samedi 6 avril 2013

A vous qui me lisez...

C'est drôle, j'ai remarqué depuis peu que si peu de personnes rebondissaient sur mes articles en public, nombre étaient ceux qui venaient me trouver en privé pour me poser des questions, ou même, ce qui m’étonne vu que je ne pense pas être un puits de science, me demander conseil.

J'ai pensé que ce serait juste de dire un petit mot ici, juste pour vous remercier de la confiance que vous m'accordez. Je ne sais pas si je mérite autant de crédit, mais je m'efforce de répondre a chacun, chacune, en étant la plus sincère possible, même si de ce fait, mes réponses ne sont pas toujours celles espérées.

Je reçois aussi bon nombre de confidences...certaines qui me donnent espoir et me disent que je suis sur le bon chemin, qu'il y a des gens, perdus dans la foule qui avancent en apprenant, en se servant de leur cœur et qui - quand ils trébuchent - savent toujours en tirer des leçons et au final se relèvent plus forts qu'avant...
 

Et puis je vois aussi des gens qui souffrent, deux côtés qui s'appellent sans jamais se rejoindre, les deux rives qui se côtoient, se connaissent, mais jamais ne se touchent, jamais ne bâtissent le pont de peur de le voir s'effondrer et leurs espoirs avec...

A ceux là, je dirais qu'il y a toujours des risques, dans la vie, que des ponts, il faut en bâtir des tas avant que l'on ne trouve celui qui ne lâchera pas, mais que ça vaut la peine de tenter l'aventure.
 

J'ai vu des histoires en parallèle, des rendez vous manqués, parce que trop tôt, parce que trop tard, des regrets de ne pas avoir fait ce qu'il fallait, de ne pas avoir trouvé les mots, d'avoir baissé les bras trop vite, des déchirures parce qu'on a mis fin a quelque chose qui avait bien plus de valeur que ce qu'on imaginait...

Et si vous êtes venus vers moi pour me parler de vos histoires, sachez qu'en chacune d'elle, je me suis reconnue...un peu...vos larmes, à un moment ou à un autre, elles ont été les miennes, vos remords, je les ai portés aussi, vos blessures, même si elles portent un autre prénom, je les ai senties me déchirer....

Mais au final, je sais aussi qu’après tout ça, il y a demain, même si on n'y croit plus, même si on n'en veut plus, même si on se débat tant bien que mal et qu'on veut s'enfermer loin de tout, demain arrive de toute façon...et même si il fait mal, au début, ce demain là, il faut lui laisser une chance, parce que souvent, le demain qui nous attend est bien plus doux et rassurant que tous les hiers que l'on regrettait tant...

Et si la
vraie sagesse, , se cachait dans la folie de celui, de celle qui écoute son cœur alors que tous autour de lui essaient de lui faire prendre un autre chemin ?

jeudi 4 avril 2013

Je voudrais être une goutte d'eau...















Je voudrais être une goutte d'eau,

Non, pas un océan, pas un lac, même pas une rivière,
Juste une goutte d'eau, toute petite et pas fière,

Une goutte d'eau, c'est tout un monde pour la coccinelle après la pluie,
Et puis une goutte d'eau, chaque goutte d'eau a son importance,
Que serait la mer sans elle? Et qui creuserait à la rivière son lit?
Une goutte d'eau, c'est si peu, et pourtant tellement plein d’espérance...

Je voudrais être une goutte d'eau,

Je ne veux même pas être une mare, ni plus un étang,
Non, une têtue petite goutte d'eau emportée par le vent,

Une goutte d'eau qui tombe derrière ton col en passant
Farçeuse, juste pour te rappeler que tu es bien vivant,
La goutte d'eau qui fera renaître des envies de verdures, de prairies
Au sol desséché qui avait oublié combien il était riche de rêves et d'envies

Je voudrais être une goutte d'eau,

Même pas une tempête, pas plus une vague déchaînée,
Non, juste une petite goutte d'eau, discrète et entêtée,

Une goutte d'eau qui fait la différence et apaise l'assoiffé
Celle qui parfois par sa patience fait le vase déborder
Une goutte d'eau comme les autres, ni meilleure ni pire
Celle qui viendra te chatouiller le bout du nez quand tu ne sauras plus rire

Je voudrais être une goutte d'eau,

Jamais celle qui trouble ton regard pourtant
Et même si tu me chasses d'un coup de soleil trop violent
Je retrouverai le chemin jusqu'au creux de ta main
Si ce n'est en goutte d'eau, en flocon a l'hiver prochain,

mercredi 3 avril 2013

Superflu?

