Je chante comme une casserole, je le sais, je vis avec.
J'ai une bonne oreille, pourtant, ou du moins c'est ce qu'on dit, mais c'est comme ça, je ne chanterai jamais "Singing in the rain" sous une pluie battante comme Gene Kelly.
Par contre, je crois qu'un jour, je me risquerai à danser sous la pluie.
Je danse sans doute aussi mal que je chante, mais au moins, c'est silencieux, alors en choisissant bien l'endroit, à l'abri des regards, je crois que je me laisserai aller à cet élan primitif et enfantin qu'on appelle bonheur et qui - sans raison apparente - vous pousse un jour à vous jeter sous les trombes d'eau.
Mais pourquoi donc veut-elle danser sous la pluie vous demandez-vous?
Eh bien elle veut danser sous la pluie pour faire un pied de nez à toutes les vacheries qu'elle a vécu dans sa vie, pour conjurer le sort, pour effacer à grands coups de tonnerre les cris qu'elle n'a jamais laissé s'échapper.
Elle veut danser sous la pluie pour laver toute la saleté qu'elle a croisé, pas la poussière, non, la saleté des caractères de personnes qu'on nomme "humaines" à tort.
Elle veut, comme le torrent gonflé par les eaux de pluie après l'orage sentir gronder le sang dans ses veines, parce qu'après tout ça, après l'orage, après la tempête, il y a une vie, une paix, un coin de verdure qui embaume la forêt d'automne...
Elle veut du grand air, sentir ses poumons se déplier à en faire mal, de s'être trop retenue de respirer à fond.
Elle veut lever la tête, pas par fierté, pas par défi, mais juste parce que trop longtemps elle l'a baissé pour encaisser.
Elle dansera un jour, sous des trombes d'eau, comme les fous, comme les sales gosses qui désobéissent à leurs parents, elle dansera, mais pas maintenant, il lui faut d'abord retrouver des forces, celles qu'elle a brûlé, celles qui lui ont échappé, comme le sable fin file entre les doigts.
Un jour, elle dansera sous la pluie, parce que la vie, c'est ça, ce n'est pas attendre dans un coin que l'orage se calme, mais se jeter à corps perdu sous les nuages et faire de son mieux pour y trouver un bonheur tout neuf.
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mardi 23 juillet 2013
vendredi 12 juillet 2013
Ce que savent les anges...
Des jours et des nuits, le nez collé au carreau
Attendant que la roue tourne, que s'éveille ma vie
J'étais loin d'imaginer qu'un matin il referait beau.
Les anges ont cette particularité de ne jamais souffler mot,
Ils savent. En silence nous regardent d'en haut
Jamais ils ne brisent le pacte qui garde leurs lèvres scellées
Même quand leurs cœurs se serrent de nous voir tant espérer
Il m'aurait fallu un simple geste
Pour retrouver l'espoir d'un sort plus léger
Un battement d'aile aurait débarrassé mon cœur de son lest
A nouveau j'aurais osé vers le ciel regarder
J'aurais compris à quel point j'étais aveuglée,
A force de regarder les flaques de pluie et de larmes,
Peu à peu, mon bonheur s'y était dilué,
J'avais trop tôt rendu les armes.
Ce que savent vraiment les anges,
Jamais vous ne le devinerez,
Mais la vie m'a appris une chose étrange,
Que même après le plus rude des hivers, revient toujours l'été,
Qu'après les pluies et la grêle,
Fleurissent les plus jolis arcs-en ciel...
mardi 30 avril 2013
Pluie d'octobre.
J'ai donc envoyé un message tout simple, expliquant que je ne visitais plus le site parce que complètement inutile, et je lui ai donné quelques conseils sur le fonctionnement du service de sorties dont je faisais maintenant partie.
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
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