Affichage des articles dont le libellé est patience. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est patience. Afficher tous les articles
mercredi 26 juin 2013
Un petit coin de verdure.
A Mr. D.
Je n'étais rien d'autre qu'un champs abandonné,
Je n'avais pour seule compagnie que la valse des saisons,
Après la pluie d'automne, la blancheur de l'hiver
Puis de nouveau l'été et son soleil de plomb,
Précédé parfois d'un printemps de misère
J'étais là à attendre, moi, la terre en jachère, que personne ne cultivait
J'avais cru naïve qu'un jour je sentirais naître sur ma peau
Des sillons creusés avec patience par le Maître des lieux
Rien de tout cela : je fus laissée en pâture aux tempêtes et aux vents
Ma terre à peine effleurée, mes rêves en lambeaux
J'attendais tourmentée qu'on prenne possession de moi, qu'on daigne m'offrir mieux
Qu'une simple illusion de ce que je pourrais donner si on m'accordait du temps
Je laisse de côté ceux qui, promettant des récoltes miraculeuses,
S'en sont allés, persuadés de trouver ailleurs des terres noires et riches,
Pensant y récolter des fruits plus sucrés, me croyant peu généreuse
Il aurait pourtant suffit d'un peu d'attention à ces hectares en friche
Puis un jour tu vins, après avoir pris le temps de connaître ma nature,
Où d'autres avaient abandonné tu as su enfin me nourrir
D'engrais et de travail, sans repos as pris soin de ta nouvelle propriété
La tâche était loin d'être facile, mais de tes mains si sûres
Tu m'as redonné vie, ta patience paie enfin, à toi donc de cueillir
Les fruits de ton labeur, Maître d'oeuvre patient, je veux être ta fierté...
lundi 27 mai 2013
Madame Babar.
Ce jour est spécial.
Outre le fait que -comme chaque année - le vingt-sept mai précède le jour de mon anniversaire, c'est le jour où mon petit mari est allé récupérer le dossier d'adoption.
Ça y est, la machine est en route...bon, doucement, hein, pour l'instant, c'était une réunion seulement, mais bon, avant de construire une maison, il faut bien poser la première brique!
Je me dis que la fameuse brique, elle va avoir l'air un peu bête pendant un bout de temps sur le chantier : on nous a prévenus, rien que pour la demande d'agrément, il faut compter un an (on ne leur a pas dit, mais après avoir consulté les sites spécialisés sur internet, on avait prévu deux ans, donc on ressort gagnants ce soir) .
Par contre, même en ayant l'agrément, c'est loin d'être fini... Une fois le "Saint Graal" en poche (comprenez agrément, soit l'autorisation officielle d'adopter) on vous lâche dans la nature et à vous la "chasse aux enfants"... C'est barbare, mais en pratique, c'est un peu ça.
Nous avons aussi appris ce soir que les lois concernant les adoptions pouvaient varier d'un département à l'autre! On n'arrête pas le progrès!
Relativisons : nous voulons adopter, certes, mais nous sommes dans la position confortable des futurs parents...alors que nos chères têtes blondes à venir (ou brunes ou rousses, hein, nous on s'en fiche, pas comme certains qui se lancent dans l'adoption comme s'ils allaient faire du shopping), elles, ne savent pas où elles vont, si des parents aimants viendront un jour les chercher...
Alors forcément, ça remet les choses à leur place, et je pense que ça devrait suffire amplement à nous empêcher (surtout moi qui suis la râleuse de service, mais ça, vous le savez déjà si vous me lisez) de souffler mot quant à l'attente par laquelle il va falloir passer.
Ce n'est pas pour nous que c'est le plus pénible, alors on se fait à l'idée que le chemin sera long, plus long qu'une grossesse classique...
Saviez-vous que la période de gestation la plus longue est celle de l'éléphante?
Entre vingt et vingt-deux mois.
Alors à partir d'aujourd'hui, je suis une éléphante, Madame Babar, quoi, et j'attaque ma grossesse de cœur...
Outre le fait que -comme chaque année - le vingt-sept mai précède le jour de mon anniversaire, c'est le jour où mon petit mari est allé récupérer le dossier d'adoption.
Ça y est, la machine est en route...bon, doucement, hein, pour l'instant, c'était une réunion seulement, mais bon, avant de construire une maison, il faut bien poser la première brique!
Je me dis que la fameuse brique, elle va avoir l'air un peu bête pendant un bout de temps sur le chantier : on nous a prévenus, rien que pour la demande d'agrément, il faut compter un an (on ne leur a pas dit, mais après avoir consulté les sites spécialisés sur internet, on avait prévu deux ans, donc on ressort gagnants ce soir) .
Par contre, même en ayant l'agrément, c'est loin d'être fini... Une fois le "Saint Graal" en poche (comprenez agrément, soit l'autorisation officielle d'adopter) on vous lâche dans la nature et à vous la "chasse aux enfants"... C'est barbare, mais en pratique, c'est un peu ça.
