Notre appréhension était grande, après la première enquête sociale...
Et si le nouvel enquêteur était aussi peu compétant que le premier?
Et si la mère des petites mentait à nouveau (sur ce point, jamais de déception)?
Et si l'enquêteur se laissait berner par les apparences?
La première visite eut lieu un jour d'hiver (l'audience avait eu lieu mi-septembre, ajoutez à cela le délai de paperasserie et vous recevez le jugement provisoire sur papier fin octobre...heureusement, il y avait urgence!).
Notre avocate nous avait dit que l'enquêteur était choisi par la Juge car ils travaillaient en étroite collaboration depuis plusieurs années. Ce n'était pas franchement rassurant, car cette Juge était réputée pour accorder la garde des enfants quasi- systématiquement à la mère...
Je me souviens d'un homme qui avait une allure de "Papa-gâteau". Un monsieur très calme, d'une infinie douceur avec les Minettes. Il ne les traitait pas comme des "numéros de dossiers", mais leur parlait doucement.
Il demanda à voir les filles une à une dans leur chambre, pour un entretien.
C'était déjà un bon point : le premier enquêteur n'avait même pas auditionné les Minettes lorsqu'il était venu à la maison, et nous apprîmes plus tard qu'il avait posé des questions aux filles lorsqu'elles étaient chez leur mère...en présence de cette dernière. Inutile de dire que les filles n'ont jamais osé dire la vérité!
A la maison, ce fut différent, mais ça, nous l'avons appris une fois les entretiens terminés.
L'enquêteur nous informa que les discussions avec les filles n'étaient qu'une formalité, parce qu'il avait demandé à s'entretenir de la même façon avec elles chez la mère et n'avait obtenu que des réponses apprises par cœur. "on veut habiter chez maman parce que chez papa, on a peur et notre belle-mère nous frappe sans arrêt."
Devant nos yeux grands ouverts, l'enquêteur nous rassura en disant qu'en des années de carrière, il savait repérer les signes invoquant une violence quelconque et qu'il était évident que les filles étaient épanouies à la maison.. OUF! Enfin...
Il ne dit rien d'autre au sujet de sa première visite chez la mère, mais nous informa simplement qu'il demanderait à la revoir car certains points l'inquiétaient, mais il souhaitait d'abord s'entretenir avec les enseignants des filles avant de la revoir.
Ce fut, ce soir là une petite lumière qui se ralluma dans nos cœurs. Peut-être qu'avec un peu de chance, la Juge percevrait un peu mieux la situation dramatique dans laquelle étaient les Minettes avec cette nouvelle lueur d'espoir?
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mardi 23 avril 2013
samedi 20 avril 2013
Les jeux sont faits...
Nous avons la malchance d'habiter dans une ville où aucun Juge des Affaires Familiales n'a été nommé pendant deux ans... Si, si, ça existe, en France, au XXIème siècle.
C'est vrai, quoi, vous volez une bicyclette, vous aurez droit à un juge, mais si vous êtes un môme en galère, il n'y a plus personne... Là où il y a urgence, les délais s'étalent sur des mois...
Faute de Juge à plein temps, ce sont des Juges "intérimaires" qui remplissaient la fonction de Juge des Familles. Appelez cela de la malchance, mais l'audience qui devait avoir lieu normalement au mois de mai, soit cinq mois (affreusement longs pour les filles comme pour nous) après que notre demande fut enregistrée, cette fichue audience que l'on attendait tant, n'a pas eu lieu...
Pourquoi? Oh, tout simplement parce que nous avions déposé une double requête : devant le Juge des Enfants et le Juge des Familles. Pas de bol, le Juge des Enfants étant celui qui devait présider l'audience de mai, et un Juge ne pouvant remplir ces deux fonctions à la fois pour la même affaire, notre audience a tout simplement été rayée et reportée au mois de septembre.
Rage, dégoût, dépit, tristesse, impuissance, ce que nous avons ressenti à ce moment là ne se décrit pas, ça se vit.
Le pire, c'était de dire aux minettes que malgré leurs constantes demandes, nous ne pouvions les garder auprès de nous et qu'elles devaient rester une semaine sur deux chez leur "mère"...allez donc expliquer ça à des petites filles...
Nous voilà donc repartis jusqu'au mois de septembre...
