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mercredi 28 août 2013

Attention fragile!

Avez-vous déjà reçu un objet en verre précieux?

Une petite chose brillante et fragile qu'on pose dans le creux de votre main, timidement, en espérant que vous en prendrez soin.

Sans doute, oui, quel que soit le cadeau qu'on vous a fait.

Je suis prête à parier que vous en avez pris un soin extrême de cette petite offrande.

Vous l'avez peut-être mise dans un écrin, dans une vitrine, à l'abri du chat espiègle, des petites mains des enfants, à l'abri des coups de vent, des chocs.

Le fait est que ce serait dommage de casser quelque chose d'aussi beau, d'aussi précieux.

Pourtant, le verre, le cristal, ça se remplace...on ne peut pas le recoller une fois brisé, certes, mais je vous assure, ça se remplace.

Ce qui m'interpelle, c'est que nous avons tous le même réflexe lorsque nous sommes en présence d'un vulgaire objet fragile.

Mais qu'en est-il des choses impalpables?

Qu'en est-il de l'irremplaçable, de ce qui n'a pas de prix?

Le soin est-il le même lorsqu'on vous confie des sentiments, de la confiance?

Mettrez-vous le coeur qui s'offre à vous dans un joli écrin garni de satin douillet? 

Garderez-vous les sentiments qu'on vous offre avec la même attention, la même douceur que vous accorderiez à un vase de cristal acheté au magasin du coin?

Je ne sais pas. J'ai sans doute moi aussi blessé par inattention, parce que je ne mesurais pas à leur juste valeur des gestes bienveillants qui m'étaient adressés.

Cependant, chaque jour, je fais un petit pas dans la même direction, j'essaie de ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu'on me fasse.

C'est tout simple et peut être naïf, pas toujours facile (oui, quelque chose peut être simple sans nécessairement être facile, il faudra qu'on en parle un jour), mais j'essaie.

L'important, c'est d'apprendre de ses erreur, de ne pas blesser ceux qui nous aiment, et au contraire de ne plus se soucier de ceux qui ne jouent pas fair-play.

A trop perdre de temps avec les personnes qui prennent sans compter, on finit pas disparaître comme une peau de chagrin.

Reprenez le temps, l'attention que vous accordez aux gens sans valeur, d'autres, fidèles et justes, méritent le meilleur de vous.

Le bonheur ne vaut que s'il est partagé...avec les bonnes personnes, apprenez le tri sélectif, votre vie sera plus belle, plus respirable, vous pourrez alors donner sans compter aux personnes qui le méritent.

Et si vous n'êtes entouré(e) actuellement que de vautours, eh bien jouez à l'épouvantail, il faut faire place nette avant de vous faire de vrais amis, voire de trouver la personne qui partagera votre vie...

Les gens biens, ça se mérite, et ça vaut bien un petit effort de votre part.

dimanche 25 août 2013

Le temps des cerises.

Je réfléchissais hier soir à ce qui fait qu'une relation est solide ou pas, ce qui fait qu'on sait avec certitude qu'on a fait le bon choix.

M'est venu à l'esprit un panier rempli de fruit.

Lorsque vous voulez savourer le goût du fruit dans toute sa profondeur, vous délecter de toutes les saveurs cachées sous la douce peau d'une pêche, ou vous rafraîchir en croquant dans une pomme bien juteuse, il vous faut d'abord vous plier aux lois de la nature...

Il y a des choses dans la vie, contre lesquelles on ne peut lutter.

La nature, comme la vie, impose la patience.

S'il existe une vertu magique, c'est bien celle-là.

Abandonnez-vous à elle, vous ouvrirez toutes les portes, pressez-vous et vous n'obtiendrez rien des trésors de la vie.

On peut être pressé de croquer un fruit, une jolie cerise bien rouge et joufflue, mais si on n'attend pas le bon moment, son goût sera amer, il vous brûlera les papilles et vous n'oserez plus y regoûter avant longtemps...

En amour, c'est la même chose : la soif de sentiments peut être si forte qu'on voudra cueillir les fruits prometteurs trop tôt, alors qu'ils ne sont encore qu'un ébauche de ce qu'on aurait pu avoir au creux de la main en attendant encore un peu.

Il en faut, des saisons, de la patience, de l'attention, avant d'obtenir enfin ce que l'on cherche dans le verger de la vie.

Tant d'arbres, tant de fruits différents, et pourtant celui qu'on cherche ne ressemble à aucun autre.

Lorsque vous le trouvez, vous avez l'impression qu'une main invisible l'a façonné avec amour rien que pour vous, rien que pour apaiser votre faim et votre soif.

Son goût ne ressemble à aucun autre, et là encore, c'est la patience qui vous permet de vous délecter de votre trésor...

Ne vous pressez pas, lorsque vous vous promenez dans le verger, prenez tout votre temps, réfléchissez, écoutez votre voix intérieure et recherchez ce dont vous avez besoin, ce qui apaisera votre faim, plutôt que le premier fruit venu.

Et souvenez-vous que parfois, à la pomme trop brillante et accessible, il est plus doux de céder à la modeste griotte, cachée parmi les feuilles...

mercredi 21 août 2013

Vous me reconnaissez?

Je me donne parfois un peu trop facilement...

