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dimanche 21 juillet 2013

Intime idée.

Mes vacances touchent à leur fin, avec elles je vois s'éloigner les petites pauses que je me suis accordée sur le blog.

Ce n'est pas de la fainéantise, encore moins la lassitude, mais je pars du principe que pour avoir matière à écrire, il faut aussi vivre, de temps en temps, chose que j'ai omise de faire ces derniers mois, voire même années.

Alors que je savoure encore mes dernières bouffées de liberté avant de reprendre l'esclavage qui assure ma pitance, je prends la résolution de penser un peu plus à moi pour pouvoir avec plus de légèreté m'atteler à m'occuper des autres.

Bon, c'est une résolution, hein, on sait ce que ça devient, les bonnes résolution avec le temps... (croisons toutefois nos petits doigts, on ne sait jamais) .

Hier soir, alors que je visitais quelques blogs, je me suis posé une question : pourquoi certains auteurs décident-ils d'emblée d'écrire sous leur nom réel, et d'autres empruntent-ils un pseudonyme ?

Quand j'ai commencé à écrire, cela me paraissait une évidence : mon blog serait anonyme.

Toutefois, le temps passant, je me demande si je ne manque pas d'honnêteté envers vous, mes lecteurs, envers moi aussi...

Est-ce plus facile pour moi d'écrire en tant que "Deux chats", ou serais-je plus à l'aise sous mon réel nom?

Ce rempart placé entre vous et moi est-il nécessaire, ou est-il un frein?

Plus jeune, je ne me serais même pas posée la question, ma timidité légendaire aurait choisi pour moi, mais maintenant...

Maintenant, j'ose.

" Ça ose tout les cons, c'est même à ça qu'on les reconnaît ! " écrivait Audiard,  serait-ce donc une connerie de me dévoiler?

Je ne sais pas, et depuis hier soir, je me pose la question.

Intime idée...intimidée.

mercredi 24 avril 2013

Banco!



Ce qui suit, bien qu'incroyable, est la stricte vérité, sans arrangement aucun de ma part. C'est ce qui figure noir sur blanc sur le rapport établi par l'enquêteur social...et ça dépasse de loin, de très, très loin, toute fiction...

 



 La seconde visite était attendue sans stress, nous savions maintenant que nous avions affaire à un enquêteur totalement impartial qui se contentait d'énumérer des faits. Son expérience lui donnait sans doute le recul nécessaire, et son humanité ne lui permettait pas, je pense, d'oublier que la vie de deux petites filles étaient en jeu.

Il vint début décembre, et ce qui devait être une visite de routine prit une tout autre tournure quand il nous expliqua qu'il ne souhaitait pas attendre les quatre mois prévus par la Juge des Familles pour rendre son rapport.

Il nous expliqua, même si je l'avoue ses mots ont eu du mal à entrer dans mon cerveau tant ce qu'il décrivait était à la fois abominable et aberrant.

Outre le fait qu'il avait constaté que les filles vivaient dans une atmosphère viciée, sans éducation pourtant nécessaire à deux enfants de cet âge, sans soin, avec des repas aléatoires, une hygiène aussi rudimentaire qu'épisodique, il avait été ébahi de voir le "culte" dans lequel leur mère les maintenaient en ce qui concernait son compagnon : 

"Papa est méchant, il ne nous laisse pas aller voir notre beau-père en prison". " On veut rester avec Maman et F. qui nous aime", etc...

Le plus extraordinaire fut d'apprendre que la mère avait finalement avoué à l'enquêteur (sans même qu'il eût à insister) que son compagnon était enfermé à tort en détention provisoire depuis près de deux ans à cause d'une "sale gamine" qui a profité d'un moment de faiblesse pour ensuite l'accuser de viol...

Nous apprîmes par la presse la vraie teneur des accusations qui étaient portées contre lui, lorsque le journal local retraça le procès : ce gentil "monsieur" avait violé sa nièce alors âgée de neuf ans deux années de suite...faits qu'il n'avait jamais nié, puisque pour lui c'est une chose normale.

Effectivement, tout à fait le genre de personne avec qui on souhaite vivre et avoir des enfants...ah oui, j'ai peut être oublié de le préciser : la "mère" des petites leur disait régulièrement que dès que son "homme" sortirait de prison, elles auraient très vite un petit frère ou une petite sœur... 

Comment peut-on, en étant "mère" de deux fillettes, soutenir avec un homme coupable de tels faits? Je me le demande encore dans mes pires cauchemars.

Après avoir eu des entretiens avec les enseignants qui confirmèrent que les filles vivaient très mal leur séjour chez leur "mère", l'enquêteur décida qu'il était temps pour lui de rendre son rapport...

jeudi 18 avril 2013

Un père et passe...




