Tu me pointes souvent du doigt, accusatrice, je suis la cause de tous tes maux, la méchante du conte de fées, aussi je me permets une légère mise au point afin de rendre ta réflexion plus limpide, voire même ta vie plus facile.
Je n'ai jamais voulu te "voler" "tes" filles...
On ne vole pas des êtres humains, "tes" filles ne sont pas des potiches dont tu peux disposer quand bon te semble et que tu peux remiser au placard lorsque tu es lasse de faire joujou.
"Tes" filles méritent du respect, de la patience, de l'amour à la pelle, mais pas des menaces, des cris et de la manipulation.
L'amour, c'est comme le respect, c'est fragile, précieux, et avant tout, ça se mérite.
Que fais-tu, dis moi, à part piétiner leur enfance?
Qu'as tu donc à leur offrir à part des reproches et de la culpabilité?
Crois-tu qu'elles n'ont pas déjà assez souffert que tu les vires de ta vie, comme ces salauds qui abandonnent leur chien sur les autoroutes au départ des vacances?
Réfléchis bien à mon rôle dans ce que je viens d'énumérer... Tu ne me trouves pas, n'est-ce pas?
Ne serait-ce pas tout simplement parce que je ne suis en rien responsable de tes échecs?
La vie t'a offert deux trésors, deux merveilles à aimer et à chérir, et toi, qu'en as-tu fait?
Etre mère, ce n'est pas guêter le facteur qui amène les allocs et arracher les cadeaux de fête des mère des mains de "tes" filles, c'est se lever la nuit quand elles sont malades ou qu'elles font un cauchemar, c'est être là pour elles quand elles ont besoin d'une oreille attentive.
C'est aussi partager les rires, sêcher les larmes, c'est rassurer, soigner, c'est guider, encourager, tenir une petite main pour affronter les coups durs de la vie, principalement ceux que tu leur offre sans compter.
Etre mère, c'est apprendre tout sauf ce que tu leur fait subir jour après jour, mois après mois, année après année...
Je ne te vole pas "tes" filles, tu te charges assez bien de les chasser toute seule, je me contente de ramasser tes "jouets" cassés, oui, tes jouets, parce qu'en tes actes, je ne vois qu'un joueur d'échec maladroit qui sacrifie ses pions dans l'espoir de...ah oui, tiens, dans l'espoir de quoi?
Une mère, puisque tu clames à qui veut l'entendre que tu en es une, ça n'espère qu'une chose : le bonheur de ses enfants.
Et toi? Tu cherches quoi?
Que germe-t'il donc dans ton esprit malade pour que tu portes à l'autel de la haine envers le monde entier ce que tu es sensée avoir de plus précieux?
Dis toi bien une chose, le temps joue aussi aux échecs, mais il est bien meilleur joueur que toi.
J'ai perdu il y a longtemps l'espoir de te voir comprendre un jour le mal que tu fais à celles que tu appelles "tes" filles.
Un jour, elles seront assez fortes pour faire le ménage dans leur vie et chasser les nuages qui empêchent le soleil d'y briller.
Ce jour-là, je ne ferai pas de fête, je ne suis pas de la même glaise que toi, je serai simplement soulagée, parce que je saurai que si elles sont assez fortes pour claquer la porte au nez de leur plus grand démon, elles pourront tout affronter dans la vie.
C'est ça, tu vois, une mère, c'est faire passer ses enfants avant soi-même, c'est leur offrir des ailes pour voler, et des racines assez solides pour tenir debout contre vents et marées.
Je ne suis pas responsable de tes échecs, personne ne l'est à part toi.
Il est bien triste de ne pas faire la différence entre une mère et une maman.
N'importe qui peut être mère, c'est juste une histoire de biologie, mais pour ce qui est d'être une maman, ma pauvre, tu perds ton temps.
Contrairement à toi qui veux toujours jouer le premier rôle, ma seule colère est le résultat de ma frustration de ne pouvoir mettre "tes" filles à l'abri de tes manigances.
Ta couardise me donne la nausée, tu aboies de loin et me menaces, mais tu me crains, je le sais.
Il serait facile pour moi de te mettre en pièces, mais je ne suis pas toi.
J'ai l'arme la plus terrible qui soit : le temps.
Il est impitoyable et sans répit, un jour tu apprendras ta leçon de la pire manière qui soit.
Bien sûr, tu ne seras pas coupable mais martyre, on connait la chanson, ne t'inquiète pas.
Je te laisse la haine, la rancœur, la bassesse, la petitesse, elles te vont si bien, je me contenterai de ce que tu n'as pas voulu : "tes" filles et le Papa fantastique qui veille sur elles.