J'ai l'air un peu timide, je l'admets, mais quand on me caresse dans le sens du poil, je me laisse faire, je baisse la garde et je m'offre sans compter.

Violée, je l'ai déjà été, de nombreuses fois, souvent par des personnes que je pensais connaître.

Cent fois on se promet de rester sur ses gardes, mais voilà, la naïveté, l'innocence, font qu'on m'accorde parfois à la légère.

Je suis le cadeau qu'on donne timidement après les grosses blessures, lorsqu'on se dit qu'on ne se fera plus avoir, celui qu'on donne sans limite à ceux qui le méritent.

Oui, mais qui me mérite, qui mérite ce cadeau si précieux que je suis?

Les beaux parleurs savent m'arracher, les timides me gagnent patiemment, les premiers me piétinent à la première occasion, les seconds me chérissent comme le plus précieux des trésors.

Je suis l'objet de toutes les convoitises, les manipulateurs me regardent en salivant, sachant le pouvoir que je confère.

Aux grandes gueules pourtant, je préfère le charme douillet d'un cœur pur et discret.

Vous me croiserez souvent, dans votre vie, peut-être me reconnaîtrez-vous, peut-être prendrez-vous soin de moi?

Peut-être me déposera-t'on au creux de vos mains, comme une pierre précieuse que l'on devine, avant qu'elle ne soit taillée et resplendissante.

Prenez soin de moi comme on prend soin d'une jeune pousse, occupez-vous de moi, délicatement, patiemment, sans attendre rien d'autre en retour que ma beauté lorsque vous récolterez le fruit de votre travail.

Prenez soin de moi comme vous voudriez que l'on prenne soin de votre bien le plus précieux, parce que c'est ce que je suis...

Rappelez-vous qu'une fois brisée, personne n'a encore trouvé la colle qui saurait me réparer... je porterai encore le nom de Confiance, mais je n'en serai plus qu'une ombre...


vendredi 12 juillet 2013

Ce que savent les anges...
















J'en ai connu des jours gris,

Des jours et des nuits, le nez collé au carreau
Attendant que la roue tourne, que s'éveille ma vie
J'étais loin d'imaginer qu'un matin il referait beau.

Les anges ont cette particularité de ne jamais souffler mot,
Ils savent. En silence nous regardent d'en haut
Jamais ils ne brisent le pacte qui garde leurs lèvres scellées
Même quand leurs cœurs se serrent de nous voir tant espérer

Il m'aurait fallu un simple geste
Pour retrouver l'espoir d'un sort plus léger
Un battement d'aile aurait débarrassé mon cœur de son lest
A nouveau j'aurais osé vers le ciel regarder

J'aurais compris à quel point j'étais aveuglée,
A force de regarder les flaques de pluie et de larmes,
Peu à peu, mon bonheur s'y était dilué,
J'avais trop tôt rendu les armes.

Ce que savent vraiment les anges, 
Jamais vous ne le devinerez,
Mais la vie m'a appris une chose étrange, 
Que même après le plus rude des hivers, revient toujours l'été,

Qu'après les pluies et la grêle, 
Fleurissent les plus jolis arcs-en ciel...


jeudi 4 juillet 2013

Toile de Maître...

Je te découvre peu à peu, un peu comme si je regardais un peintre s'affairant devant sa toile: à chaque coup de pinceau, à chaque touche de couleur, le paysage devient plus précis, plus complet, et il faut savoir être patiente pour voir l'oeuvre dans son intégralité.


Alors je suis là, assise dans l'herbe, près d'une rivière, peut-être, et je regarde, je me tais et observe le peintre me décrire le paysage que j'ai devant les yeux à sa façon, avec ses couleurs, et ce que je découvre m'émerveille, parce que je commence à voir bien au-delà de cette image qui est devant moi, je vois ce qui est cache derrière et que l'artiste veut bien me livrer...et j'aime chaque détail de sa toile.

Tout est si simple, en fait, mais tellement difficile à expliquer. Je t'appartiens parce que je ne pourrais rien faire d'autre. Tu es la réponse à toutes mes questions. Tout ce qui faisait que pendant des années je me sentais une étrangère dans ce monde de fous a disparu le jour où j'ai croisé ta route.


J'aimerais tout savoir de toi, chaque chose que tu me livres est une pièce de plus à mon trésor, un point sur la carte de ce qui est mon monde maintenant.

Si tu savais comme j'ai adoré t'entendre parler de tes rêves, je dis "tes", mais je pourrais dire "nos"car mes rêves, tout comme moi t'appartiennent. 


Ce ne sont pas des rêves ordinaires, des rêves de grandeur ou de gloire, non, ce sont ceux que tu emportes partout avec toi dans un coin de ton cœur...

Si j'avais un vœu à faire, ce serait de t'offrir ces bonheurs simples que tu mérites tant.

J'aime ces moments de pure folie où tu me fais rire aux larmes, ces moments où tu sens que ça ne va pas aussi et où tu ne recules devant rien pour...me faire plier, parce qu'au fond, même quand tu me fais rire comme ça, je suis à toi.


Tu n'écoutes pas mes prières quand je te dis que je n'en peux plus, parce que tu sais parfaitement que c'est ce qu'il me faut à ce moment là...