Nous avons aussi appris ce soir que les lois concernant les adoptions pouvaient varier d'un département à l'autre! On n'arrête pas le progrès!
Relativisons : nous voulons adopter, certes, mais nous sommes dans la position confortable des futurs parents...alors que nos chères têtes blondes à venir (ou brunes ou rousses, hein, nous on s'en fiche, pas comme certains qui se lancent dans l'adoption comme s'ils allaient faire du shopping), elles, ne savent pas où elles vont, si des parents aimants viendront un jour les chercher...
Alors forcément, ça remet les choses à leur place, et je pense que ça devrait suffire amplement à nous empêcher (surtout moi qui suis la râleuse de service, mais ça, vous le savez déjà si vous me lisez) de souffler mot quant à l'attente par laquelle il va falloir passer.
Ce n'est pas pour nous que c'est le plus pénible, alors on se fait à l'idée que le chemin sera long, plus long qu'une grossesse classique...
Saviez-vous que la période de gestation la plus longue est celle de l'éléphante?
Entre vingt et vingt-deux mois.
Alors à partir d'aujourd'hui, je suis une éléphante, Madame Babar, quoi, et j'attaque ma grossesse de cœur...
dimanche 19 mai 2013
Promenade au jardin.
Hier n'était pas un jour comme un autre.
Le dix-huit mai est devenu pour moi un jour d'exception.
Moi, persuadée pendant des années que je ne trouverai jamais LA personne qui m'étais destinée , je dois bien me rendre à l'évidence : la vie ne tient jamais compte de nos idées, et si nous ne recevons que très rarement ce que nous voulons, c'est parce qu'elle a le plus souvent l'intelligence de mettre sur notre route ce dont nous avons besoin.
Nous ne sommes souvent que des sales gosses, capricieux et impatients, qui réclamons le bonheur alors qu'il est déjà bien souvent juste sous notre nez.
Comme tout le monde, je le voulais, mon bonheur, mais est-ce que je faisais vraiment les bons choix pour le trouver?
Quand je regarde mon passé, je me rends compte que non. Un non honnête et pesé, définitif aussi.
J'ai perdu du temps pour des personnes qui n'en valaient pas la peine, parce que j'attendais d'eux des sentiments qu'ils n' étaient pas capable de m'offrir, mais j'ai aussi fait perdre du temps à d'autres qui ont attendu des choses que je n'étais pas en mesure de donner.
Le bonheur, c'est principalement une question de timing : c'est un fruit auquel il faut laisser le temps de mûrir.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que le bonheur était simple, qu'il suffisait d'être deux et que le miracle s'accomplissait, sans aucun effort, aucun investissement.
J'ai appris depuis - heureusement - que le bonheur, ça se sème, ça se cultive, ça se bichonne, et parfois, il faut se battre bec et ongle pour empêcher les parasites de l'attaquer...
Il porte des noms différents aussi, et par dessus tout, il se multiplie, commencez par semer un petit bonheur tout simple, et si vous en prenez soin chaque jour, avec amour et patience, vous vous retrouverez bientôt avec un magnifique jardin.
Hier, mon bonheur à moi a fété son anniversaire, j'ai donc pris une petite journée sabbatique pour célébrer cette journée spéciale.
Une journée entière à chérir l'homme qui partage ma vie...
Le dix-huit mai est devenu pour moi un jour d'exception.
Moi, persuadée pendant des années que je ne trouverai jamais LA personne qui m'étais destinée , je dois bien me rendre à l'évidence : la vie ne tient jamais compte de nos idées, et si nous ne recevons que très rarement ce que nous voulons, c'est parce qu'elle a le plus souvent l'intelligence de mettre sur notre route ce dont nous avons besoin.
Nous ne sommes souvent que des sales gosses, capricieux et impatients, qui réclamons le bonheur alors qu'il est déjà bien souvent juste sous notre nez.
Comme tout le monde, je le voulais, mon bonheur, mais est-ce que je faisais vraiment les bons choix pour le trouver?
Quand je regarde mon passé, je me rends compte que non. Un non honnête et pesé, définitif aussi.
J'ai perdu du temps pour des personnes qui n'en valaient pas la peine, parce que j'attendais d'eux des sentiments qu'ils n' étaient pas capable de m'offrir, mais j'ai aussi fait perdre du temps à d'autres qui ont attendu des choses que je n'étais pas en mesure de donner.
Le bonheur, c'est principalement une question de timing : c'est un fruit auquel il faut laisser le temps de mûrir.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que le bonheur était simple, qu'il suffisait d'être deux et que le miracle s'accomplissait, sans aucun effort, aucun investissement.
J'ai appris depuis - heureusement - que le bonheur, ça se sème, ça se cultive, ça se bichonne, et parfois, il faut se battre bec et ongle pour empêcher les parasites de l'attaquer...
Il porte des noms différents aussi, et par dessus tout, il se multiplie, commencez par semer un petit bonheur tout simple, et si vous en prenez soin chaque jour, avec amour et patience, vous vous retrouverez bientôt avec un magnifique jardin.