La "mère", elle, ne perdait pas de temps : fausse déclaration à la CAF indiquant que nous refusions de remplir notre devoir de garde alternée et qu'elle assumait seule l'éducation des petites...ce qui nous a valu de rembourser toutes les prestations sociales versées sur les trois mois précédent sa déclaration.
Ah oui, tiens, la CAF, autre machine qui mériterait un bon dépoussiérage... Sur simple déclaration de la "mère" des filles, les modalités des prestations sociales furent modifiées... Sans présentation de justificatif, sans convocation afin de vérifier ses dires.
Nous avons donc pris rendez-vous et avons montré le jugement datant de la séparation où il était clairement indiqué de quelle façon le Papa et la "mère" percevaient les différentes prestations sociales. Grand moment de solitude de la conseillère que nous avons rencontré. "Euh, je ne comprends pas, effectivement, il y a eu une erreur, les versements n'auraient pas dû être effectués sur le compte de la mère et vous n'auriez pas dû rembourser ce montant". "Nous allons faire une enquête".
L'enquête a bien été effectuée, deux ans après, nous n'avons pas de nouvelles. Restent les mots de l'enquêteur pour nous consoler "Mais, sur le jugement, la mère est sensée couvrir la moitié des frais d'éducation liés aux filles, par contre, d'après les pièces dont je dispose, c'est vous qui prenez tout à votre charge, c'est vous qui vous occupez de tout, alors elle, dans tout ça, elle fait quoi?"... Au moins, ce monsieur avait effectué son travail correctement, même s'il semblait aussi dépassé que nous par les évènements.
Entre temps, les filles continuaient à vivre un cauchemar : cris, coups, mauvais traitement, reproches et coups parce que la plus grande avait grandi et que ses vêtements ne lui allaient plus, reproches parce qu'elles mangeaient trop et elles lui coûtaient trop cher, reproches, reproches, reproches....
Dîtes, vous faîtes quoi, vous, quand une petite fille vient s'asseoir sur vos genoux en disant qu'elle veut parler au Juge et lui dire qu'elle ne veut plus retourner chez sa mère et qu'elle en a assez parce que les semaines où elle est là-bas, les enfants à l'école se moquent d'elle et la traitent d'épouvantail?
La plus petite, elle, avait une autre méthode : celle de l'huître...elle s'enfermait dans sa coquille et rien ne "la touchait".
Septembre...tenir jusqu'en septembre...
C'est vrai, quoi, vous volez une bicyclette, vous aurez droit à un juge, mais si vous êtes un môme en galère, il n'y a plus personne... Là où il y a urgence, les délais s'étalent sur des mois...
Faute de Juge à plein temps, ce sont des Juges "intérimaires" qui remplissaient la fonction de Juge des Familles. Appelez cela de la malchance, mais l'audience qui devait avoir lieu normalement au mois de mai, soit cinq mois (affreusement longs pour les filles comme pour nous) après que notre demande fut enregistrée, cette fichue audience que l'on attendait tant, n'a pas eu lieu...
Pourquoi? Oh, tout simplement parce que nous avions déposé une double requête : devant le Juge des Enfants et le Juge des Familles. Pas de bol, le Juge des Enfants étant celui qui devait présider l'audience de mai, et un Juge ne pouvant remplir ces deux fonctions à la fois pour la même affaire, notre audience a tout simplement été rayée et reportée au mois de septembre.
Rage, dégoût, dépit, tristesse, impuissance, ce que nous avons ressenti à ce moment là ne se décrit pas, ça se vit.
Le pire, c'était de dire aux minettes que malgré leurs constantes demandes, nous ne pouvions les garder auprès de nous et qu'elles devaient rester une semaine sur deux chez leur "mère"...allez donc expliquer ça à des petites filles...
Nous voilà donc repartis jusqu'au mois de septembre...
La "mère", elle, ne perdait pas de temps : fausse déclaration à la CAF indiquant que nous refusions de remplir notre devoir de garde alternée et qu'elle assumait seule l'éducation des petites...ce qui nous a valu de rembourser toutes les prestations sociales versées sur les trois mois précédent sa déclaration.
Ah oui, tiens, la CAF, autre machine qui mériterait un bon dépoussiérage... Sur simple déclaration de la "mère" des filles, les modalités des prestations sociales furent modifiées... Sans présentation de justificatif, sans convocation afin de vérifier ses dires.