Un soir, je parlais avec quelqu'un que j'estime beaucoup et la discussion a dérivé doucement sur le fait que plus personne n'allait a l'essentiel...hélas. On troque l'essentiel pour du superflu. Le vrai pour du toc...et au final, on se sent tellement vide d'avoir payé un prix souvent très élevé pour avoir voulu acheter du vent...que l'on baisse les bras alors que ce que l'on voulait vraiment est enfin a portée de main...

"Tout ce qui brille n'est pas or" clame le dicton, mais s'intéresse-t’on seulement à ce qui n'est pas recouvert de paillettes, on réclame la vérité, le naturel, et on plonge pour le premier slogan, on se laisse éblouir par la poudre aux yeux....et on en redemande!

L'essentiel n'est pas la. L'essentiel est parfois, souvent même, caché dans ce que l'autre ne dit pas, il est dans le silence après un mot qui fait mal, dans l’éclat d'une larme un coin de l’œil, dans une fossette accrochée a un sourire, il est peut être dans un flocon que l'on tient dans le creux de la main et que l'on apprécie seulement quand on le perd le printemps venu...l'essentiel est partout, il suffit de prendre le temps de le chercher. Mais le veut-on vraiment? Ne pas vouloir le chercher chez les autres, n'est ce pas une façon d’espérer qu'ils en fassent autant et pouvoir ainsi garder sa propre carapace intacte, rester caché(e) derrière des murs qu'on a mis des années a bâtir? Je ne sais pas...

J'ai perdu le superflu, il y a longtemps déjà, j'ai vu l'essentiel...ou plutôt j'ai vu le vide à l'endroit ou il aurait pu ou il aurait dû être. Je sais qu'il existe, qu'en chacun de nous, il est différent. Et je sais aussi que c'est un travail fastidieux de le trouver, mais après tout, si il n'y avait pas eu des fous munis de petites cuillères et de pinceaux, alors nous n'aurions jamais pu admirer des trésors mis a nus par des archéologues acharnés...alors prenez garde, je n'ai que ma patience et mon entêtement pour seules armes...mais je vous ai dans ma ligne de mire et vous ne m’échapperez pas...

Je vais faire sourire quelqu'un en disant que je ne poserai pas de questions, mais j’écouterai toutes les réponses que vous voudrez bien me livrer...et du bout de mon pinceau, époussèterai le superflu pour faire briller les joyaux que vous cachez, tenez vous le pour dit...j'arrive!

mardi 2 avril 2013

Histoire de seaux...pas sotte.

C'est un texte que je n'ai pas écrit, mais que j'ai traduit et publié il y a très longtemps sur mon premier blog...mais je pense qu'il a sa place ici.


Vous avez sans doute, comme moi, vu des images représentant des porteurs d'eau chinois? Vous savez, ils ont en général deux seaux ou autres récipients attachés par une corde sur un morceau de bois qu'ils portent sur leurs épaules ( je le reconnais, mon explication n'est pas des plus claires, mais je crois que vous savez de quoi je veux parler...).

Eh bien imaginez-vous un de ces porteurs, justement, qui peine tous les jours avec ses seaux d'eau sur un chemin de campagne, en parcourant les deux kilomètres qui séparent sa maison de la rivière... Notre pauvre porteur fait le chemin parfois plusieurs fois par jour affublé de ses seaux sans jamais se plaindre.
Oui, mais voilà, un de ses seaux est percé et le brave homme à chaque parcours ne ramène qu'un seau plein et à peine la moitie de l'autre récipient.
Alors le pauvre seau fêlé se sent coupable, il en discute même avec l'autre seau qui le regarde de haut, lui, si parfait, lui qui ramène toujours à bon port toute l'eau puisée dans la rivière...Alors n'y tenant plus, notre seau finit par interpeler le porteur:

- "Cela ne peut plus durer, quand je vous vois parcourir cette route pleine d'embûches toute sinueuse pour finalement perdre la moitié de votre eau en route, j'ai honte...Vous devriez vous débarrasser de moi et prendre un seau sans défaut qui vous servirait bien mieux...."

