Toi aussi tu le ressens ce pincement indéfinissable au cœur cette espèce de mal du pays alors que tu n'as envie d'aller nulle part?
A mon âge, on se fait forcément une raison, mais toi, bout de chou, toi qui n'a rien demandé mais qui doit chaque année faire une babiole, un collier de nouilles, une sculpture en terre glaise peinte à la gouache, un cendrier, une broderie, que sais-je?
Toi qu'on pousse sûrement, à coups de mots tendres, à faire "un cadeau pour maman", puis quelques semaines plus tard "un cadeau pour papa", pour faire comme tes petits camarades de classe, comme tu dois les détester ces deux jours là...
Et les anniversaires, les Noëls, les jours sans occasions aussi, le visage souriant qui t'attend à la sortie de l'école, combien de fois l'as-tu cherché vainement dans la foule?
Et quand tu es malade, que tu as peur la nuit? Qui appelles-tu de ta petite voix?
A qui les poses-tu tes questions d'enfant?
Si seulement je pouvais te dire que ta vie ne sera pas toujours comme ça, qu'un jour, nos chemins se croiseront, qu'un jour, tu trouveras ta place, tu viendras compléter à la perfection l'image d'une belle famille, comme une pièce d'un puzzle sans qui rien n'est parfait, rien n'est achevé...
Si seulement je pouvais sécher tes larmes et tenir ta petite main pour te dire, bien au-delà des mots, qu'il faut oser rêver, que sans les rêves, rien ne se passe, rien ne bouge en ce monde.
Rêve de moi comme je rêve de toi, attends ton papa comme il t'attend, ça prendra le temps que ça prendra, mais on se retrouvera, oui, on se retrouvera, parce qu'un jour, j'ai lu qu'on ne rencontrait pas les gens qu'on aime, mais qu'on les reconnaissait.
Affichage des articles dont le libellé est parents. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est parents. Afficher tous les articles
lundi 17 juin 2013
dimanche 14 avril 2013
De choux et de roses...
On ne se connaît pas, et pourtant je t'attends.
Je ne veux pas de toi "faute de mieux", ni "en remplacement", je te veux simplement parce que tu m'appelles.
Oh, je ne t'entends pas, mais je crois sincèrement que tu es l'autre pièce du puzzle, celle qui vient compléter parfaitement la famille que nous formons déjà.
Aujourd'hui, le soleil brillait d'une autre façon pour moi, il n'avait pas cet éclat des premiers jours de printemps, parce que tu n'étais pas là.
Je me demande à quoi tu penses en ce moment même, si tu penses à moi comme je pense à toi.
On dit que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses...pour Papa et moi, tu es né dans notre cœur.
Je sais qu'il nous faudra attendre bien plus que les neufs mois habituels pour faire ta connaissance, mais je sais aussi que nous ne perdrons aucune minute de ce temps.
Nous te préparerons un petit monde bien à toi, une place au soleil après le long hiver que tu as connu.
Je ne connais pas ton histoire, tu ne connais pas la mienne, mais nous aurons tout le temps de nous apprivoiser.
Et puis, tu verras, tu as déjà deux sœurs qui vont te faire craquer : la grande est une vraie petite mère, et la petite comprendra tes silences...
Tu vois, on a déjà plein de choses à partager : tes peines ne pèseront pas plus qu'une plume, parce qu'on sera tous là pour les porter, quant à tes bonheurs, fais-moi confiance, on en a plein à inventer...
On ne te connaît pas, et pourtant, on t'attend...
Je ne veux pas de toi "faute de mieux", ni "en remplacement", je te veux simplement parce que tu m'appelles.
Oh, je ne t'entends pas, mais je crois sincèrement que tu es l'autre pièce du puzzle, celle qui vient compléter parfaitement la famille que nous formons déjà.
Aujourd'hui, le soleil brillait d'une autre façon pour moi, il n'avait pas cet éclat des premiers jours de printemps, parce que tu n'étais pas là.
Je me demande à quoi tu penses en ce moment même, si tu penses à moi comme je pense à toi.
On dit que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses...pour Papa et moi, tu es né dans notre cœur.
Je sais qu'il nous faudra attendre bien plus que les neufs mois habituels pour faire ta connaissance, mais je sais aussi que nous ne perdrons aucune minute de ce temps.
Nous te préparerons un petit monde bien à toi, une place au soleil après le long hiver que tu as connu.
Je ne connais pas ton histoire, tu ne connais pas la mienne, mais nous aurons tout le temps de nous apprivoiser.
Et puis, tu verras, tu as déjà deux sœurs qui vont te faire craquer : la grande est une vraie petite mère, et la petite comprendra tes silences...
Tu vois, on a déjà plein de choses à partager : tes peines ne pèseront pas plus qu'une plume, parce qu'on sera tous là pour les porter, quant à tes bonheurs, fais-moi confiance, on en a plein à inventer...
On ne te connaît pas, et pourtant, on t'attend...
Inscription à :
Articles (Atom)

