Avant de recevoir, il faut savoir donner.
La nature, plus intelligente que nous, le démontre chaque année : si vous voulez une récolte, il faut d'abord semer, être patient, prendre soin des jeunes pousses, puis enfin, vous pourrez admirer le fruit de votre labeur avant de le savourer.
Curieusement, ce que le commun des mortels comprend dans son jardin, il est incapable de l'appliquer dans les relations humaines.
Au lieu de semer, on attend un dû.
Au lieu de donner, on tend la main.
Si vous n'apprenez rien à votre enfant, il ne sera rien de plus qu'un petit animal sauvage.
Tout le monde n'a pas la chance d'être entouré par des proches chaleureux, par une famille unie, il est alors plus difficile de redistribuer ce qu'on ne reçoit pas au quotidien.
La gentillesse, ce n'est pas une maladie honteuse, c'est une denrée rare, précieuse.
Elle a cependant la particularité de s'accroître à mesure qu'on la distribue autour de soi.
Elle se mérite aussi.
Avant de la réclamer, il vous faut apprendre à l'offrir, à l'apprendre aux malchanceux qui ne la connaissent pas.
Attention toutefois à toujours semer avec votre cœur pas pour recevoir des quelconques "honneurs", pour briller en société.
La vraie gentillesse est discrète, elle s'offre sans papier cadeau étincelant, elle est cachée dans un mouchoir qu'on offre à celui qui pleure, dans une caresse à celui qui perd courage, dans un café réconfortant, dans un effort pour redonner le sourire à une âme en peine.
Elle se fout des "ma chérie", des grand gestes en public pour mieux se moquer des infortunes des voisins.
Ceux qui clament haut et fort être vos amis ne sont pas forcément sincères, et inversement, ceux qui se font discrets vous étonneront parfois de la force avec laquelle ils s'investiront dans votre bonheur.
Aux sales amis, je préfère les gens bons.
Le jeu de mot était facile, mais la phrase reste juste, et tant mieux si ça vous reste en tête.
Comment s'y retrouver alors, me demanderez-vous?
En regardant tout simplement autour de vous : les personnes de valeur sont celles qui ne se fieront pas aux apparences mais à ce que vous cachez dans le fond de votre cœur.
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dimanche 20 octobre 2013
mercredi 28 août 2013
Attention fragile!
Une petite chose brillante et fragile qu'on pose dans le creux de votre main, timidement, en espérant que vous en prendrez soin.
Sans doute, oui, quel que soit le cadeau qu'on vous a fait.
Je suis prête à parier que vous en avez pris un soin extrême de cette petite offrande.
Vous l'avez peut-être mise dans un écrin, dans une vitrine, à l'abri du chat espiègle, des petites mains des enfants, à l'abri des coups de vent, des chocs.
Le fait est que ce serait dommage de casser quelque chose d'aussi beau, d'aussi précieux.
Pourtant, le verre, le cristal, ça se remplace...on ne peut pas le recoller une fois brisé, certes, mais je vous assure, ça se remplace.
Ce qui m'interpelle, c'est que nous avons tous le même réflexe lorsque nous sommes en présence d'un vulgaire objet fragile.
Mais qu'en est-il des choses impalpables?
Qu'en est-il de l'irremplaçable, de ce qui n'a pas de prix?
Le soin est-il le même lorsqu'on vous confie des sentiments, de la confiance?
Mettrez-vous le coeur qui s'offre à vous dans un joli écrin garni de satin douillet?
Garderez-vous les sentiments qu'on vous offre avec la même attention, la même douceur que vous accorderiez à un vase de cristal acheté au magasin du coin?
Je ne sais pas. J'ai sans doute moi aussi blessé par inattention, parce que je ne mesurais pas à leur juste valeur des gestes bienveillants qui m'étaient adressés.
Cependant, chaque jour, je fais un petit pas dans la même direction, j'essaie de ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu'on me fasse.
C'est tout simple et peut être naïf, pas toujours facile (oui, quelque chose peut être simple sans nécessairement être facile, il faudra qu'on en parle un jour), mais j'essaie.
L'important, c'est d'apprendre de ses erreur, de ne pas blesser ceux qui nous aiment, et au contraire de ne plus se soucier de ceux qui ne jouent pas fair-play.
A trop perdre de temps avec les personnes qui prennent sans compter, on finit pas disparaître comme une peau de chagrin.
Reprenez le temps, l'attention que vous accordez aux gens sans valeur, d'autres, fidèles et justes, méritent le meilleur de vous.
Le bonheur ne vaut que s'il est partagé...avec les bonnes personnes, apprenez le tri sélectif, votre vie sera plus belle, plus respirable, vous pourrez alors donner sans compter aux personnes qui le méritent.
Et si vous n'êtes entouré(e) actuellement que de vautours, eh bien jouez à l'épouvantail, il faut faire place nette avant de vous faire de vrais amis, voire de trouver la personne qui partagera votre vie...