Et voilà donc Mr.D. avec ses filles, seul, à assumer le quotidien du jour au lendemain, pendant que leur mère vivait sa nouvelle vie, insouciante.


C'est Mr. D. qui a relancé leur mère pensant que s'il ne faisait rien pour qu'elle reprenne contact avec les Minettes, ces dernières lui reprocheraient une fois adultes, de les avoir privées de "maman" (pardonnez-moi les guillemets, mais à mes yeux, être mère, ça signifie autre chose qu'avoir son nom sur un bulletin de naissance) .

C'est donc à contre cœur, et suite au jugement qui a été rendu partageant la garde des filles que leur mère s'est vue "contrainte" de s'occuper de ses filles, une semaine sur deux.

Ce ne fut pas de tout repos : entre son nouveau compagnon pris de boisson qui voulait tabasser Mr. D. lorsque celui-ci ramenait les filles chez leur mère et les épisodes où le couple refusait de les prendre après une semaine passée chez leur Papa, Mr. D. dût recourir à la justice sous forme d'une main courante...

Quelques mois plus tard, les filles apprirent à leur père que le compagnon de leur mère était mystérieusement absent depuis des semaines... "il est malade" fût la version officielle délivrée par la mère pendant près de trois mois, jusqu'à ce qu'elle admette finalement qu'il avait été emmené par la gendarmerie puis placé en détention provisoire pour des "sales ragots"...bien sûr, c'est bien connu, les prisons sont pleines d'innocents.

La vérité fût encore bien pire que tout ce que nous avions pu imaginer, mais nous ne la connûmes que deux ans plus tard, par les journaux...parce que la mère des petites, n'a jamais cru bon d'alerter Mr D.

Vous penserez sans doute que les filles ont eu un peu de répit lorsque leur mère s'est retrouvée sans son compagnon...vous vous trompez, ce qu'elles ont vécu dépasse l'entendement, et ce qu'a vécu leur père est le pire cauchemar qu'on puisse imaginer lorsqu'on aime ses enfants...

mercredi 10 avril 2013

Noir ou blanc.

J'ai toujours pensé qu'il n'y avait qu'une vraie valeur dans la vie...la vérité...et par extension, sa sœur l’honnêteté n'est jamais très loin.

Je me suis toujours efforcée de la livrer, en y mettant les formes, parfois, pour édulcorer des choses dures a entendre, en étant très froide dans mes propos aussi, quand c’était nécessaire, pour ne pas faire durer la douleur, un peu comme on enlève un pansement: on tire d'un coup et même si ça fait très mal, on s'en remet plus vite ensuite.

J'ai vécu. Beaucoup. Trop peut être aussi. J'ai vu. J'ai lu, J'ai observé. Aujourd'hui je sais que ce que je mets au dessus de tout est pour bien du monde une chose sans valeur qu'ils entachent de leurs mensonges quand ça les arrange.
Le plus drôle, c'est que très souvent, ceux qui clament haut et fort être la droiture même sont dénués de colonne vertébrale et se livrent à n'importe quelle bassesse pour arriver à leurs fins.
Vous me direz, " mais comment reconnaître le vrai du faux, puisque celui qui est droit et honnête lui aussi vous dira qu'il l'est...autant que celui qui ment"...
Je n'ai pas de réponse. Certains se fient a leur instinct, mais les meilleurs menteurs, les manipulateurs connaissent toutes les ficelles et vous feront vite perdre pied.

La vérité est ailleurs. La vérité est dans le détail, dans un mot que l'on attrape au vol. La vérité, très souvent, trop souvent se trouve dans la souffrance des gens qui vous aiment et vous entourent et qui voient que vous êtes sur la pente savonneuse, trop enclin a écouter le chant des sirènes.

Pour trouver le vrai, il faut observer, essayer de garder une certaine distance, écouter aussi, sans doute, sa raison, mais celle ci a bien du mal à faire surface quand elle est noyée dans le flot de paroles, gestes et paillettes de ces gens malhonnêtes qui au bout du compte ne cherchent qu'à se servir de vous.

La plus grande victime, sur le long terme, n'est pas la personne qui vous aime et vous regarde sombrer impuissante....c'est celle qui sombre...parce qu'une fois au fond, elle trouvera bien le chemin pour remonter à la surface, même si il est long et douloureux...mais elle aura la triste surprise de ne plus voir personne l'attendre sur la berge...et elle n'aura plus que quelques mots qui lui tourneront dans la tête, au rythme du cœur sincère qui battait pour elle et qu'elle aura laisser filer " si j'avais su"....