Le porteur d'eau le regarda un moment, puis lui répondit:

-" Cela fait des années maintenant, que je peine sur ce chemin pour amener de l'eau à ma famille, je sais bien que tu es percé et que la moitié de ton eau est perdue en route...mais as-tu remarqué que de ton côté , j'ai semé des fleurs? Ces petites fleurs ne sont là que grâce a toi, si tu étais parfait, elle mourraient sans eau et je n'aurais pas le bonheur de les contempler chaque jour, or ces taches de couleur sur le bord du chemin, c'est ce qui fait que mon fardeau est moins lourd, que mon effort est moins pénible...et c'est a toi que je dois ce bonheur, alors je ne t’échangerai pas pour tout l'or du monde car tu n'as pas de prix."

Voila, c'est une petite histoire sans prétention, mais j'aimerais qu'elle rappelle a tous ceux qui doutent un jour, que les défauts que nous nous trouvons dans le miroir sont souvent invisibles pour ceux qui nous aiment...je dirais même que la ou nous voyons un défaut, la personne qui nous aime vraiment verra une qualité. Alors arrêtez de vous torturer, et si on vous dit que vous n’êtes qu'un seau percé, et bien partez, et allez plutôt chercher la personne pour qui ça vaudra la peine de faire pousser des jolies fleurs tout au long du chemin...

Ne changez pas, cherchez plutôt la personne qui vous aimera "juste comme vous êtes"

lundi 1 avril 2013

Une petite fille et un sucrier bleu.

Ma mère rentra de l'hôpital environ deux semaines après l'accouchement. Sans petit frère. J'étais donc punie, c'était très clair...mais de quoi donc? J'avais pourtant été sage, moi...mon singe en peluche s'en souvient sans doute, parce que j'en ai passé des heures à lui en parler...

La seule chose qu'on m'eut dite a l'époque, c'est que je devais être très sage et ne pas embêter maman avec des questions...ah, et puis il fallait aussi rester avec elle, pendant la journée, parce qu'elle pouvait faire des bêtises. Bon, qu'à cela ne tienne, puisque j'étais sensée devenir une grande sœur tôt ou tard, je pouvais bien aussi "garder" ma maman...

C'est vrai qu'elle était un peu bizarre, ça je m'en rappelle bien...elle ne faisait pas les choses comme d'habitude et surtout, elle mettait les objets courants dans des endroits inattendus. Je me souviens avoir sorti le sucrier du frigo des dizaines de fois. Un sucrier ordinaire, en plastique bleu roi...Ça m'avait beaucoup fait rire, la première fois..et puis je me suis habituée.

Par contre, je ne me suis jamais habituée a ce que j'ai entendu un après midi de janvier. Je me rappelle que j'étais allongée sur mon lit et que ma mère est venu s'asseoir près de moi. Elle avait l'air bizarre. Et puis elle a respiré un bon coup, comme quand on doit plonger dans le grand bassin et qu'on hésite entre la peur de manquer d'air et la peur de sauter a l'eau...et puis elle a plongé...et c'est moi qui me suis noyée.

Je n'aurais pas de petit frère. De petits frères, car il y en avait bien deux, mais le premier étant plus faible, il n'avait vécu que quelques heures... Avant d'aller rejoindre les anges, il avait tout de même - à sa façon - fait comprendre aux médecins que quelque chose de grave se passait. On a donc emmené mon deuxième petit frère dans un hôpital spécialisé ou le verdict sans appel tomba comme un couperet: il ne vivrait pas.

Le médecin avait prévenu que dans le "meilleur" des cas, il pourrait survivre un ou peut être même deux mois, mais que de toute façon, ce n'était que reculer une échéance fatale. C'est peut être parce qu'il a compris que mon petit frère a juge mieux de partir plus tôt, avant que des liens ne se créent...il est parti rejoindre son jumeau cinq jours après...

Je ne les ai jamais vus, personne n'a cru bon de m'emmener a l'enterrement... et trente cinq ans après, je suis toujours la à me demander pourquoi on m'avait fait croire aux miracles. Rien n'est jamais acquis...et rien ne comblera jamais ce vide.