Les gens biens, ça se mérite, et ça vaut bien un petit effort de votre part.
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mercredi 21 août 2013
Vous me reconnaissez?
Je me donne parfois un peu trop facilement...
J'ai l'air un peu timide, je l'admets, mais quand on me caresse dans le sens du poil, je me laisse faire, je baisse la garde et je m'offre sans compter.
Violée, je l'ai déjà été, de nombreuses fois, souvent par des personnes que je pensais connaître.
Cent fois on se promet de rester sur ses gardes, mais voilà, la naïveté, l'innocence, font qu'on m'accorde parfois à la légère.
Je suis le cadeau qu'on donne timidement après les grosses blessures, lorsqu'on se dit qu'on ne se fera plus avoir, celui qu'on donne sans limite à ceux qui le méritent.
Oui, mais qui me mérite, qui mérite ce cadeau si précieux que je suis?
Les beaux parleurs savent m'arracher, les timides me gagnent patiemment, les premiers me piétinent à la première occasion, les seconds me chérissent comme le plus précieux des trésors.
Je suis l'objet de toutes les convoitises, les manipulateurs me regardent en salivant, sachant le pouvoir que je confère.
Aux grandes gueules pourtant, je préfère le charme douillet d'un cœur pur et discret.
Vous me croiserez souvent, dans votre vie, peut-être me reconnaîtrez-vous, peut-être prendrez-vous soin de moi?
Peut-être me déposera-t'on au creux de vos mains, comme une pierre précieuse que l'on devine, avant qu'elle ne soit taillée et resplendissante.
Prenez soin de moi comme on prend soin d'une jeune pousse, occupez-vous de moi, délicatement, patiemment, sans attendre rien d'autre en retour que ma beauté lorsque vous récolterez le fruit de votre travail.
Prenez soin de moi comme vous voudriez que l'on prenne soin de votre bien le plus précieux, parce que c'est ce que je suis...
Rappelez-vous qu'une fois brisée, personne n'a encore trouvé la colle qui saurait me réparer... je porterai encore le nom de Confiance, mais je n'en serai plus qu'une ombre...
J'ai l'air un peu timide, je l'admets, mais quand on me caresse dans le sens du poil, je me laisse faire, je baisse la garde et je m'offre sans compter.
Violée, je l'ai déjà été, de nombreuses fois, souvent par des personnes que je pensais connaître.
Cent fois on se promet de rester sur ses gardes, mais voilà, la naïveté, l'innocence, font qu'on m'accorde parfois à la légère.
Je suis le cadeau qu'on donne timidement après les grosses blessures, lorsqu'on se dit qu'on ne se fera plus avoir, celui qu'on donne sans limite à ceux qui le méritent.
Oui, mais qui me mérite, qui mérite ce cadeau si précieux que je suis?
Les beaux parleurs savent m'arracher, les timides me gagnent patiemment, les premiers me piétinent à la première occasion, les seconds me chérissent comme le plus précieux des trésors.
Je suis l'objet de toutes les convoitises, les manipulateurs me regardent en salivant, sachant le pouvoir que je confère.
Aux grandes gueules pourtant, je préfère le charme douillet d'un cœur pur et discret.
Vous me croiserez souvent, dans votre vie, peut-être me reconnaîtrez-vous, peut-être prendrez-vous soin de moi?
Peut-être me déposera-t'on au creux de vos mains, comme une pierre précieuse que l'on devine, avant qu'elle ne soit taillée et resplendissante.
Prenez soin de moi comme on prend soin d'une jeune pousse, occupez-vous de moi, délicatement, patiemment, sans attendre rien d'autre en retour que ma beauté lorsque vous récolterez le fruit de votre travail.
Prenez soin de moi comme vous voudriez que l'on prenne soin de votre bien le plus précieux, parce que c'est ce que je suis...
Rappelez-vous qu'une fois brisée, personne n'a encore trouvé la colle qui saurait me réparer... je porterai encore le nom de Confiance, mais je n'en serai plus qu'une ombre...
mercredi 5 juin 2013
A la guerre comme à la guerre!
Je me souviens des récits de mon Pépé, résistant, échappé de camp de travail forcé allemand, qui m'expliquait que pendant l'occupation, les gens bien se serraient les coudes...
Elle débloque, me direz-vous en lisant ces mots, il est où, le rapport avec notre époque?
Eh bien il n'est pas si bête que ça mon raisonnement, certes, pas de guerre à l'horizon, pas de tranchées, pas de camps de travail forcé... "forcé", non, mais une espèce de résistance qui s'organise, en petits groupes soudés, de jour en jour.
Non non, ce n'est pas au fin fond de l'Afghanistan qu'il faut chercher, mais ici, dans l'hexagone, autour de vous...