Bien amicalement,
La "maman".
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vendredi 6 septembre 2013
lundi 17 juin 2013
La dernière pièce du puzzle.
Toi aussi tu le ressens ce pincement indéfinissable au cœur cette espèce de mal du pays alors que tu n'as envie d'aller nulle part?
A mon âge, on se fait forcément une raison, mais toi, bout de chou, toi qui n'a rien demandé mais qui doit chaque année faire une babiole, un collier de nouilles, une sculpture en terre glaise peinte à la gouache, un cendrier, une broderie, que sais-je?
Toi qu'on pousse sûrement, à coups de mots tendres, à faire "un cadeau pour maman", puis quelques semaines plus tard "un cadeau pour papa", pour faire comme tes petits camarades de classe, comme tu dois les détester ces deux jours là...
Et les anniversaires, les Noëls, les jours sans occasions aussi, le visage souriant qui t'attend à la sortie de l'école, combien de fois l'as-tu cherché vainement dans la foule?
Et quand tu es malade, que tu as peur la nuit? Qui appelles-tu de ta petite voix?
A qui les poses-tu tes questions d'enfant?
Si seulement je pouvais te dire que ta vie ne sera pas toujours comme ça, qu'un jour, nos chemins se croiseront, qu'un jour, tu trouveras ta place, tu viendras compléter à la perfection l'image d'une belle famille, comme une pièce d'un puzzle sans qui rien n'est parfait, rien n'est achevé...
Si seulement je pouvais sécher tes larmes et tenir ta petite main pour te dire, bien au-delà des mots, qu'il faut oser rêver, que sans les rêves, rien ne se passe, rien ne bouge en ce monde.
Rêve de moi comme je rêve de toi, attends ton papa comme il t'attend, ça prendra le temps que ça prendra, mais on se retrouvera, oui, on se retrouvera, parce qu'un jour, j'ai lu qu'on ne rencontrait pas les gens qu'on aime, mais qu'on les reconnaissait.
A mon âge, on se fait forcément une raison, mais toi, bout de chou, toi qui n'a rien demandé mais qui doit chaque année faire une babiole, un collier de nouilles, une sculpture en terre glaise peinte à la gouache, un cendrier, une broderie, que sais-je?
Toi qu'on pousse sûrement, à coups de mots tendres, à faire "un cadeau pour maman", puis quelques semaines plus tard "un cadeau pour papa", pour faire comme tes petits camarades de classe, comme tu dois les détester ces deux jours là...
Et les anniversaires, les Noëls, les jours sans occasions aussi, le visage souriant qui t'attend à la sortie de l'école, combien de fois l'as-tu cherché vainement dans la foule?
Et quand tu es malade, que tu as peur la nuit? Qui appelles-tu de ta petite voix?
A qui les poses-tu tes questions d'enfant?
Si seulement je pouvais te dire que ta vie ne sera pas toujours comme ça, qu'un jour, nos chemins se croiseront, qu'un jour, tu trouveras ta place, tu viendras compléter à la perfection l'image d'une belle famille, comme une pièce d'un puzzle sans qui rien n'est parfait, rien n'est achevé...
Si seulement je pouvais sécher tes larmes et tenir ta petite main pour te dire, bien au-delà des mots, qu'il faut oser rêver, que sans les rêves, rien ne se passe, rien ne bouge en ce monde.
Rêve de moi comme je rêve de toi, attends ton papa comme il t'attend, ça prendra le temps que ça prendra, mais on se retrouvera, oui, on se retrouvera, parce qu'un jour, j'ai lu qu'on ne rencontrait pas les gens qu'on aime, mais qu'on les reconnaissait.
vendredi 14 juin 2013
Ça va être ta fête!
Je te regarde du coin de l’œil, sur le canapé, près de moi, en train de plonger doucement dans ton sommeil, et je me demande combien de nuits je t'ai volé, petite, lorsque tu veillais sur moi...
On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille, mais qu'on choisit ses amis, pourtant, je sais que si j'avais la possibilité de tout recommencer, c'est toi que je choisirais.
Tu es à la fois mon amie, ma confidente, ma conseillère, mon premier public aussi, et même si souvent je "t'accuse" de manquer d'objectivité à mon égard, je sais que tu n'as pas peur de me dire ce que tu penses, même si tu sais que cela ne va pas me plaire.
Tu m'as beaucoup appris, tu m'apprends encore, et j'espère un jour transmettre tes trésors à mes enfants.