J'ai ce même vertige quand tu me parles du monde...tu es la seule personne que je connaisse qui ait cette même vision des choses...je me sentais seule sans toi, j'ai trouvé un écho à ma façon de vivre et ça fait un bien fou. Merci mon Amour.

C'est drôle, ce qui s'applique au rire pourrait s'appliquer aux larmes aussi. 


Ces larmes que je veux t'offrir, parce que je suis consciente qu'il y en aura, qu'à certains moments, je baisserai les bras, parce que j'aurai la certitude d'avoir atteint ma limite...et je sais qu'à ce moment là aussi, tu passeras outre, parce que tu sais mieux que moi ce dont j'ai besoin, tu sais que pour toi j'irai plus loin...

C'est pour cela aussi que je t'aime, même si je sais qu'à certain moments, j'aurai envie de te haïr...

J'aime tes moments d'incertitude, aussi, de doute, comme ces instants où tu m'a parlé de ton passé, de ce qui te fait mal. 


J'ai senti dans tes mots une hésitation. Et puis j'ai compris. 

J'aurais voulu me fondre en toi, ce soir là, tu aurais su que ça ne changeait rien, au contraire, au lieu de m'éloigner, ça m'a fait me sentir plus proche de toi. 

Ce jour là, pour la première fois je crois, tu m'as vraiment fait confiance. Je sais que c'est difficile pour toi. 

J'en suis consciente à chaque instant, et je ne prends rien pour acquis.

Ta voix, c'est la chaleur d'une cheminée un jour de neige, je pourrais utiliser mille mots pour décrire ce que je ressens quand tu me parles, je n'y parviendrais toujours pas...

Et puis il y a les cailloux du Petit Poucet...toutes ces petites choses que tu sèmes ça et là au détour des chemins...

Tous ces détails qui te semblent peut être anodins mais qui ont tant de valeur pour moi. 

Mes bonheurs prennent la forme d'un Tiramisu maison, de la façon dont tu plisses le front quand tu réfléchis parfois, de la couleur de tes yeux le matin...chaque petite chose que j'apprends au hasard de notre vie, de nos conversations est une nouvelle touche de couleur sur la toile...

Je pourrais encore écrire, encore allonger la liste de toutes ces choses qui font que c'est devant toi que j'ai définitivement rendu les armes, mais je laisse le soin au peintre de continuer son oeuvre...


Je resterai là, assise en retrait, guettant ses gestes et admirant sa toile...

Je sais que je l'aime, ce paysage que je devine, on y voit déjà la chaleur de ton regard. on y ressent le parfum de ta peau et on n'a qu'une envie: y plonger pour ne plus jamais le quitter...

lundi 1 juillet 2013

L'Amant de l'ombre...

Mon aventure avec toi a commencé il y a des années, lorsque je t'ai croisé, je n'avais pas conscience à quel point tu deviendrais une partie aussi importante de ma vie.

Nos rendez-vous sont irréguliers, c'est vrai, difficile d'ajuster mon emploi du temps à tes invitations, mais à chaque rendez-vous, mon cœur bat plus vite, mes sens s'aiguisent...

Tu es si différent à chaque fois, parfois drôle et charmeur, parfois brutal et implacable, pourtant, c'est avec le même appétit que je me jette dans tes bras, avide de sensations nouvelles.

Bien sûr, je ne suis pas la seule à réclamer tes faveurs : je suis plus fidèle que tu ne l'es, mais lorsque je te rejoins, tu es tout à moi, et mon temps t'appartient, plus rien d'autre ne compte, que toi et ta magie.

J'aime la lente montée des escaliers lorsque je te rends visite, ce silence pesant, l'obscurité qui m'engloutit lorsque je me laisse aller à t'appartenir...

Je me jette entière dans ta gueule, je lâche prise et oublie le monde qui m'entoure, toi seul parviens à faire s'emballer mon cœur sans un mot, sans même me toucher. 

Lorsque tout est fini, je ne peux me résoudre à te quitter, je reste là, dans la pénombre, suspendue au fil des émotions que tu as fait naître en moi.

S'il te plaît, ne me quitte jamais, ne laisse jamais refroidir mon cœur  garde intacte cette magie qui nous unit depuis si longtemps.

Toi, Cinéma, que j'aime passionnément...

dimanche 23 juin 2013

Laisse toi m'aimer...

Ce n'est jamais facile lorsqu'on a été blessé, trompé, de laisser son cœur s'ouvrir à nouveau.

Il est déjà difficile de voir quelqu'un s'intéresser à nous, de l'entendre nous dire qu'il/elle nous aime, mais lorsqu'on a entendu trop de mots vides de sens, où trouve t'on la force de faire confiance à nouveau?

Ouvrir son cœur à l'autre, c'est déjà une grande victoire, mais pour bâtir quelque chose de solide, encore faut-il que l'Amour soit réciproque.

On parle partout de l'amour à sens unique que l'on éprouve, mais rarement des sentiments que l'on reçoit et des difficultés que l'on a parfois à exprimer les siens.

Non qu'ils soient absents, on ressent parfois ce que les poètes appellent "les papillons dans l'estomac", mais est-ce juste passager, juste un manque dû à l'isolement dans lequel on se plonge en pensant être à l'abri, ou bien est-ce la naissance de quelque chose de plus profond?