C'est drôle, je ne peux jamais repenser a cette époque, à ces moments douloureux, sans repenser a ce sucrier bleu...a vrai dire, après ce jour de janvier, je ne sais pas du tout ce qu'il est devenu...il a du être perdu à un moment ou a un autre...comme mon enfance...

samedi 30 mars 2013

Deux...plus une...

Ah ça, je dois dire que lors de la visite prénatale où j'avais accompagné ma mère en cette année 1977, j'avais eu la surprise de ma vie...
Imaginez-vous un peu: d'abord on vous dit et vous répète qu'il n'y a aucune chance, que le petit frère ou la petite sœur, ce n'est pas pour vous, puis du jour au lendemain, on vous dit que finalement, si, vous allez l'avoir ce bout de chou que vous adorez déjà...et puis il y a cette fameuse échographie (le mot me faisait un peu peur, mais on m'a expliqué que c'était un peu comme un appareil photo qui permettait de voir a l'intérieur des gens et finalement, l'idée m'avait enchantée) ou le médecin vous annonce de but en blanc:
"vous savez, il y en a au moins deux...mais a mon avis, c'est tout a fait possible qu'un petit troisième se cache derrière.."

Dire qu'une bombe atomique m'était tombée dessus serait minimiser l'effet de cette phrase...j'étais tout bonnement aux anges: non seulement j'allais avoir un petit frère ou une petite sœur, mais en plus il y avait un "invite surprise"...je ne me rappelle plus du chemin du retour...j'étais sur mon petit nuage rose...ou bleu, puisque je ne savais pas si ce seraient des filles ou des garçons, mais une chose était sure: j'allais être promue au rang de grande sœur et je prenais ça TRÈS au sérieux.

La grossesse ne fut pas des plus gaies, vu que pendant les deux derniers mois, ma mère fut contrainte de rester a l'hôpital et que de ce fait, je suis restée chez mes grands parents.
La, c'était un peu un autre monde qui m'attendait: je ne savais rien, ma grand-mère étant tout a fait hermétique au fait que j'étais une petite personne avec son caractère et son raisonnement : pour elle, il y avait les "affaires de grandes personnes" sur lesquelles je n'avais aucun droit de regard un point c'est tout.
Les deux derniers mois furent donc plutôt pénibles, puisque je ne savais pas trop ce qui se passait...même lors des visites a l'hôpital, impossible de savoir quoi que ce soit.

Et puis il y eu le 14 décembre...un jour comme les autres, du moins c'est ce que je pensais: j'avais bien remarque toutes les conversations à voix basse et les regards bizarres dans ma direction, mais avec la période des fêtes qui approchait, je ne voyais la que des cachotteries liées aux cadeaux...je crois que c'était mon dernier vrai moment de naïveté.

La chute fut dure...très dure. Ma grand mère m'annonça sans ménagement que ça y était, que j'étais grande sœur. Ma première réaction fut de demander si c'étaient des filles ou des garçons, elle me répondit seulement que les médecins s'étaient trompés et qu'il n'y avait qu'un petit garçon.
J'étais déçue, bien sur, mais je me disais qu'après tout, c'est ce qui était prévu au départ et que le médecin avait pu se tromper.

Le temps me parut alors long...incroyablement long...j'attendais...je comptais les jours, je posais des questions, mais on me répondait seulement que ma mère reviendrait bientôt, mais qu'après une opération, on restait toujours un certain temps a l'hôpital.

Et puis un jour, on me dit que ça y était, maman sortait...maman oui, mais c'était quand même curieux que personne ne parle de mon petit frère...j'étais donc la seule a l'attendre?...


a suivre...

vendredi 29 mars 2013

Une... Seule...

Au départ, les choses sont plutôt claires, pourtant: quand vous entrez en maternelle et que vous voyez vos copains et copines annoncer les uns après les autres qu'ils vont avoir un petit frère ou une petite sœur, vous commencez a vous poser des questions...
 

Bon, il faut être honnête: jusqu’à présent, vous n'aviez pas remarque que vous étiez fille unique, que vous étiez toujours entourée d'adultes. Ça ne vous gênait pas du tout...et puis, il faut bien l'avouer, on vous traitait a peu près comme telle, on ne vous parlait pas avec cet air gâteux que les adultes prennent la plupart du temps devant les enfants. Il faut dire que vous êtes plutôt en avance sur les enfants de votre âge...ce qui n'a pas que des bons côtés, puisque quand vous êtes un peu trop mure pour vos cinq ans, vous avez la fâcheuse tendance a comprendre un peu trop de choses autour de vous...mais bon, ça ne vous parait pas être une chose bizarre, puisque vous n'avez pas de point de repère.
 