La vie n'a pas toujours été semée de roses pour toi, elle a été injuste et cruelle, et pourtant, tu n'es pas amère et continues à regarder l'avenir avec assez de douceur pour être mon modèle, mon inspiration au quotidien.
T'offrir un bouquet de fleur une fois par an à la fête des mères est trop commun pour toi, si extraordinaire, alors je préfère, après m'être tue trop longtemps, te dire à quel point tu comptes pour moi.
Quand j'aurai fini ce petit texte, je te dirai doucement "tu as vu?" en parlant de ton programme télé favori, et tu me répondras que non, "parce que tu as un peu mal aux yeux et que tu les as fermé un moment".... ça fait sans doute partie de ton "folklore", de ne "jamais t'endormir devant la télé".
Ça me fait rire, pas un rire méchant, mais un rire plein de tendresse quand je me dis que si tu ne veux pas avouer cette "petite faiblesse", c'est sans doute par souci de rester pour moi un modèle.
Tes faiblesses, je les connais, je les retrouve parfois dans mes gestes, et si parfois elles me titillent, sache qu'elles ne changent rien à ce que je ressens pour toi.
"Quand je serai grande" (oui, parce que pour une maman, on n'est jamais tout à fait autre chose que le bébé qu'elles ont vu naître), j'espère bien être une super-maman comme toi....
En ce jour banal pour d'autres et hors du commun pour moi, je te souhaite une bonne "non-fête des mères".
Tu es ma Maman sans relâche, sans vacances, sans jour férié, alors pourquoi devrais-je me contenter d'un petit jour tout simple pour te dire merci?
On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille, mais qu'on choisit ses amis, pourtant, je sais que si j'avais la possibilité de tout recommencer, c'est toi que je choisirais.
Tu es à la fois mon amie, ma confidente, ma conseillère, mon premier public aussi, et même si souvent je "t'accuse" de manquer d'objectivité à mon égard, je sais que tu n'as pas peur de me dire ce que tu penses, même si tu sais que cela ne va pas me plaire.
Tu m'as beaucoup appris, tu m'apprends encore, et j'espère un jour transmettre tes trésors à mes enfants.
La vie n'a pas toujours été semée de roses pour toi, elle a été injuste et cruelle, et pourtant, tu n'es pas amère et continues à regarder l'avenir avec assez de douceur pour être mon modèle, mon inspiration au quotidien.
T'offrir un bouquet de fleur une fois par an à la fête des mères est trop commun pour toi, si extraordinaire, alors je préfère, après m'être tue trop longtemps, te dire à quel point tu comptes pour moi.
Quand j'aurai fini ce petit texte, je te dirai doucement "tu as vu?" en parlant de ton programme télé favori, et tu me répondras que non, "parce que tu as un peu mal aux yeux et que tu les as fermé un moment".... ça fait sans doute partie de ton "folklore", de ne "jamais t'endormir devant la télé".
Ça me fait rire, pas un rire méchant, mais un rire plein de tendresse quand je me dis que si tu ne veux pas avouer cette "petite faiblesse", c'est sans doute par souci de rester pour moi un modèle.
Tes faiblesses, je les connais, je les retrouve parfois dans mes gestes, et si parfois elles me titillent, sache qu'elles ne changent rien à ce que je ressens pour toi.
"Quand je serai grande" (oui, parce que pour une maman, on n'est jamais tout à fait autre chose que le bébé qu'elles ont vu naître), j'espère bien être une super-maman comme toi....
En ce jour banal pour d'autres et hors du commun pour moi, je te souhaite une bonne "non-fête des mères".
Tu es ma Maman sans relâche, sans vacances, sans jour férié, alors pourquoi devrais-je me contenter d'un petit jour tout simple pour te dire merci?
lundi 6 mai 2013
"Minmin" .
Les vacances sont terminées et nous avons récupéré les filles après une semaine passée chez leur "mère".
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
jeudi 11 avril 2013
Pépette...
Il est temps que je vous parle des deux petites fées qui illuminent ma vie...L'aînée, d'abord, neuf ans presque dix, championne de mathématiques, elle est aussi imbattable lorsqu'il s'agit d'inventer des mots (il faudra que je partage avec vous les perles de ces demoiselles...) .
Elle nous fait beaucoup rire, parfois involontairement, et nous fait fondre à coup sûr lorsqu'elle plisse son petit nez en souriant.
C'est l’hypocondriaque de la famille, et j'avoue que son père et moi adorons la taquiner gentiment à chaque fois qu'elle se trouve à la limite de l'amputation suite à une piqûre de moustique!