Une fois que l'on pose une étiquette sur ce qui fait battre notre cœur plus vite, les choses ne deviennent pas plus facile : nous qui avions bâti une forteresse autour de notre palpitant, le voilà maintenant pris d'assaut et on a qu'une envie, baisser le pont-levis et laisser passer "l'ennemi".

Mais le plus dur reste encore à venir : faire à notre tour un pas vers l'Autre, oser aimer...

L'Amour est comme une médaille à mes yeux, l'addition parfaite de deux âmes complémentaires, sans l'une de ses faces, cette médaille ne vaut rien, elle ne peut exister.

Se laisser aimer, comme je le disais hier ne suffit donc pas, il faut aussi savoir se laisser aller à aimer, oser accepter les sentiments de l'autre, et savoir écouter les siens.

Laisse moi t'aimer...

Je me souviens de cette impression terrible, lorsque j'étais petite et que mon père m'emmenait à la fête foraine. La file d'attente devant le manège à sensation "dernier cri" (c'est le cas de le dire!) me prenait toujours à la gorge, les battements de mon cœur raisonnaient dans ma poitrine, j'étais là, le souffle court, à attendre mon tour, en ayant à la fois l'envie d'être dans le manège, et à la fois celle d'être à mille lieues de là, en sécurité...

Pourtant, pas une fois je n'ai reculé. Et j'ai eu raison.

L'inconscience de l'enfance, sans doute? Peut-être, mais pas seulement, surtout la certitude qu'au-delà de la peur qui allait me serrer les tripes, je manquerais quelque chose de formidable si je rebroussais chemin.

L'Amour est une énorme fête foraine.

Avec ses trains fantômes où tout n'est qu'illusion, ses couleurs acidulées et ses pommes d'amour trop sucrées qui vous collent des caries...

Mais l'amour, c'est aussi un grand huit, avec ses hauts, ses bas, l'ivresse de la découverte de soi lorsqu'on se laisse aller, lorsqu'on lâche prise, qu'on laisse l'autre tourner les pages de notre histoire, mettre à nu notre cœur pour mieux le vêtir de tendresse...

Laissez-vous aimer.

Difficile, certes, mais quel bonheur!

Bien sûr, parfois, on se fait une idée du manège qui n'est pas la bonne, on peut s'embarquer pour un tour qui vous laissera avec un mal au cœur difficile à faire passer, mais surtout, surtout, ne pas tourner les talons, tenir bon malgré tout, serrer les dents s'il le faut, mais oser...mot magique sans lequel rien n'est possible, la clé de tous les rêves.

Et puis un rêve qui se brise, c'est une leçon retenue, une richesse acquise pour toujours, alors osez, prenez place dans la grande roue, le grand frisson n'est jamais très loin...

dimanche 19 mai 2013

Promenade au jardin.

Hier n'était pas un jour comme un autre.

Le dix-huit mai est devenu pour moi un jour d'exception.

Moi, persuadée pendant des années que je ne trouverai jamais LA personne qui m'étais destinée , je dois bien me rendre à l'évidence : la vie ne tient jamais compte de nos idées, et si nous ne recevons que très rarement ce que nous voulons, c'est parce qu'elle a le plus souvent l'intelligence de mettre sur notre route ce dont nous avons besoin.

Nous ne sommes souvent que des sales gosses, capricieux et impatients, qui réclamons le bonheur alors qu'il est déjà bien souvent juste sous notre nez.

Comme tout le monde, je le voulais, mon bonheur, mais est-ce que je faisais vraiment les bons choix pour le trouver?

Quand je regarde mon passé, je me rends compte que non. Un non honnête et pesé, définitif aussi.

J'ai perdu du temps pour des personnes qui n'en valaient pas la peine, parce que j'attendais d'eux des sentiments qu'ils n' étaient pas capable de m'offrir, mais j'ai aussi fait perdre du temps à d'autres qui ont attendu des choses que je n'étais pas en mesure de donner.

Le bonheur, c'est principalement une question de timing : c'est un fruit auquel il faut laisser le temps de mûrir.

Quand j'étais plus jeune, je pensais que le bonheur  était simple, qu'il suffisait d'être deux et que le miracle s'accomplissait, sans aucun effort, aucun investissement.

J'ai appris depuis - heureusement - que le bonheur, ça se sème, ça se cultive, ça se bichonne, et parfois, il faut se battre bec et ongle pour empêcher les parasites de l'attaquer...

Il porte des noms différents aussi, et par dessus tout, il se multiplie, commencez par semer un petit bonheur tout simple, et si vous en prenez soin chaque jour, avec amour et patience, vous vous retrouverez bientôt avec un magnifique jardin.

Hier, mon bonheur à moi a fété son anniversaire, j'ai donc pris une petite journée sabbatique pour célébrer cette journée spéciale.

Une journée entière à chérir l'homme qui partage ma vie...

vendredi 3 mai 2013

L'amour vache!


C'est l'histoire d'un vieux bouc et d'une vieille truie...

Oui, je sais ce n'est pas vraiment romantique, mais ça me fait pourtant chaud au cœur.

Les couples en général s'affublent de noms sucrés, de doux "chéri", de "mon petit canard", "nounours", que sais-je?...

Les couples en général, oui, mais pas le nôtre.