A chaque fois que vous abordez le sujet de la petite sœur ou du petit frère (non non, pas dans les choux ou les roses, merci, je savais déjà qu'il fallait un papa et une maman et que c’était la maman qui portait le bébé pendant neuf mois avant que le docteur ne le fasse sortir par je ne sais quel procédé) on vous explique gentiment que quand vous êtes née, les docteurs ont dit que c’était "cassé" et que vous seriez enfant unique...A force, on se fait une raison.

Et puis un jour, on vous dit que finalement, les médecins se sont trompés, puisque vous allez avoir un petit frère ou une petite sœur....

à suivre....

jeudi 28 mars 2013

Mariage pour tous?


C'est devenu une mode, placardée à outrance sur tous les médias, et je ne le cache pas, ça m'agace.
Ceux qui me connaissent sont peut-être surpris... C'est que - comme bien souvent pour ceux qui me lisent - il faut savoir me déchiffrer.
Oui, je suis contre, je hais l'idée même d'un mariage pour tous...Mais mon coup de gueule n'est pas forcément celui auquel on s'attend.
Je hais l'idée qu'on puisse mettre tout le monde dans le même sac, qu'on puisse penser que tout le monde peut se marier...
Le mariage ne devrait être permis qu'à ceux qui le respectent, ceux qui s'engagent, qui savent aimer, et plus que tout, ceux qui pensent que c'est une histoire de grande fête, de belle robe blanche, de cadeaux et j'en passe, ceux là devraient en être interdits à vie.
Le mariage, c'est l'engagement, c'est accepter l'Autre tel qu'il est, avec ses qualités, ses défauts, sa force, ses faiblesses... C'est apporter amour et soutien, inconditionnellement, c'est donner, sans compter : son temps, son amour, une oreille attentive, une épaule solide, et par dessus-tout, une honnêteté sans faille.
C'est accepter, aussi, les fardeaux de l'Autre, l'aider à les porter, le soulager dans sa tâche, sans condition, sans calcul, sans rien attendre en retour...alors seulement si on remplit ces conditions, toutes simples, alors seulement, si on se pose assez longtemps pour trouver la réponse à la question ultime, on peut se marier... et si votre décision est la bonne, quoi qu'il advienne, quelles que soient les épreuves (non, la vie n'est pas un conte de fées) c'est magique, vous recevez au centuple tout ce que vous offrez chaque jour.
M'avez-vous vue écrire quelque part qu'il était question de savoir si c'était une histoire de couple hétéro ou gay? Les gens biens sont partout...les cons aussi.
Non, le mariage n'est pas une question de sexe, c'est juste une question de sagesse : si vous vous mariez pour les mauvaises raisons, alors ne vous plaignez pas de finir dans un mauvais mariage.
Je me souviens, il n'y a pas si longtemps, quand j'ai annoncé que je me mariais, j'ai été surprise des questions qu'on m'a posé : " C'est quoi ton thème?", " Tu l'achètes où ta robe?", " Tu as déposé une liste?", " Vous partez en voyage?"..... J'en passe... Pas une question sur mon futur mari, sur l'homme qui allait partager ma vie, c'est vrai, c'est accessoire, non?
Je suis restée près de quarante ans célibataire. Je croyais être contre le mariage. Mais... Et je n'ai jamais regretté une seconde d'avoir croisé la route de mon "Mais"...
On m'avait déjà demandée en mariage, je n'étais ni désespérée, ni naïve, je connaissais la vie, pas tout, bien sûr, mais juste assez pour savoir qui si je disais "oui", ce serait pour toutes les raisons que j'ai évoqué un peu plus haut.
Je connais des hétéros qui sont des modèles d'égoïsme et des gays qui sont la preuve vivante que l'altruisme existe. Et inversement.
Le mariage n'est pas pour tous. Il est pour ceux qui savent qu'aimer, c'est donner.
Il est là, le vrai combat, le reste, c'est juste beaucoup de bruit pour rien, ne soyez pas dupes, et battez-vous pour ce qui en vaut la peine...

mercredi 27 mars 2013

Le bonheur est dans le caleçon!