Elle voue une réelle passion au monde aquatique en général et aux dauphins plus particulièrement.
J'adore l'observer du coin de l’œil sans qu'elle le sache... c'est une sacré petite bonne femme, même si la vie n'a pas toujours été tendre avec elle.
Toujours prête à rendre service, le cœur sur la main, celui qui décrochera son cœur plus tard sera un sacré veinard, et en prime, impossible de s'ennuyer une minute en sa compagnie.
Elle est comme le lapin d'Alice au pays des Merveilles : toujours pressée, elle a tant de choses à faire, tant de choses à dire!
Sous ses airs de fanfaron se cache une petite fille toute timide, et un énorme besoin de tendresse.
L'assurance qu'elle gagne chaque jour fait de moi la plus heureuse des femmes, mon cœur déborde de joie car j'ai le privilège de lui tenir la main sur le chemin de la vie.
Ma Pépette, si tu lis ces mots un jour, sache que si je ne t'ai pas portée pendant neuf mois, je te porte chaque jour au creux de mon petit cœur.
samedi 30 mars 2013
Deux...plus une...
Ah ça, je dois dire que lors de la visite prénatale où j'avais
accompagné ma mère en cette année 1977, j'avais eu la surprise de ma
vie...
Imaginez-vous un peu: d'abord on vous dit et vous répète qu'il n'y a aucune chance, que le petit frère ou la petite sœur, ce n'est pas pour vous, puis du jour au lendemain, on vous dit que finalement, si, vous allez l'avoir ce bout de chou que vous adorez déjà...et puis il y a cette fameuse échographie (le mot me faisait un peu peur, mais on m'a expliqué que c'était un peu comme un appareil photo qui permettait de voir a l'intérieur des gens et finalement, l'idée m'avait enchantée) ou le médecin vous annonce de but en blanc:
"vous savez, il y en a au moins deux...mais a mon avis, c'est tout a fait possible qu'un petit troisième se cache derrière.."
Dire qu'une bombe atomique m'était tombée dessus serait minimiser l'effet de cette phrase...j'étais tout bonnement aux anges: non seulement j'allais avoir un petit frère ou une petite sœur, mais en plus il y avait un "invite surprise"...je ne me rappelle plus du chemin du retour...j'étais sur mon petit nuage rose...ou bleu, puisque je ne savais pas si ce seraient des filles ou des garçons, mais une chose était sure: j'allais être promue au rang de grande sœur et je prenais ça TRÈS au sérieux.
La grossesse ne fut pas des plus gaies, vu que pendant les deux derniers mois, ma mère fut contrainte de rester a l'hôpital et que de ce fait, je suis restée chez mes grands parents.
La, c'était un peu un autre monde qui m'attendait: je ne savais rien, ma grand-mère étant tout a fait hermétique au fait que j'étais une petite personne avec son caractère et son raisonnement : pour elle, il y avait les "affaires de grandes personnes" sur lesquelles je n'avais aucun droit de regard un point c'est tout.
Les deux derniers mois furent donc plutôt pénibles, puisque je ne savais pas trop ce qui se passait...même lors des visites a l'hôpital, impossible de savoir quoi que ce soit.
Et puis il y eu le 14 décembre...un jour comme les autres, du moins c'est ce que je pensais: j'avais bien remarque toutes les conversations à voix basse et les regards bizarres dans ma direction, mais avec la période des fêtes qui approchait, je ne voyais la que des cachotteries liées aux cadeaux...je crois que c'était mon dernier vrai moment de naïveté.
La chute fut dure...très dure. Ma grand mère m'annonça sans ménagement que ça y était, que j'étais grande sœur. Ma première réaction fut de demander si c'étaient des filles ou des garçons, elle me répondit seulement que les médecins s'étaient trompés et qu'il n'y avait qu'un petit garçon.
J'étais déçue, bien sur, mais je me disais qu'après tout, c'est ce qui était prévu au départ et que le médecin avait pu se tromper.
Le temps me parut alors long...incroyablement long...j'attendais...je comptais les jours, je posais des questions, mais on me répondait seulement que ma mère reviendrait bientôt, mais qu'après une opération, on restait toujours un certain temps a l'hôpital.
Et puis un jour, on me dit que ça y était, maman sortait...maman oui, mais c'était quand même curieux que personne ne parle de mon petit frère...j'étais donc la seule a l'attendre?...
a suivre...