Oh, bien sûr, nous utilisons souvent des petits mots comme "mon cœur" ou "mon amour", mais le top du top, le nec plus ultra des mots d'amour à la maison, c'est quand on se regarde tendrement et quand je lui chuchote à l'oreille qu'il est "mon vieux bouc" et qu'il me répond, les yeux débordant d'amour que je suis "sa vieille truie"...

Ces mots là, je mets au défi quiconque de les prononcer avec autant de sentiments...

Ces mots là, ils me sont sortis un jour de grisaille, un jour de ras-le-bol des ennuis causés par notre bataille pour la garde des filles, un jour ou les mots d'amour "classiques" ne suffisaient plus...

Ce jour là, en disant à mon mari "je t'aime mon vieux bouc", j'ai simplement voulu le faire sourire en disant quelque chose de totalement décalé alors que je n'avais plus la force de lui dire que je l'aimais tout simplement, malgré toutes les embrouilles du quotidien.

Je ne peux pas vous dire quel a été mon bonheur quand, dans un sourire, il m'a répondu "moi aussi je t'aime ma vieille truie", j'ai senti mon cœur exploser de joie.

L'Amour a mille visages, on ne peut le décrire simplement, c'est un bouquet d'expériences, d'épreuves, qui font que parfois, il faut sortir des sentiers battus pour se redonner de la force, pour prêter à l'autre un nouveau souffle afin d'affronter de nouveaux sommets.

L'Amour transforme tout, même les paroles les plus folles peuvent sonner comme la plus douce des sérénades lorsqu'elles sont prononcées avec le cœur.

Je n'ai qu'un vœu, un seul, être toujours sa vieille truie, celle pour qui il reste le plus doux des vieux boucs...

mercredi 1 mai 2013

Une journée mouvementée!

A l'époque, comme je l'avais déjà expliqué, je cherchais un emploi. Je postulais donc à tous types de postes susceptibles de correspondre à mon expérience professionnelle et je collectionnais les missions en intérim entre temps.

Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.

Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.

Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.

Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.

Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!

Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!

Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...

La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.

Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.

Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.

Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.

Impossible de leur résister.

La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.

Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.  

dimanche 28 avril 2013

Là pour personne.

 





 
Le jour ou je suis née, le médecin de garde a fait une "petite erreur" qui a failli me coûter la vie. 

On m'a sauvée de justesse, mais toute ma vie, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser que si je suis passée si près de la "grande porte", c'est que je devais sans doute la passer, au lieu de faire mon entrée ici, dans ce monde de fous ou je sens si souvent qu'il n'y a pas de place pour moi.

Je ne crois pas à grand chose, dans la vie, sauf peut être au fait que pour chaque être humain, il y a quelque part dans ce monde, une personne qui est l'exacte réponse a toutes ses attentes, la réponse a toutes ses questions, l'autre moitie de son âme. J'en suis persuadée et je ne cesserai d'y croire qu'a l'heure de mon dernier battement de cœur.

C'est peut être ça qui fait qu'au fil des ans, j'en suis venue a me demander si une telle personne existait pour moi...

Et si après tout, puisque je n'étais pas sensée m'en sortir le jour de ma naissance, personne n'avait prévu (le "personne" en question, je vous laisse le libre choix de le nommer: pour certains, ce sera Dieu, pour d'autres, le destin, à vous de juger, là n'est pas la question) de créer l'être qui serait sensé être mon âme sœur. 

Je me suis peut être retrouvée ici, sur cette terre, sans personne qui ferait jamais écho aux battements de mon cœur? 

Peut être suis-je condamnée a être seule, même accompagnée, puisque amputée avant ma naissance de cet être créé spécialement pour moi?

Cette impression de n'appartenir a personne ne m'a jamais quittée. J'ai toujours eu ce manque, ce vide qui fait si mal. Mais plus que tout, j'ai au fond de moi cette impression si amère que quoi que je fasse, je ne manquerai jamais a personne, je ne serai jamais attendue, voulue, presque indispensable....

Pourtant quelque part en moi, il y a cette petite étincelle qui s'affaiblit de jour en jour, mais qui fait encore que j'espère  et c'est peut être ce qui me tient encore debout.

vendredi 26 avril 2013

Dans tes yeux.














Dans tes yeux mon Amour, se cachent des songes de velours
Des contrées à découvrir, des montagnes à gravir
Et je veux chaque jour, de tes pas suivre le parcours
Tant de portes à ouvrir, tant de choses à t'offrir...

Dans tes yeux mon Amour, je pourrais me noyer,
Cet azur là m'appelle et je ne pourrais m'en lasser
Et puis renaître toujours, afin encore de t'aimer
Nos deux cœurs que l'on scelle, nos âmes entrelacées

Dans tes yeux mon Amour, un passé si difficile
Des larmes que j'aurais voulues miennes
Perles de rosée chassées, du bout de mes cils
Rien ne me console quand je pense à tes peines

Dans tes yeux mon Amour, des éclats de rires à venir
Tant de bonheur et tant de jolis matins
Des journées ensoleillées, des nuits de cachemire
Des bonheurs simples, ensemble, main dans la main

Dans tes yeux mon Amour, il y a enfin mon reflet
Pas de celui de la fille que j'étais, mais de la femme que je deviens
Celle qui veut, rien que pour toi, à l'arc-en ciel des couleurs ajouter
Et t'aimer toujours plus, nos deux rêves ne faisant plus qu'un.

mardi 16 avril 2013

Un soupçon d'éternité...