Ce matin, je profitais d'un peu de temps avant de filer au boulot pour accrocher le linge et ça m'est venu comme une révélation: le bonheur est dans le caleçon!

Non non, je ne suis pas une maniaque du boxer, une excitée du slip, je suis juste heureuse quand je peux prendre soin des gens que j'aime...et ce matin, alors que j'accrochais mon linge, je me suis rendue compte que le boulot pour lequel on me paie chaque mois ( j'en reparlerai), même si il me fait vivre et me donne la liberté de ne pas avoir à compter chaque pièce de monnaie quand j'ai besoin d'acheter quelque chose, ce boulot là, ne me donnerait jamais autant de plaisir que les petites choses du quotidien: le bonheur, MON bonheur, passe par celui des autres, il est dans les sourires des puces quand elles entrent dans leur chambre toute propre, avec leurs draps tout frais, que ma petite famille se régale d'un plat dans lequel l'ingrédient principal est l'affection que je leur porte...
 
Je n'ai jamais compris qu'on prenne le quotidien comme une contrainte, un fardeau qu'on traîne, pour moi, il est source de plaisir: je jubile à l'idée de surprendre les miens par de petites intentions, je trépigne en trouvant l'idée qui va me permettre de leur rendre le sourire après une journée pénible.
 
Mon Dieu que j'aime ça! Et oui, décidément, le bonheur, ce matin, se cachait dans ma corbeille à linge, quand je pensais à ces années où mon Amour d'homme a dû batailler seul alors que de mon côté je n'aspirais qu'à une chose, trouver celui qui me laisserait être moi, dans toute ma folie quotidienne!
 
La routine n'existe pas pour qui se donne la peine de la chasser. La routine, c'est l'excuse de ceux qui ne font pas l'effort de surprendre l'autre, la routine, ça n'existe pas. Le quotidien ( oui, j'aime ce mot!), c'est une chose merveilleuse, c'est la possibilité de mettre tout son amour de l'autre dans le moindre petit geste à priori si insignifiant.
 
Je ne vois pas de corvées dans les tâches ménagères mais juste des moyens supplémentaires de montrer aux miens combien je les aime, alors tant pis si on me regarde d'un mauvais oeil, tant pis si d'autres ont brûlé leur soutien-gorge pour une prétendue liberté, moi je préfère la liberté d'aimer!
 
Et non, à ceux qui auraient des doutes, je ne suis ni contrainte ni forcée de faire ce que je fais: j'ai même eu énormément de mal à convaincre l'homme de ma vie que ça me faisait VRAIMENT plaisir de m'occuper des tâches ménagères. Mais j'ai la chance de partager la vie d'un homme qui m'aime telle que je suis, avec mes qualités ( il m'assure que j'en ai!) et surtout, surtout, tous mes défauts!
 
 

mardi 26 mars 2013

Pieds Plats!

Quand on pense "chat", on a en tête un élégant félin qui se faufile, plein d'agilité, qui saute, court en frôlant à peine le sol de ses pattes de velours... On pense silence, calme, discrétion...
 
Quand je pense à MON chat, Nounou, le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est "pied plat"! Joli sobriquet trouvé par l'homme de ma vie et qui va à merveille à notre félin qui, il faut bien l'avouer, tord le cou aux idées reçues: non, tous les chats ne sont pas la grâce incarnée, du moins pas le nôtre.
 
J'ai déjà eu des chats, j'ai des amis qui ont des chats, mais sincèrement, jamais je n'ai rencontré de minet aussi maladroit: il se rate en voulant sauter sur le bord de la fenêtre et s'accroche avec ses pattes avant tandis que ses pattes arrières pédalent dans le vide, il émet des bruits bizarres quand il descend de son arbre à chat ( une espèce de "REUUUUH" mal défini). Bref, il manque son coup très souvent, et bien que ça nous fasse vraiment rire, je ne peux m'empêcher de culpabiliser un peu: je me dis que ça doit le vexer, pauvre chat, de nous voir rire parfois aux larmes de toutes ses maladresses...
 
Nounou a une autre particularité, une chose que nous ne nous expliquons pas : il se fait peur. Il peut passer près d'un objet pendant des mois sans y prêter attention, puis d'un coup, faire un bond d'un mètre avec demi tour à 180°. Pourquoi? Aucune idée, il se fait tout simplement des grosses frayeurs...tout seul. 

