Ce matin, alors que j'écoutais de la musique dans le bus en me disant que décidément, le chemin était bien trop court et que j'aurais bien fait quelques kilomètres de plus, une idée m'est venue...
Oh, au départ, je pense que ce n'était pas une mauvaise idée, bien au contraire, mais il faut dire que j'ai une façon assez "particulière" d'appréhender la vie dans son ensemble, et les relations humaines en particulier.
Au départ, le concept était simple...
L'idée étant qu'à l'heure actuelle, rares sont les personnes qui n'ont pas les SMS en illimité, j'ai pensé que ce serait sympathique d'envoyer une fois par jour, à un numéro saisi au hasard, quelque chose de sympathique.
Un petit message comme " Passez une bonne journée " ou une autre banalité de ce genre. Enfin, quand je dis banalité...
J'ai tout simplement pensé qu'en cette époque de froideur généralisée où les relations humaines sont ce qu'elles sont, un peu de chaleur ne ferait pas de mal... Bah pire, dans certains cas, c'est peut-être tout ce qu'une personne peut espérer.
Certes, un petit SMS, ce n'est pas grand chose, mais ça a le mérite d'être anonyme, j'ai donc pensé que les personnes timides pourraient suivre le mouvement et que bientôt, chacun aurait droit à son petit message du matin.
Bref, j'étais assez contente, jusqu'à ce qu'une de mes collègues ne me fasse descendre rapidement de mon petit nuage : " tu ne penses pas que ce serait flippant? "
Cette petite phrase eut l'effet d'un grand verre de menthe glaciale un jour de grosse chaleur : ça réveille!
Ah, tiens, ça, je n'y avais pas pensé : pour moi, il s'agissait simplement d'un petit message d'encouragement, pas d'une traque forcenée...et pourtant, quand j'y pense, la gentillesse est souvent mal interprétée : la personne qui vous laisse prendre un article dans un magasin n'est pas une idiote, c'est simplement qu'elle a du savoir vivre, la serveuse qui vient prendre votre commande n'essaie pas de vous draguer, elle est simplement polie et souriante parce que c'est sa façon d'être, le monsieur qui vous ouvre une porte n'a pas forcément de mauvaises intentions, il est simplement poli...
Bref, la gentillesse n'est pas une tare, bien au contraire, il existe des personnes dénuées de tout égoïsme qui vous sourient sincèrement, qui sont serviables, gentils, mais cela ne fait pas d'eux des êtres faibles ou imbéciles, juste des personnes de qualité.
Alors que faire dans ce monde idiot où derrière chaque action on voit le mal caché dans l'ombre, prêt à fondre sur nous?
Je n'ai pas de réponse, mais je me dis que je préfère encore passer pour la gredine du village que d'avoir le cœur sec et l'âme vide des créatures à l’ego surdimensionné que l'on croise tous les jours.
Alors qui sait, peut-être que mon idée fera des émules, et peut-être que vous recevrez un SMS mystérieux avec quelques mots sympathiques...c'est tout le mal que je vous souhaite.
Affichage des articles dont le libellé est suspense. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est suspense. Afficher tous les articles
mardi 13 août 2013
dimanche 4 août 2013
Juste avant...
Je réfléchissais à ces instants où l'on sait, au fond de soi que quelque chose est sur le point de se passer, où l'intuition vous serre la gorge et où tout est possible, le pire comme le meilleur.
Au fond, la vie est faite d'une alternance de moments spéciaux coincés entre des "juste-avant".
Juste avant un heureux événement quel qu'il soit, et qui va changer votre vie : le stress des futurs mariés "juste avant"...
Le "juste avant" si spécial du premier rendez-vous, moment tant attendu, mais qui vous ôte le sommeil, sans pitié, qui vous taraude de mille questions.
Le "juste avant" l'accident, ce moment si parfait où l'on se croît maître du monde, invincible et qu'on ne sait pas encore qu'au détour d'un chemin la fin du film vous guette.
Le "juste avant" le grand plongeon, à la piscine, quand vous êtes un gamin et que toute la classe vous regarde, celui qui vous fait avancer, le cœur au bord des lèvres, alors que vous donneriez tout pour être ailleurs.
Le "juste avant" le verdict, celui qui précède le moment où le médecin vous annonce les résultats de vos analyses.
Je pourrais en énumérer des lignes et des lignes, des instants vécus, que j'ai vécu, que vous avez vécu, des "juste avant" tellement différents, et à la fois universels.
Des histoires si personnelles et qui pourtant ont toutes un point en commun : le moment d'insouciance, de délicieuse insouciance qui précède le drame, ou au contraire, le moment de doute, d'effroi, qui précède un grand soulagement.
Nous sommes tous si différents, nos vies ne se ressemblent en rien, mais tous nous vivons pour des raisons variées ce petit moment bien à nous, qu'on ne partage que très rarement et qui nous rend plus vulnérable, plus humain, qui met notre âme et notre cœur à nu.
L'instant où tout va se décider, le coup de poker qui fait que la donne a été clémente ou qu'on perd tous nos jetons.
On ne décide pas de ces instants, encore moins de leur issue, mais ce que j'ai appris, c'est que l'important, c'est de vivre "juste avant"...
mercredi 15 mai 2013
Terminus! Tout le monde descend!
J'admets bien volontiers que ce n'était pas très gentil de ma part de vous laisser sur votre faim, mais je suis sûre que vous ne m'en voudrez plus quand vous connaîtrez la suite de l'histoire...