Nous avons donc pris rendez-vous et avons montré le jugement datant de la séparation où il était clairement indiqué de quelle façon le Papa et la "mère" percevaient les différentes prestations sociales. Grand moment de solitude de la conseillère que nous avons rencontré. "Euh, je ne comprends pas, effectivement, il y a eu une erreur, les versements n'auraient pas dû être effectués sur le compte de la mère et vous n'auriez pas dû rembourser ce montant". "Nous allons faire une enquête".
L'enquête a bien été effectuée, deux ans après, nous n'avons pas de nouvelles. Restent les mots de l'enquêteur pour nous consoler "Mais, sur le jugement, la mère est sensée couvrir la moitié des frais d'éducation liés aux filles, par contre, d'après les pièces dont je dispose, c'est vous qui prenez tout à votre charge, c'est vous qui vous occupez de tout, alors elle, dans tout ça, elle fait quoi?"... Au moins, ce monsieur avait effectué son travail correctement, même s'il semblait aussi dépassé que nous par les évènements.
Entre temps, les filles continuaient à vivre un cauchemar : cris, coups, mauvais traitement, reproches et coups parce que la plus grande avait grandi et que ses vêtements ne lui allaient plus, reproches parce qu'elles mangeaient trop et elles lui coûtaient trop cher, reproches, reproches, reproches....
Dîtes, vous faîtes quoi, vous, quand une petite fille vient s'asseoir sur vos genoux en disant qu'elle veut parler au Juge et lui dire qu'elle ne veut plus retourner chez sa mère et qu'elle en a assez parce que les semaines où elle est là-bas, les enfants à l'école se moquent d'elle et la traitent d'épouvantail?
La plus petite, elle, avait une autre méthode : celle de l'huître...elle s'enfermait dans sa coquille et rien ne "la touchait".
Septembre...tenir jusqu'en septembre...
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lundi 15 avril 2013
La Nounouche Ronronnifère...
Vous-ai-je déjà parlé de la Nounouche?
Cette boule de poils est arrivée dans ma vie à un moment où plus rien ne me disait... (voir ici)
Je me sentais vide, au sens propre comme au figuré, et je m'attendais à tout sauf à craquer pour une petite bestiole.
J'avais décidé d'enfermer mon cœur dans une armure de métal tout froid et bien solide, de ne plus laisser entrer la lumière.
Et puis un jour, au boulot, un de mes collègues m'a dit qu'il avait une petite boîte à ronron qu'il voulait laisser entre de bonnes mains, et comme il savait que Nounou était un chat gâté...limite pourri, il a pensé à moi.
Je lui ai d'abord dit non. Et puis il m'a montré une photo de la Nounouche!
J'ai regardé sa petite frimousse, sa petite patte qu'on croirait trempée dans un petit pot de crème, et j'ai senti mon cœur fondre instantanément.
Quand je l'ai prise dans la main (elle était minuscule) il s'est passé quelque chose d'indescriptible.
Nous l'avons ramenée à la maison, mais comme Môssieur Nounou faisait son fier (en fait, il était victime d'une poltronite aigüe, mais ça, nous l'avons deviné plus tard) je l'ai gardée dans mes bras, et c'est tout naturellement qu'en pleine nuit, elle est venue se blottir dans mon cou.
C'est une machine à câlins, elle fait plus de bruit qu'un moteur quand elle ronronne, mais le fait est que le monde peut s'écrouler autour de moi, quand la Nounouche s'enroule autour de mon cou en ronronnant, c'est magique, tout va bien!
Sans le savoir, cette petite bestiole de caractère (elle mène son "tonton Nounou" à la baguette) m'a sortie du gouffre où je sombrais...
C'est ma thérapie, ma ronron thérapie, pour être exacte, Nounou fait le pitre pour me changer les idées et la Nounouche efface mes peines avec ses câlins, de vrais compères!
Tout le monde a besoin d'anges gardiens, les miens n'ont pas d'ailes, pas d'auréoles : ils ont quatre pattes et aiment les croquettes, mais je ne les échangerais pour rien au monde...
Cette boule de poils est arrivée dans ma vie à un moment où plus rien ne me disait... (voir ici)
Je me sentais vide, au sens propre comme au figuré, et je m'attendais à tout sauf à craquer pour une petite bestiole.
