en face et que celui-ci ne veut pas de gosse sous son toit.
Je ne juge pas le fait qu'on puisse quitter son compagnon, les couples à l'heure actuelle ne durent pas forcément, mais quand on est mère, ou qu'au moins on se déclare comme telle, je ne comprends pas qu'on puisse agir de la sorte et ne même pas prendre de nouvelles de sa progéniture alors qu'on habite de l'autre côté de la route...
C'est pourtant ce qui est arrivé cet été là.
Et c'est à ce moment là aussi que l'histoire de mon mari et de sa bataille pour le bien de ses filles a commencé...
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