Les vacances sont terminées et nous avons récupéré les filles après une semaine passée chez leur "mère".
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
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lundi 6 mai 2013
mardi 9 avril 2013
Mal de mère.
J'ai caressé un rêve, du bout des doigts
Un bonheur aussi grand qu'éphémère
Je n'ai jamais tant voulu te connaître, toi
Le petit être qui allait faire de moi une mère
J'ai savouré chaque instant, chaque jour,
Je faisais de jolis rêves avec Papa,
Tu étais attendu, voulu, pétri d'amour,
Et un jour j'appris que tu ne serais jamais là...
Il m'en aura fallu du temps, pour te dire au revoir,
Ma peine, elle, est restée, elle m'accompagne à chaque instant,
Nous t'avions tant attendu, la vie sans toi semblait si dérisoire...
Et puis un jour, à nouveau ce fut l'espoir,
Une joie mêlée à une pointe de tristesse, et un rêve qui renaît
Sans jamais te remplacer, nous avons recommencé à aimer
Nous avons fait une place dans notre cœur blessé,
Et nous avons ouvert nos bras à un nouveau bébé
Triste sort que le mien de ne pouvoir vous connaître
Moi qui aurait tout donné pour vous voir naître
Je dois me contenter de mes rêves brisés
Et mon coeur n'a de cesse que de me remémorer
Ces instants si précieux où je vous attendais
Cette attente ne m'a laissé qu'une blessure amère
A trop vous avoir aimés, à trop vous avoir rêvés
Il ne me reste à présent rien d'autre qu'un mal de mère...
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