Comment te dire combien je t'aime lorsque les mots ne suffisent pas?

Ironie du sort quand on parle trois langue que de ne pouvoir exprimer la profondeur de ses sentiments...

Comment décrire la chaleur divine qui envahit mon cœur lorsque je te vois le matin au réveil?

Tu n'es donc pas un rêve?


Et comment t'expliquer ce que je ressens quand tu plonges tes yeux dans les miens?

J'enrage parfois de ne pas savoir mettre des mots sur ce que tu représentes à mes yeux.

Si ma vie était une charade, tu serais sans aucun doute mon tout.

Tu es mon rayon de soleil quand la pluie me tombe dessus...

Ta chaleur me réchauffe le cœur et chasse mes peines les jours de grand doute.

Tous mes rêves portent ton prénom, ton nom est gravé sur mon cœur.

J'ai vécu tellement longtemps sans te connaître, tant de temps j'ai perdu à t'attendre, à t'espérer...

Et finalement, vaincue, sans espoir, je t'ai rencontré.

Un coup du destin, un amour à retardement...en décalage total, nos routes ont enfin fini par se croiser.

Sache, mon Amour, que mon cœur ne bat que pour toi, mes sourires t'appartiennent, toi qui a si souvent séché mes larmes...

Ma vie ne suffira pas pour te montrer combien je t'aime, mais garde-moi à tes côtés et je pourrai au moins essayer.


dimanche 14 avril 2013

De choux et de roses...

On ne se connaît pas, et pourtant je t'attends.

Je ne veux pas de toi "faute de mieux", ni "en remplacement", je te veux simplement parce que tu m'appelles.

Oh, je ne t'entends pas, mais je crois sincèrement que tu es l'autre pièce du puzzle, celle qui vient compléter parfaitement la famille que nous formons déjà.

Aujourd'hui, le soleil brillait d'une autre façon pour moi, il n'avait pas cet éclat des premiers jours de printemps, parce que tu n'étais pas là.

Je me demande à quoi tu penses en ce moment même, si tu penses à moi comme je pense à toi.

On dit que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses...pour Papa et moi, tu es né dans notre cœur.

Je sais qu'il nous faudra attendre bien plus que les neufs mois habituels pour faire ta connaissance, mais je sais aussi que nous ne perdrons aucune minute de ce temps.

Nous te préparerons un petit monde bien à toi, une place au soleil après le long hiver que tu as connu.

Je ne connais pas ton histoire, tu ne connais pas la mienne, mais nous aurons tout le temps de nous apprivoiser.

Et puis, tu verras, tu as déjà deux sœurs qui vont te faire craquer : la grande est une vraie petite mère, et la petite comprendra tes silences...

Tu vois, on a déjà plein de choses à partager : tes peines ne pèseront pas plus qu'une plume, parce qu'on sera tous là pour les porter, quant à tes bonheurs, fais-moi confiance, on en a plein à inventer...

On ne te connaît pas, et pourtant, on t'attend...

jeudi 11 avril 2013

Pépette...

Il est temps que je vous parle des deux petites fées qui illuminent ma vie...

L'aînée, d'abord, neuf ans presque dix, championne de mathématiques, elle est aussi imbattable lorsqu'il s'agit d'inventer des mots (il faudra que je partage avec vous les perles de ces demoiselles...) .

Elle nous fait beaucoup rire, parfois involontairement, et nous fait fondre à coup sûr lorsqu'elle plisse son petit nez en souriant.

C'est l’hypocondriaque de la famille, et j'avoue que son père et moi adorons la taquiner gentiment à chaque fois qu'elle se trouve à la limite de l'amputation suite à une piqûre de moustique!

Elle voue une réelle passion au monde aquatique en général et aux dauphins plus particulièrement.

J'adore l'observer du coin de l’œil sans qu'elle le sache... c'est une sacré petite bonne femme, même si la vie n'a pas toujours été tendre avec elle.

Toujours prête à rendre service, le cœur sur la main, celui qui décrochera son cœur plus tard sera un sacré veinard, et en prime, impossible de s'ennuyer une minute en sa compagnie.

Elle est comme le lapin d'Alice au pays des Merveilles : toujours pressée, elle a tant de choses à faire, tant de choses à dire!

Sous ses airs de fanfaron se cache une petite fille toute timide, et un énorme besoin de tendresse.

L'assurance qu'elle gagne chaque jour fait de moi la plus heureuse des femmes, mon cœur déborde de joie car j'ai le privilège de lui tenir la main sur le chemin de la vie.

Ma Pépette, si tu lis ces mots un jour, sache que si je ne t'ai pas portée pendant neuf mois, je te porte chaque jour au creux de mon petit cœur.

samedi 6 avril 2013

Si tu voyais mon cœur.



 A mon mari, Mr. D,
Si à nous deux nous ne faisons plus qu'un, il est de loin la meilleure moitié...