Hier, mon bonheur à moi a fété son anniversaire, j'ai donc pris une petite journée sabbatique pour célébrer cette journée spéciale.
Une journée entière à chérir l'homme qui partage ma vie...
dimanche 14 avril 2013
De choux et de roses...
On ne se connaît pas, et pourtant je t'attends.
Je ne veux pas de toi "faute de mieux", ni "en remplacement", je te veux simplement parce que tu m'appelles.
Oh, je ne t'entends pas, mais je crois sincèrement que tu es l'autre pièce du puzzle, celle qui vient compléter parfaitement la famille que nous formons déjà.
Aujourd'hui, le soleil brillait d'une autre façon pour moi, il n'avait pas cet éclat des premiers jours de printemps, parce que tu n'étais pas là.
Je me demande à quoi tu penses en ce moment même, si tu penses à moi comme je pense à toi.
On dit que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses...pour Papa et moi, tu es né dans notre cœur.
Je sais qu'il nous faudra attendre bien plus que les neufs mois habituels pour faire ta connaissance, mais je sais aussi que nous ne perdrons aucune minute de ce temps.
Nous te préparerons un petit monde bien à toi, une place au soleil après le long hiver que tu as connu.
Je ne connais pas ton histoire, tu ne connais pas la mienne, mais nous aurons tout le temps de nous apprivoiser.
Et puis, tu verras, tu as déjà deux sœurs qui vont te faire craquer : la grande est une vraie petite mère, et la petite comprendra tes silences...
Tu vois, on a déjà plein de choses à partager : tes peines ne pèseront pas plus qu'une plume, parce qu'on sera tous là pour les porter, quant à tes bonheurs, fais-moi confiance, on en a plein à inventer...
On ne te connaît pas, et pourtant, on t'attend...
Je ne veux pas de toi "faute de mieux", ni "en remplacement", je te veux simplement parce que tu m'appelles.
Oh, je ne t'entends pas, mais je crois sincèrement que tu es l'autre pièce du puzzle, celle qui vient compléter parfaitement la famille que nous formons déjà.
Aujourd'hui, le soleil brillait d'une autre façon pour moi, il n'avait pas cet éclat des premiers jours de printemps, parce que tu n'étais pas là.
Je me demande à quoi tu penses en ce moment même, si tu penses à moi comme je pense à toi.
On dit que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses...pour Papa et moi, tu es né dans notre cœur.
Je sais qu'il nous faudra attendre bien plus que les neufs mois habituels pour faire ta connaissance, mais je sais aussi que nous ne perdrons aucune minute de ce temps.
Nous te préparerons un petit monde bien à toi, une place au soleil après le long hiver que tu as connu.
Je ne connais pas ton histoire, tu ne connais pas la mienne, mais nous aurons tout le temps de nous apprivoiser.
Et puis, tu verras, tu as déjà deux sœurs qui vont te faire craquer : la grande est une vraie petite mère, et la petite comprendra tes silences...
Tu vois, on a déjà plein de choses à partager : tes peines ne pèseront pas plus qu'une plume, parce qu'on sera tous là pour les porter, quant à tes bonheurs, fais-moi confiance, on en a plein à inventer...
On ne te connaît pas, et pourtant, on t'attend...
jeudi 4 avril 2013
Je voudrais être une goutte d'eau...
Je voudrais être une goutte d'eau,
Non, pas un océan, pas un lac, même pas une rivière,
Juste une goutte d'eau, toute petite et pas fière,
Une goutte d'eau, c'est tout un monde pour la coccinelle après la pluie,
Et puis une goutte d'eau, chaque goutte d'eau a son importance,
Que serait la mer sans elle? Et qui creuserait à la rivière son lit?
Une goutte d'eau, c'est si peu, et pourtant tellement plein d’espérance...
Je voudrais être une goutte d'eau,
Je ne veux même pas être une mare, ni plus un étang,
Non, une têtue petite goutte d'eau emportée par le vent,
Une goutte d'eau qui tombe derrière ton col en passant
Farçeuse, juste pour te rappeler que tu es bien vivant,
La goutte d'eau qui fera renaître des envies de verdures, de prairies
Au sol desséché qui avait oublié combien il était riche de rêves et d'envies
Je voudrais être une goutte d'eau,
Même pas une tempête, pas plus une vague déchaînée,
Non, juste une petite goutte d'eau, discrète et entêtée,
Une goutte d'eau qui fait la différence et apaise l'assoiffé
Celle qui parfois par sa patience fait le vase déborder
Une goutte d'eau comme les autres, ni meilleure ni pire
Celle qui viendra te chatouiller le bout du nez quand tu ne sauras plus rire
Je voudrais être une goutte d'eau,
Jamais celle qui trouble ton regard pourtant
Et même si tu me chasses d'un coup de soleil trop violent
Je retrouverai le chemin jusqu'au creux de ta main
Si ce n'est en goutte d'eau, en flocon a l'hiver prochain,
Inscription à :
Articles (Atom)




