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dimanche 4 août 2013
Juste avant...
Je réfléchissais à ces instants où l'on sait, au fond de soi que quelque chose est sur le point de se passer, où l'intuition vous serre la gorge et où tout est possible, le pire comme le meilleur.
Au fond, la vie est faite d'une alternance de moments spéciaux coincés entre des "juste-avant".
Juste avant un heureux événement quel qu'il soit, et qui va changer votre vie : le stress des futurs mariés "juste avant"...
Le "juste avant" si spécial du premier rendez-vous, moment tant attendu, mais qui vous ôte le sommeil, sans pitié, qui vous taraude de mille questions.
Le "juste avant" l'accident, ce moment si parfait où l'on se croît maître du monde, invincible et qu'on ne sait pas encore qu'au détour d'un chemin la fin du film vous guette.
Le "juste avant" le grand plongeon, à la piscine, quand vous êtes un gamin et que toute la classe vous regarde, celui qui vous fait avancer, le cœur au bord des lèvres, alors que vous donneriez tout pour être ailleurs.
Le "juste avant" le verdict, celui qui précède le moment où le médecin vous annonce les résultats de vos analyses.
Je pourrais en énumérer des lignes et des lignes, des instants vécus, que j'ai vécu, que vous avez vécu, des "juste avant" tellement différents, et à la fois universels.
Des histoires si personnelles et qui pourtant ont toutes un point en commun : le moment d'insouciance, de délicieuse insouciance qui précède le drame, ou au contraire, le moment de doute, d'effroi, qui précède un grand soulagement.
Nous sommes tous si différents, nos vies ne se ressemblent en rien, mais tous nous vivons pour des raisons variées ce petit moment bien à nous, qu'on ne partage que très rarement et qui nous rend plus vulnérable, plus humain, qui met notre âme et notre cœur à nu.
L'instant où tout va se décider, le coup de poker qui fait que la donne a été clémente ou qu'on perd tous nos jetons.
On ne décide pas de ces instants, encore moins de leur issue, mais ce que j'ai appris, c'est que l'important, c'est de vivre "juste avant"...
jeudi 6 juin 2013
Soyons tous des mongolfières!
J'aimais la chanson de Gainsbourg qui disait "Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve". Ce n'est que bien plus tard pourtant que j'ai vraiment saisi de quoi il s'agissait.
Le monde est divisé en trois camps : ceux qui ont le bonheur à portée de main mais qui le fuient obstinément, de peur de le perdre, ceux qui poursuivent tout aussi obstinément un bonheur imaginaire en passant la plupart du temps à côté des chances que leur offre la vie, et enfin ceux, les moins nombreux peut-être, qui n'ont pas peur.
Ces rares téméraires qui risquent tout parce que quelque part, au fond de leur cœur ils savent, ils sentent, que sans risque, on ne gagne rien, que sans investissement, il n'y a pas de gain, et qu'enfin il est plus facile de vivre avec les souvenirs des échecs de ce qu'on a tenté qu'avec les fantômes tenaces de ce qui aurait pu être si seulement on avait osé...
Pas facile tous les jours d'escalader la falaise, au risque de se fracasser sur les rochers, et puis, qui vous encourage lorsque vous mettez votre vie sans dessus dessous? (Remarquez au passage que cela permet également de faire le tri dans les soit-disant amis, ce qui n'est pas négligeable) .
Pourtant, si le bonheur a un prix, c'est bien celui-là, la vie m'a donné raison, même si la route est longue et sinueuse.
Rien n'est plus lourd que des illusions, des espoirs vains, c'est le lest qui vous retiendra au sol, si fermement que vous finirez par en étouffer...
Coupez la corde, même si vous vous blessez un peu au passage, au final, les cicatrices raconteront votre histoire, l'envol en vaut la peine.
Le monde est divisé en trois camps : ceux qui ont le bonheur à portée de main mais qui le fuient obstinément, de peur de le perdre, ceux qui poursuivent tout aussi obstinément un bonheur imaginaire en passant la plupart du temps à côté des chances que leur offre la vie, et enfin ceux, les moins nombreux peut-être, qui n'ont pas peur.
Ces rares téméraires qui risquent tout parce que quelque part, au fond de leur cœur ils savent, ils sentent, que sans risque, on ne gagne rien, que sans investissement, il n'y a pas de gain, et qu'enfin il est plus facile de vivre avec les souvenirs des échecs de ce qu'on a tenté qu'avec les fantômes tenaces de ce qui aurait pu être si seulement on avait osé...
Pas facile tous les jours d'escalader la falaise, au risque de se fracasser sur les rochers, et puis, qui vous encourage lorsque vous mettez votre vie sans dessus dessous? (Remarquez au passage que cela permet également de faire le tri dans les soit-disant amis, ce qui n'est pas négligeable) .
Pourtant, si le bonheur a un prix, c'est bien celui-là, la vie m'a donné raison, même si la route est longue et sinueuse.
Rien n'est plus lourd que des illusions, des espoirs vains, c'est le lest qui vous retiendra au sol, si fermement que vous finirez par en étouffer...
Coupez la corde, même si vous vous blessez un peu au passage, au final, les cicatrices raconteront votre histoire, l'envol en vaut la peine.
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