J'avais décidé d'enfermer mon cœur dans une armure de métal tout froid et bien solide, de ne plus laisser entrer la lumière.
Et puis un jour, au boulot, un de mes collègues m'a dit qu'il avait une petite boîte à ronron qu'il voulait laisser entre de bonnes mains, et comme il savait que Nounou était un chat gâté...limite pourri, il a pensé à moi.
Je lui ai d'abord dit non. Et puis il m'a montré une photo de la Nounouche!
J'ai regardé sa petite frimousse, sa petite patte qu'on croirait trempée dans un petit pot de crème, et j'ai senti mon cœur fondre instantanément.
Quand je l'ai prise dans la main (elle était minuscule) il s'est passé quelque chose d'indescriptible.
Nous l'avons ramenée à la maison, mais comme Môssieur Nounou faisait son fier (en fait, il était victime d'une poltronite aigüe, mais ça, nous l'avons deviné plus tard) je l'ai gardée dans mes bras, et c'est tout naturellement qu'en pleine nuit, elle est venue se blottir dans mon cou.
C'est une machine à câlins, elle fait plus de bruit qu'un moteur quand elle ronronne, mais le fait est que le monde peut s'écrouler autour de moi, quand la Nounouche s'enroule autour de mon cou en ronronnant, c'est magique, tout va bien!
Sans le savoir, cette petite bestiole de caractère (elle mène son "tonton Nounou" à la baguette) m'a sortie du gouffre où je sombrais...
C'est ma thérapie, ma ronron thérapie, pour être exacte, Nounou fait le pitre pour me changer les idées et la Nounouche efface mes peines avec ses câlins, de vrais compères!
Tout le monde a besoin d'anges gardiens, les miens n'ont pas d'ailes, pas d'auréoles : ils ont quatre pattes et aiment les croquettes, mais je ne les échangerais pour rien au monde...
mardi 9 avril 2013
Mal de mère.
J'ai caressé un rêve, du bout des doigts
Un bonheur aussi grand qu'éphémère
Je n'ai jamais tant voulu te connaître, toi
Le petit être qui allait faire de moi une mère
J'ai savouré chaque instant, chaque jour,
Je faisais de jolis rêves avec Papa,
Tu étais attendu, voulu, pétri d'amour,
Et un jour j'appris que tu ne serais jamais là...
Il m'en aura fallu du temps, pour te dire au revoir,
Ma peine, elle, est restée, elle m'accompagne à chaque instant,
Nous t'avions tant attendu, la vie sans toi semblait si dérisoire...
Et puis un jour, à nouveau ce fut l'espoir,
Une joie mêlée à une pointe de tristesse, et un rêve qui renaît
Sans jamais te remplacer, nous avons recommencé à aimer
Nous avons fait une place dans notre cœur blessé,
Et nous avons ouvert nos bras à un nouveau bébé
Triste sort que le mien de ne pouvoir vous connaître
Moi qui aurait tout donné pour vous voir naître
Je dois me contenter de mes rêves brisés
Et mon coeur n'a de cesse que de me remémorer
Ces instants si précieux où je vous attendais
Cette attente ne m'a laissé qu'une blessure amère
A trop vous avoir aimés, à trop vous avoir rêvés
Il ne me reste à présent rien d'autre qu'un mal de mère...
samedi 6 avril 2013
A vous qui me lisez...
C'est drôle, j'ai remarqué depuis peu que si peu de personnes
rebondissaient sur mes articles en public, nombre étaient ceux qui
venaient me trouver en privé pour me poser des questions, ou même, ce
qui m’étonne vu que je ne pense pas être un puits de science, me
demander conseil.
J'ai pensé que ce serait juste de dire un petit mot ici, juste pour vous remercier de la confiance que vous m'accordez. Je ne sais pas si je mérite autant de crédit, mais je m'efforce de répondre a chacun, chacune, en étant la plus sincère possible, même si de ce fait, mes réponses ne sont pas toujours celles espérées.
Je reçois aussi bon nombre de confidences...certaines qui me donnent espoir et me disent que je suis sur le bon chemin, qu'il y a des gens, perdus dans la foule qui avancent en apprenant, en se servant de leur cœur et qui - quand ils trébuchent - savent toujours en tirer des leçons et au final se relèvent plus forts qu'avant...