Imaginez-vous un peu: d'abord on vous dit et vous répète qu'il n'y a aucune chance, que le petit frère ou la petite sœur, ce n'est pas pour vous, puis du jour au lendemain, on vous dit que finalement, si, vous allez l'avoir ce bout de chou que vous adorez déjà...et puis il y a cette fameuse échographie (le mot me faisait un peu peur, mais on m'a expliqué que c'était un peu comme un appareil photo qui permettait de voir a l'intérieur des gens et finalement, l'idée m'avait enchantée) ou le médecin vous annonce de but en blanc:
"vous savez, il y en a au moins deux...mais a mon avis, c'est tout a fait possible qu'un petit troisième se cache derrière.."
Dire qu'une bombe atomique m'était tombée dessus serait minimiser l'effet de cette phrase...j'étais tout bonnement aux anges: non seulement j'allais avoir un petit frère ou une petite sœur, mais en plus il y avait un "invite surprise"...je ne me rappelle plus du chemin du retour...j'étais sur mon petit nuage rose...ou bleu, puisque je ne savais pas si ce seraient des filles ou des garçons, mais une chose était sure: j'allais être promue au rang de grande sœur et je prenais ça TRÈS au sérieux.
La grossesse ne fut pas des plus gaies, vu que pendant les deux derniers mois, ma mère fut contrainte de rester a l'hôpital et que de ce fait, je suis restée chez mes grands parents.
La, c'était un peu un autre monde qui m'attendait: je ne savais rien, ma grand-mère étant tout a fait hermétique au fait que j'étais une petite personne avec son caractère et son raisonnement : pour elle, il y avait les "affaires de grandes personnes" sur lesquelles je n'avais aucun droit de regard un point c'est tout.
Les deux derniers mois furent donc plutôt pénibles, puisque je ne savais pas trop ce qui se passait...même lors des visites a l'hôpital, impossible de savoir quoi que ce soit.
Et puis il y eu le 14 décembre...un jour comme les autres, du moins c'est ce que je pensais: j'avais bien remarque toutes les conversations à voix basse et les regards bizarres dans ma direction, mais avec la période des fêtes qui approchait, je ne voyais la que des cachotteries liées aux cadeaux...je crois que c'était mon dernier vrai moment de naïveté.
La chute fut dure...très dure. Ma grand mère m'annonça sans ménagement que ça y était, que j'étais grande sœur. Ma première réaction fut de demander si c'étaient des filles ou des garçons, elle me répondit seulement que les médecins s'étaient trompés et qu'il n'y avait qu'un petit garçon.
J'étais déçue, bien sur, mais je me disais qu'après tout, c'est ce qui était prévu au départ et que le médecin avait pu se tromper.
Le temps me parut alors long...incroyablement long...j'attendais...je comptais les jours, je posais des questions, mais on me répondait seulement que ma mère reviendrait bientôt, mais qu'après une opération, on restait toujours un certain temps a l'hôpital.
Et puis un jour, on me dit que ça y était, maman sortait...maman oui, mais c'était quand même curieux que personne ne parle de mon petit frère...j'étais donc la seule a l'attendre?...
a suivre...
vendredi 29 mars 2013
Une... Seule...
Au départ, les choses sont plutôt claires, pourtant: quand vous
entrez en maternelle et que vous voyez vos copains et copines annoncer
les uns après les autres qu'ils vont avoir un petit frère ou une petite sœur, vous commencez a vous poser des questions...Bon, il faut être honnête: jusqu’à présent, vous n'aviez pas remarque que vous étiez fille unique, que vous étiez toujours entourée d'adultes. Ça ne vous gênait pas du tout...et puis, il faut bien l'avouer, on vous traitait a peu près comme telle, on ne vous parlait pas avec cet air gâteux que les adultes prennent la plupart du temps devant les enfants. Il faut dire que vous êtes plutôt en avance sur les enfants de votre âge...ce qui n'a pas que des bons côtés, puisque quand vous êtes un peu trop mure pour vos cinq ans, vous avez la fâcheuse tendance a comprendre un peu trop de choses autour de vous...mais bon, ça ne vous parait pas être une chose bizarre, puisque vous n'avez pas de point de repère.
A chaque fois que vous abordez le sujet de la petite sœur ou du petit frère (non non, pas dans les choux ou les roses, merci, je savais déjà qu'il fallait un papa et une maman et que c’était la maman qui portait le bébé pendant neuf mois avant que le docteur ne le fasse sortir par je ne sais quel procédé) on vous explique gentiment que quand vous êtes née, les docteurs ont dit que c’était "cassé" et que vous seriez enfant unique...A force, on se fait une raison.
Et puis un jour, on vous dit que finalement, les médecins se sont trompés, puisque vous allez avoir un petit frère ou une petite sœur....
à suivre....
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