Je fais partie du mouvement, je tiens le coup, avec des collègues d'exception, des gens bien, que vous croisez peut-être au coin de votre rue sans soupçonner à quel point ils sont humains, attentionnés, je les connais, moi qu'il faut apprivoiser, je me suis laissée faire, et j'ai bien de la chance de les connaître.
Ayez un coup dur, et vous comprendrez à quel point c'est important d'être bien entouré.
Les Temps Modernes, Chaplin les avaient déjà décrits, mieux que je ne pourrais le faire, l'époque a changé, ce ne sont plus des machines mais des compteurs qui vous font presser la cadence, au rythme des appels et des dossiers à traiter.
Alors comment tenir dans ces conditions? Où trouver la force de se lever le matin pour aller travailler?
Dans un mot ancien mais qui redevient à la mode, hélas - oui, je dis hélas, parce que ce mot là n'existe que lorsque les temps sont durs - la Solidarité...
Elle débloque, me direz-vous en lisant ces mots, il est où, le rapport avec notre époque?
Eh bien il n'est pas si bête que ça mon raisonnement, certes, pas de guerre à l'horizon, pas de tranchées, pas de camps de travail forcé... "forcé", non, mais une espèce de résistance qui s'organise, en petits groupes soudés, de jour en jour.
Non non, ce n'est pas au fin fond de l'Afghanistan qu'il faut chercher, mais ici, dans l'hexagone, autour de vous...
Je fais partie du mouvement, je tiens le coup, avec des collègues d'exception, des gens bien, que vous croisez peut-être au coin de votre rue sans soupçonner à quel point ils sont humains, attentionnés, je les connais, moi qu'il faut apprivoiser, je me suis laissée faire, et j'ai bien de la chance de les connaître.
Ayez un coup dur, et vous comprendrez à quel point c'est important d'être bien entouré.
Les Temps Modernes, Chaplin les avaient déjà décrits, mieux que je ne pourrais le faire, l'époque a changé, ce ne sont plus des machines mais des compteurs qui vous font presser la cadence, au rythme des appels et des dossiers à traiter.
Alors comment tenir dans ces conditions? Où trouver la force de se lever le matin pour aller travailler?
Dans un mot ancien mais qui redevient à la mode, hélas - oui, je dis hélas, parce que ce mot là n'existe que lorsque les temps sont durs - la Solidarité...
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mercredi 1 mai 2013
Une journée mouvementée!
A l'époque, comme je l'avais déjà expliqué, je cherchais un emploi. Je postulais donc à tous types de postes susceptibles de correspondre à mon expérience professionnelle et je collectionnais les missions en intérim entre temps.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
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mardi 30 avril 2013
Pluie d'octobre.
J'ai donc envoyé un message tout simple, expliquant que je ne visitais plus le site parce que complètement inutile, et je lui ai donné quelques conseils sur le fonctionnement du service de sorties dont je faisais maintenant partie.
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
dimanche 21 avril 2013
Bienvenue chez moi!
Petite pause dans le récit de nos péripéties juridiques ce soir...mine de rien, c'est très éprouvant de replonger dans tout ça, dans les évènements qui ont entourés cette bataille aussi.
Alors je me suis dit que pour une fois, au lieu de parler de nous...eh bien j'allais parler de vous!
Grâce aux miracles de la techniques, j'ai une petite idée de qui vous êtes : il y a les "impatients", qui, je dois le dire, me touchent beaucoup, parce que je les vois arriver sur le blog aussitôt que mon article du jour paraît!
Je n'imaginais pas avoir de fidèles lecteurs, encore moins aux quatre coins du monde, sachez-le, vous êtes appréciés à votre juste valeur et je vous remercie de nous suivre aussi assidûment.
Et puis il y a les "timides", aussi, qui viennent un peu moins régulièrement, mais qui rattrapent ce qu'ils ont manqué en quatrième vitesse avant de disparaître à nouveau pendant quelques jours.
Je vois aussi des "passages clandestins", qui passent mais ne s'arrêtent pas, on ne peut pas plaire à tout le monde après tout.
Qui que vous soyez, quel que soit "le groupe" auquel vous appartenez, sachez que vous voir ici me remplit de bonheur.
Ces mots que j'éparpille ici sont à la fois des réflexions très personnelles sur des sujets qui me touchent et à la fois un témoignage qui peut-être éveillera la sensibilité de mes visiteurs à la situation de milliers de personnes en France, actuellement (bien qu'ailleurs ce ne soit peut-être pas franchement mieux, hélas...) .
Nous avons gagné une bataille, une sacrée bataille concernant les filles, et nous nous apprêtons à en entamer une autre en déposant une demande d'agrément en vue d'adopter, mais cette fois-ci, même si vous ne vous manifestez pas, en venant ici, vous nous soutenez et il est bien plus facile de retrousser nos manches en sachant que nous sommes soutenus.
Alors merci, merci d'être ici jour après jour, et si ça vous dit un jour de m'écrire un petit mot, sachez que je serai ravie à mon tour de faire votre connaissance.
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