Nous en étions donc restés au moment où le pauvre homme gisait sur les rails du tramway, avec une foule de badauds autour de lui... et c'est la que ça devient cocasse:
Le type en question se met à bouger d'un seul coup, il parle à tort et à travers, complètement désorienté par sa mésaventure.
Les gens sont sous le choc, des personnes présentes le tiennent même pour l'empêcher de bouger, vu son état.
Et puis quand notre homme reprend ses esprit tout devient limpide:
Rappelez-vous, il sortait de l'usine après avoir travaillé la nuit... à la confection de charcuterie...
En ce temps là, en Pologne, la viande aussi était une denrée limitée, donc notre "filou" n'avait rien trouvé de plus malin que de s'entourer de saucisses en chapelets pour pouvoir les dissimuler sous son manteau afin de les revendre à très bon prix au marché noir...et c'est ce qui lui a sauve la vie!
Et après ça, on dira que le crime ne paie pas!
Je tiens cette histoire de la dame qui conduisait le deuxième tramway, c'est donc une source sûre, et je peux vous assurer que dans cette ville, il n'y a pas un habitant qui ne connaisse les péripéties du voleur de saucisses...
mardi 14 mai 2013
Mort sur les rails!
Non, il ne s'agit pas d'un roman policier à la mode, encore moins du dernier film à sensation, mais d'une histoire vraie!
La scène se passe il y a longtemps de cela...dans une Pologne encore coincée entre le mur de Berlin a l'ouest, et l'Union Soviétique a l'est.
Une Pologne où à l'époque, tout ou presque manquait dans les magasins, où les habitants étaient rationnés et devaient se munir de tickets pour s'approvisionner en bon nombre de denrées courantes.
C'est à cette époque là, vers le début des années quatre-vingt, que notre héros malgré lui sort du boulot par un matin brumeux et froid...
Il remonte le col de son manteau et enfonce sa casquette sur ses oreilles déjà attaquées par le froid mordant qui caractérise les hivers polonais. Il se dirige en pressant le pas vers l'arrêt de tramway le plus proche car il n'a qu'une hâte après une nuit passée a l'usine: rentrer chez lui et dormir dans un lit bien chaud.
Seulement voilà, notre homme est un fumeur, alors il s'arrête en route pour s'acheter des cigarettes et perd un peu de temps à faire la queue...
Un temps précieux qui signifie pour lui que si il manque le premier tramway, il devra passer vingt bonnes minutes à geler dehors en attendant le prochain.
Il aurait dû y penser avant, oui, mais voilà, l'appel de la nicotine était le plus fort.
Il reprend donc son chemin en pressant le pas, mais soudain, il voit au loin arriver le véhicule rouge. Pas une minute à perdre, il se met a courir, courir, mais ce n'est pas facile avec ce verglas...
Il arrive enfin à hauteur du tramway, quelques mètres encore, il traverse la rue sans prendre gare...et un deuxième tramway, qui passe en sens inverse le percute de plein fouet!
Arrêt de la machine, signal d'alarme, stupéfaction des passagers, et puis tout le monde descend, pour voir ce qui s'est passe.
La scène est épouvantable...le malheureux gît là...entre les rails, dans un amas de chairs broyées, les passants sont ahuris, certains se sentent mal...d'autres cherchent désespérément a joindre les secours.
Le conducteur, livide, est assis à terre la tête dans les mains, sans pouvoir dire un mot...
Et pourtant, cette histoire fait encore rire la ville entière quand quelqu'un la raconte...pourquoi?
La scène se passe il y a longtemps de cela...dans une Pologne encore coincée entre le mur de Berlin a l'ouest, et l'Union Soviétique a l'est.
Une Pologne où à l'époque, tout ou presque manquait dans les magasins, où les habitants étaient rationnés et devaient se munir de tickets pour s'approvisionner en bon nombre de denrées courantes.
C'est à cette époque là, vers le début des années quatre-vingt, que notre héros malgré lui sort du boulot par un matin brumeux et froid...
Il remonte le col de son manteau et enfonce sa casquette sur ses oreilles déjà attaquées par le froid mordant qui caractérise les hivers polonais. Il se dirige en pressant le pas vers l'arrêt de tramway le plus proche car il n'a qu'une hâte après une nuit passée a l'usine: rentrer chez lui et dormir dans un lit bien chaud.
Seulement voilà, notre homme est un fumeur, alors il s'arrête en route pour s'acheter des cigarettes et perd un peu de temps à faire la queue...
Un temps précieux qui signifie pour lui que si il manque le premier tramway, il devra passer vingt bonnes minutes à geler dehors en attendant le prochain.
Il aurait dû y penser avant, oui, mais voilà, l'appel de la nicotine était le plus fort.
Il reprend donc son chemin en pressant le pas, mais soudain, il voit au loin arriver le véhicule rouge. Pas une minute à perdre, il se met a courir, courir, mais ce n'est pas facile avec ce verglas...
Il arrive enfin à hauteur du tramway, quelques mètres encore, il traverse la rue sans prendre gare...et un deuxième tramway, qui passe en sens inverse le percute de plein fouet!
Arrêt de la machine, signal d'alarme, stupéfaction des passagers, et puis tout le monde descend, pour voir ce qui s'est passe.
La scène est épouvantable...le malheureux gît là...entre les rails, dans un amas de chairs broyées, les passants sont ahuris, certains se sentent mal...d'autres cherchent désespérément a joindre les secours.
Le conducteur, livide, est assis à terre la tête dans les mains, sans pouvoir dire un mot...
Et pourtant, cette histoire fait encore rire la ville entière quand quelqu'un la raconte...pourquoi?
Inscription à :
Articles (Atom)