Ah, évidemment, je ne peux passer à côté d'un fait curieux: notre minet décide parfois qu'il ne posera pas une patte à terre pour faire le tour de la pièce et il passera obstinément d'un meuble à l'autre...ceux qui ont vu la pièce de théatre de Laurent Baffie "Toc toc" doivent se poser les mêmes questions que nous...pour info, un des personnages refusait de poser le pied par terre à cause des lignes que formaient les joints de carrelage: notre chat serait-il "toqué"?
Ne vous y méprenez pas cependant, nous ne l'échangerions pas pour tout l'or du monde: c'est une brave petite bestiole qui a déjà un bien lourd passé pour son tout jeune âge et il fait notre bonheur chaque jour, pieds plats ou pas, c'est notre chaton, et c'est comme ça qu'on l'aime!
 
PS: vous ai-je déjà dit qu'il a les plus jolis petits petons de l'univers? Hmm...il va falloir que je les photographie...à suivre...

lundi 25 mars 2013

La bande à Nounou...

Quand on fait la connaissance d'une personne, souvent, très souvent, même, notre première impression est celle qui nous marquera le plus, autant vous dire que j'ai le trac en vous écrivant ces mots... Non que j'en sois à mon coup d'essai, j'ai déjà eu un blog, ici même, mais beaucoup moins personnel et à vrai dire, je ne suis pas sûre que ma plume soit à la hauteur de ma petite famille: ils sont tellement extraordinaires, comment puis-je avec des mots tout simples leur rendre l'hommage qu'ils méritent?
 
Et pourtant c'est bien d'eux, en majeure partie, de nous, de notre petite vie que j'ai l'intention de parler ici, juste pour prouver à ceux qui doutent, ceux qui baissent les bras, ceux qui ont envie d'abandonner, que le bonheur est bien là, à portée de main, pour qui se donne la peine de le cueillir...
 
Comme vous l'aurez déjà compris, "au milieu de tout ça, il y a deux chats"...un chat tout noir que j'appellerai "Nounou". Ce n'est pas son vrai nom, mais c'est le plus souvent comme ça que je l'appelle, alors puisque vous allez en quelque sorte faire partie de ma petite famille à travers ce blog, autant vous donner son petit nom tout de suite. Et puis il y a sa petite protégée, une petite peluche dont Nounou avait une peur bleue lorsque nous l'avons adoptée et qui est vite devenue Nounouche... (elle aussi a son vrai nom, mais on verra plus tard) .
 
Les deux félins ne sont pas les seuls "n'enfants" de la famille: mon compagnon, l'homme qui fait battre mon petit cœur, Mr D, a deux puces adorables: Pépette, neuf ans, presque dix, un petit nez en trompette, un sourire adorable qui laisse deviner que la petite souris a eu du travail récemment ( Pépette est une arnaqueuse de petite souris, au passage! il faudra que je vous explique tout ça), et sa sœur, Minipouce, sept ans, presque huit, boucle d'or en personne, mais philosophe, en plus!
 
Et puis il y a Lui, l'homme de ma vie, celui qui fait toujours mouche, que ce soit par ses mots ou par le regard qu'il pose sur moi. Celui qui m'offre à la fois des racines et des ailes, mon tout, Mr D...
Notre histoire est aussi incroyable qu'elle est belle, si compliquée et pourtant si simple. Deux âmes, deux cœurs qui se fondent en un... N'ayez pas peur d'aimer, c'est la seule chose de valeur en ce monde, et si vous aimez, aimez bien, aimez fort, aimez entièrement, de tout votre être.
 
Ah, j'oubliais...accessoirement, la personne qui vous raconte tout cela, celle qui va partager avec vous ses joies, ses peines, ses colères aussi ( et oui, il en faut, vous verrez que j'ai un caractère rebelle), bref, celle qui va essayer avec ses faibles moyens de vous faire partager son quotidien, c'est moi, l'orpailleuse...quarante ans et toutes ses dents, qui comme son nom l'indique tamise la vie pour n'en retenir que les pépites, ces petites choses magiques qui ont tant de valeur...n'ayez crainte, j'ai appris il y a bien longtemps que tout ce qui brille n'est pas or et je sais où je vais, alors, vous êtes prêts à me suivre?