Et puis je vois aussi des gens qui souffrent, deux côtés qui s'appellent sans jamais se rejoindre, les deux rives qui se côtoient, se connaissent, mais jamais ne se touchent, jamais ne bâtissent le pont de peur de le voir s'effondrer et leurs espoirs avec...
A ceux là, je dirais qu'il y a toujours des risques, dans la vie, que des ponts, il faut en bâtir des tas avant que l'on ne trouve celui qui ne lâchera pas, mais que ça vaut la peine de tenter l'aventure.
J'ai vu des histoires en parallèle, des rendez vous manqués, parce que trop tôt, parce que trop tard, des regrets de ne pas avoir fait ce qu'il fallait, de ne pas avoir trouvé les mots, d'avoir baissé les bras trop vite, des déchirures parce qu'on a mis fin a quelque chose qui avait bien plus de valeur que ce qu'on imaginait...
Et si vous êtes venus vers moi pour me parler de vos histoires, sachez qu'en chacune d'elle, je me suis reconnue...un peu...vos larmes, à un moment ou à un autre, elles ont été les miennes, vos remords, je les ai portés aussi, vos blessures, même si elles portent un autre prénom, je les ai senties me déchirer....
Mais au final, je sais aussi qu’après tout ça, il y a demain, même si on n'y croit plus, même si on n'en veut plus, même si on se débat tant bien que mal et qu'on veut s'enfermer loin de tout, demain arrive de toute façon...et même si il fait mal, au début, ce demain là, il faut lui laisser une chance, parce que souvent, le demain qui nous attend est bien plus doux et rassurant que tous les hiers que l'on regrettait tant...
Et si la vraie sagesse, , se cachait dans la folie de celui, de celle qui écoute son cœur alors que tous autour de lui essaient de lui faire prendre un autre chemin ?
J'ai pensé que ce serait juste de dire un petit mot ici, juste pour vous remercier de la confiance que vous m'accordez. Je ne sais pas si je mérite autant de crédit, mais je m'efforce de répondre a chacun, chacune, en étant la plus sincère possible, même si de ce fait, mes réponses ne sont pas toujours celles espérées.
Je reçois aussi bon nombre de confidences...certaines qui me donnent espoir et me disent que je suis sur le bon chemin, qu'il y a des gens, perdus dans la foule qui avancent en apprenant, en se servant de leur cœur et qui - quand ils trébuchent - savent toujours en tirer des leçons et au final se relèvent plus forts qu'avant...
Et puis je vois aussi des gens qui souffrent, deux côtés qui s'appellent sans jamais se rejoindre, les deux rives qui se côtoient, se connaissent, mais jamais ne se touchent, jamais ne bâtissent le pont de peur de le voir s'effondrer et leurs espoirs avec...
A ceux là, je dirais qu'il y a toujours des risques, dans la vie, que des ponts, il faut en bâtir des tas avant que l'on ne trouve celui qui ne lâchera pas, mais que ça vaut la peine de tenter l'aventure.
J'ai vu des histoires en parallèle, des rendez vous manqués, parce que trop tôt, parce que trop tard, des regrets de ne pas avoir fait ce qu'il fallait, de ne pas avoir trouvé les mots, d'avoir baissé les bras trop vite, des déchirures parce qu'on a mis fin a quelque chose qui avait bien plus de valeur que ce qu'on imaginait...
Et si vous êtes venus vers moi pour me parler de vos histoires, sachez qu'en chacune d'elle, je me suis reconnue...un peu...vos larmes, à un moment ou à un autre, elles ont été les miennes, vos remords, je les ai portés aussi, vos blessures, même si elles portent un autre prénom, je les ai senties me déchirer....
Mais au final, je sais aussi qu’après tout ça, il y a demain, même si on n'y croit plus, même si on n'en veut plus, même si on se débat tant bien que mal et qu'on veut s'enfermer loin de tout, demain arrive de toute façon...et même si il fait mal, au début, ce demain là, il faut lui laisser une chance, parce que souvent, le demain qui nous attend est bien plus doux et rassurant que tous les hiers que l'on regrettait tant...
Et si la vraie sagesse, , se cachait dans la folie de celui, de celle qui écoute son cœur alors que tous autour de lui essaient de lui faire prendre un autre chemin ?
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