Si tu voyais mon cœur,
Si tu prenais la peine de t'arrêter une minute
Tu verrais qu'il y a à l'intérieur,
Un chat noir dans un coin qui chahute
Avant de venir sur tes genoux
Pour ronronner en te parlant de nous

Si tu voyais mon cœur,
Si tu prenais le temps d'écouter ses battements,
Ses tics tacs pleins de douceur
Il s'use à répéter ton nom, inlassablement,
Il a tant battu pour rien avant toi
Qu'il fait du zèle et refuse de m'écouter parfois

Si tu voyais mon cœur,
Tous ces moments à venir si tu leur donne une chance
Tous ces rêves en couleurs
Qui ne ressemblent plus à rien en ton absence,
Viens, prends ma main, assieds toi
Reprends ton souffle, repose-toi près de moi,

Si tu voyais, mon Cœur,
Tout ce que tu as manqué pendant que tu courrais
Cette vie dont tu te croyais l'auteur
Alors que d'autres écrivaient le rôle que tu jouais,
Prends ma plume, fais de mon cœur ton encrier
Et écris enfin une histoire qui te sied...

Si tu voyais, mon Cœur,
Ces éclats de rire qui nous attendent,
Tous ces moments de bonheur
Un bonheur simple et vrai, sans valeur marchande,
Laisse toi rêver, fais moi confiance,
Laisse toi aimer, et offre-toi une renaissance...

jeudi 28 mars 2013

Mariage pour tous?


C'est devenu une mode, placardée à outrance sur tous les médias, et je ne le cache pas, ça m'agace.
Ceux qui me connaissent sont peut-être surpris... C'est que - comme bien souvent pour ceux qui me lisent - il faut savoir me déchiffrer.
Oui, je suis contre, je hais l'idée même d'un mariage pour tous...Mais mon coup de gueule n'est pas forcément celui auquel on s'attend.
Je hais l'idée qu'on puisse mettre tout le monde dans le même sac, qu'on puisse penser que tout le monde peut se marier...
Le mariage ne devrait être permis qu'à ceux qui le respectent, ceux qui s'engagent, qui savent aimer, et plus que tout, ceux qui pensent que c'est une histoire de grande fête, de belle robe blanche, de cadeaux et j'en passe, ceux là devraient en être interdits à vie.
Le mariage, c'est l'engagement, c'est accepter l'Autre tel qu'il est, avec ses qualités, ses défauts, sa force, ses faiblesses... C'est apporter amour et soutien, inconditionnellement, c'est donner, sans compter : son temps, son amour, une oreille attentive, une épaule solide, et par dessus-tout, une honnêteté sans faille.
C'est accepter, aussi, les fardeaux de l'Autre, l'aider à les porter, le soulager dans sa tâche, sans condition, sans calcul, sans rien attendre en retour...alors seulement si on remplit ces conditions, toutes simples, alors seulement, si on se pose assez longtemps pour trouver la réponse à la question ultime, on peut se marier... et si votre décision est la bonne, quoi qu'il advienne, quelles que soient les épreuves (non, la vie n'est pas un conte de fées) c'est magique, vous recevez au centuple tout ce que vous offrez chaque jour.
M'avez-vous vue écrire quelque part qu'il était question de savoir si c'était une histoire de couple hétéro ou gay? Les gens biens sont partout...les cons aussi.
Non, le mariage n'est pas une question de sexe, c'est juste une question de sagesse : si vous vous mariez pour les mauvaises raisons, alors ne vous plaignez pas de finir dans un mauvais mariage.
Je me souviens, il n'y a pas si longtemps, quand j'ai annoncé que je me mariais, j'ai été surprise des questions qu'on m'a posé : " C'est quoi ton thème?", " Tu l'achètes où ta robe?", " Tu as déposé une liste?", " Vous partez en voyage?"..... J'en passe... Pas une question sur mon futur mari, sur l'homme qui allait partager ma vie, c'est vrai, c'est accessoire, non?
Je suis restée près de quarante ans célibataire. Je croyais être contre le mariage. Mais... Et je n'ai jamais regretté une seconde d'avoir croisé la route de mon "Mais"...
On m'avait déjà demandée en mariage, je n'étais ni désespérée, ni naïve, je connaissais la vie, pas tout, bien sûr, mais juste assez pour savoir qui si je disais "oui", ce serait pour toutes les raisons que j'ai évoqué un peu plus haut.
Je connais des hétéros qui sont des modèles d'égoïsme et des gays qui sont la preuve vivante que l'altruisme existe. Et inversement.
Le mariage n'est pas pour tous. Il est pour ceux qui savent qu'aimer, c'est donner.
Il est là, le vrai combat, le reste, c'est juste beaucoup de bruit pour rien, ne soyez pas dupes, et battez-vous pour ce qui en vaut la peine...

mercredi 27 mars 2013

Le bonheur est dans le caleçon!

Ce matin, je profitais d'un peu de temps avant de filer au boulot pour accrocher le linge et ça m'est venu comme une révélation: le bonheur est dans le caleçon!

Non non, je ne suis pas une maniaque du boxer, une excitée du slip, je suis juste heureuse quand je peux prendre soin des gens que j'aime...et ce matin, alors que j'accrochais mon linge, je me suis rendue compte que le boulot pour lequel on me paie chaque mois ( j'en reparlerai), même si il me fait vivre et me donne la liberté de ne pas avoir à compter chaque pièce de monnaie quand j'ai besoin d'acheter quelque chose, ce boulot là, ne me donnerait jamais autant de plaisir que les petites choses du quotidien: le bonheur, MON bonheur, passe par celui des autres, il est dans les sourires des puces quand elles entrent dans leur chambre toute propre, avec leurs draps tout frais, que ma petite famille se régale d'un plat dans lequel l'ingrédient principal est l'affection que je leur porte...
 
