Aujourd'hui, il s'est passé une chose qui m'a blessée profondément.
J'ai perdu un ami.
En fait, il y a deux ans maintenant qu'il est parti voir pour un monde plus calme, mais je gardais précieusement ses petits mots laissés ça et là sur un réseau social.
Je n'ai que très peu de contacts, je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et quand il est parti, contrairement à d'autres qui ont supprimé sa page de leur liste, je l'ai gardée...
On ne cesse pas d'être un ami simplement parce qu'on meurt, l'histoire ne s'arrête pas là.
Et aujourd'hui, voilà que l'on supprime son compte...d'un petit clic, une personne a gommé arbitrairement de jolis souvenirs, de jolies pages du livre qu'est ma vie.
Je suis restée là, sans mot, devant mon écran, assommée...je n'imaginais pas que cela aurait une telle portée, mais ce soir je suis bien triste.
Je fais partie de ceux que mon amie Maddy appelle " les gardeurs". Je n'oublie pas.
Certes, je peux sortir de votre vie pendant un temps, prendre des distances, volontairement ou pas, mais au moment où vous vous y attendrez le moins, je serai là. Fidèle.
J'ai gardé dans le répertoire de mon téléphone, en bonne place, le numéro de mon amie C.
Une femme d'exception, partie trop tôt au détour d'un virage.
Son éclat de rire me manque toujours, et à chaque fois que je vois son prénom sur ma liste de contacts, il résonne dans un coin de ma tête...
Je ne m'habitue pas à l'absence des gens que j'aime, je fais avec tant bien que mal.
Et malgré mon amour des mots, il y en a un que je ne peux pas voir... "adieux"...
Je lui préfère de loin son cousin "au-revoir".
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mardi 4 juin 2013
dimanche 2 juin 2013
Bonne à rien...
Ça ne vous arrive jamais, à vous, d'avoir ce sentiment que vous n'êtes bon(ne) à rien?
Cet espèce de vertige qui vous prend, qui vous serre les tripes et qui vous fait prendre conscience d'un seul coup que malgré toute votre bonne volonté, il y a des choses qui vous échappent.
J'écris chaque jour, pour vous, pour nous, mais parfois, je me retrouve sans voix, sans mots pour soulager, réconforter.
Comment trouver des mots pour une amie qui traverse une sale maladie, un ami qui a de la peine, des proches qui doivent faire des choix, parfois difficiles et qui changeront le cours de leur vie?
Et pour les au-revoir qu'on voit pointer à l'horizon, encore très loin, mais qu'on sait inéluctables...comment on fait?
Je n'ai pas de mode d'emploi, pas de notice d'utilisation, on se retrouve un jour sur terre avec toutes ces choses à gérer, une barque avec laquelle il faut naviguer, mais parfois, l'énergie pour ramer nous manque...
Se laisser porter par le courant? C'est une solution, mais dans ce cas on est sûr de finir dans le sillon qu'un bateau qui passe près de vous et le risque de couler se fait sentir.
Non, je préfère ramer, mais j'avoue qu'entre ma volonté de réparer le monde et les peines que je vois autour de moi, mon cœur est bien lourd en ce moment.
C'est dans ces moments là je crois, que ma vraie nature reprend le dessus, l'être humain est une merveilleuse machine qui m'étonne chaque jour...
Alors faute de soigner, de guérir, d'aider comme je le voudrais pour soulager tout simplement, je remets mon nez rouge et je repars pour un tour de piste, parce tant qu'à pleurer, autant que ce soit de rire!
Cet espèce de vertige qui vous prend, qui vous serre les tripes et qui vous fait prendre conscience d'un seul coup que malgré toute votre bonne volonté, il y a des choses qui vous échappent.
J'écris chaque jour, pour vous, pour nous, mais parfois, je me retrouve sans voix, sans mots pour soulager, réconforter.
Comment trouver des mots pour une amie qui traverse une sale maladie, un ami qui a de la peine, des proches qui doivent faire des choix, parfois difficiles et qui changeront le cours de leur vie?
Et pour les au-revoir qu'on voit pointer à l'horizon, encore très loin, mais qu'on sait inéluctables...comment on fait?
Je n'ai pas de mode d'emploi, pas de notice d'utilisation, on se retrouve un jour sur terre avec toutes ces choses à gérer, une barque avec laquelle il faut naviguer, mais parfois, l'énergie pour ramer nous manque...
Se laisser porter par le courant? C'est une solution, mais dans ce cas on est sûr de finir dans le sillon qu'un bateau qui passe près de vous et le risque de couler se fait sentir.
Non, je préfère ramer, mais j'avoue qu'entre ma volonté de réparer le monde et les peines que je vois autour de moi, mon cœur est bien lourd en ce moment.
C'est dans ces moments là je crois, que ma vraie nature reprend le dessus, l'être humain est une merveilleuse machine qui m'étonne chaque jour...
Alors faute de soigner, de guérir, d'aider comme je le voudrais pour soulager tout simplement, je remets mon nez rouge et je repars pour un tour de piste, parce tant qu'à pleurer, autant que ce soit de rire!
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samedi 4 mai 2013
Papatte, un pull safran et de l'eau salée...
Papatte est parti pour voir les étoiles de plus près le 27 janvier 2005, un jour d'hiver ou il faisait très froid.
A vrai dire, je ne me souviens plus grand chose de ce qui s'est passé ce jour là, je sais seulement qu'il y avait de la neige, beaucoup de neige, juste comme il aimait.
Je savais qu'il ne reviendrait pas de sa dernière visite chez le vétérinaire, c'est dur de savoir que c'est fini et qu'on n'y peut rien.
Je l'ai porte dans mes bras, enroulé dans sa couverture bleue, celle toute douce qu'il adorait. Et pendant toute la route, j'ai pleuré... je pleure toujours, en y pensant, même la, en vous écrivant...je voyais le chemin tout trouble à travers l'eau salée.
Ensuite, je ne veux plus me rappeler, je sais seulement que je lui ai parlé tout bas à l'oreille, comme il aimait et qu'il est parti avec ma bouche sur sa grosse truffe.
Je sais que ce jour là je portais un pull safran que je ne me suis jamais résolue à remettre depuis.
Et puis je sais que pour moi, il restera toujours le chiot qui s'asseyait sur ma poitrine, la nuit, pour me regarder respirer, ensuite, quand il a grandi, il savait à quelle heure je me réveillais et il était toujours près de mon lit à me fixer avec ses grands yeux, elle me manque encore, cette image...tous les jours.
Et puis il aimait bien faire le fou avec moi l'été, dans le jardin, mais plus que tout, il savait tout... je n'avais pas besoin de lui dire quoi que soit: si ça n'allait pas, il venait poser sa truffe dans ma main et ça soignait toutes mes peines... il savait tout, je vous dis.
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