Je n'ai jamais compris qu'on prenne le quotidien comme une contrainte, un fardeau qu'on traîne, pour moi, il est source de plaisir: je jubile à l'idée de surprendre les miens par de petites intentions, je trépigne en trouvant l'idée qui va me permettre de leur rendre le sourire après une journée pénible.
 
Mon Dieu que j'aime ça! Et oui, décidément, le bonheur, ce matin, se cachait dans ma corbeille à linge, quand je pensais à ces années où mon Amour d'homme a dû batailler seul alors que de mon côté je n'aspirais qu'à une chose, trouver celui qui me laisserait être moi, dans toute ma folie quotidienne!
 
La routine n'existe pas pour qui se donne la peine de la chasser. La routine, c'est l'excuse de ceux qui ne font pas l'effort de surprendre l'autre, la routine, ça n'existe pas. Le quotidien ( oui, j'aime ce mot!), c'est une chose merveilleuse, c'est la possibilité de mettre tout son amour de l'autre dans le moindre petit geste à priori si insignifiant.
 
Je ne vois pas de corvées dans les tâches ménagères mais juste des moyens supplémentaires de montrer aux miens combien je les aime, alors tant pis si on me regarde d'un mauvais oeil, tant pis si d'autres ont brûlé leur soutien-gorge pour une prétendue liberté, moi je préfère la liberté d'aimer!
 
Et non, à ceux qui auraient des doutes, je ne suis ni contrainte ni forcée de faire ce que je fais: j'ai même eu énormément de mal à convaincre l'homme de ma vie que ça me faisait VRAIMENT plaisir de m'occuper des tâches ménagères. Mais j'ai la chance de partager la vie d'un homme qui m'aime telle que je suis, avec mes qualités ( il m'assure que j'en ai!) et surtout, surtout, tous mes défauts!
 
 

lundi 25 mars 2013

La bande à Nounou...

Quand on fait la connaissance d'une personne, souvent, très souvent, même, notre première impression est celle qui nous marquera le plus, autant vous dire que j'ai le trac en vous écrivant ces mots... Non que j'en sois à mon coup d'essai, j'ai déjà eu un blog, ici même, mais beaucoup moins personnel et à vrai dire, je ne suis pas sûre que ma plume soit à la hauteur de ma petite famille: ils sont tellement extraordinaires, comment puis-je avec des mots tout simples leur rendre l'hommage qu'ils méritent?
 
Et pourtant c'est bien d'eux, en majeure partie, de nous, de notre petite vie que j'ai l'intention de parler ici, juste pour prouver à ceux qui doutent, ceux qui baissent les bras, ceux qui ont envie d'abandonner, que le bonheur est bien là, à portée de main, pour qui se donne la peine de le cueillir...
 
Comme vous l'aurez déjà compris, "au milieu de tout ça, il y a deux chats"...un chat tout noir que j'appellerai "Nounou". Ce n'est pas son vrai nom, mais c'est le plus souvent comme ça que je l'appelle, alors puisque vous allez en quelque sorte faire partie de ma petite famille à travers ce blog, autant vous donner son petit nom tout de suite. Et puis il y a sa petite protégée, une petite peluche dont Nounou avait une peur bleue lorsque nous l'avons adoptée et qui est vite devenue Nounouche... (elle aussi a son vrai nom, mais on verra plus tard) .
 
Les deux félins ne sont pas les seuls "n'enfants" de la famille: mon compagnon, l'homme qui fait battre mon petit cœur, Mr D, a deux puces adorables: Pépette, neuf ans, presque dix, un petit nez en trompette, un sourire adorable qui laisse deviner que la petite souris a eu du travail récemment ( Pépette est une arnaqueuse de petite souris, au passage! il faudra que je vous explique tout ça), et sa sœur, Minipouce, sept ans, presque huit, boucle d'or en personne, mais philosophe, en plus!
 
Et puis il y a Lui, l'homme de ma vie, celui qui fait toujours mouche, que ce soit par ses mots ou par le regard qu'il pose sur moi. Celui qui m'offre à la fois des racines et des ailes, mon tout, Mr D...
Notre histoire est aussi incroyable qu'elle est belle, si compliquée et pourtant si simple. Deux âmes, deux cœurs qui se fondent en un... N'ayez pas peur d'aimer, c'est la seule chose de valeur en ce monde, et si vous aimez, aimez bien, aimez fort, aimez entièrement, de tout votre être.
 
Ah, j'oubliais...accessoirement, la personne qui vous raconte tout cela, celle qui va partager avec vous ses joies, ses peines, ses colères aussi ( et oui, il en faut, vous verrez que j'ai un caractère rebelle), bref, celle qui va essayer avec ses faibles moyens de vous faire partager son quotidien, c'est moi, l'orpailleuse...quarante ans et toutes ses dents, qui comme son nom l'indique tamise la vie pour n'en retenir que les pépites, ces petites choses magiques qui ont tant de valeur...n'ayez crainte, j'ai appris il y a bien longtemps que tout ce qui brille n'est pas or et je sais où je vais, alors, vous êtes prêts à me suivre?