Après avoir été traitée comme une m... par un énième client frustré qui doit être de surcroît misogyne et semi -analphabète, je me suis dit que le moment était peut-être venu pour moi de parler de la politesse.
Je déteste la politesse!
Attention, pas celle que l'on doit à son prochain, poli lui aussi, qui vous dira bonjour gentiment, pas celle du collègue qui vous demande sincèrement comment ça va parce que lui aussi est embarqué dans la galère et connaît la réalité de votre journée de boulot, non, cette politesse là, je la place au-dessus de bien des choses, elle est rare et précieuse.
Non, aujourd'hui, c'est la politesse "forcée" que j’exècre.
Vous savez, le bonjour en souriant qu'on est obligé de faire parce qu'on a été bien élevé mais qui vous révulse parce qu'il est adressé à une personne qui vous colle de l'urticaire.
Le "je vous en prie" qu'on lâche en grinçant des dents, toujours un sourire impeccable et bien faux-cul collé au visage parce que ce sont les convenances et que ça ne se fait décidément pas de dire à son prochain combien sa connerie est dure à supporter...
C'est le "ce n'est pas grave" qu'on dit au gros plouc qui vient de vous réduire le petit orteil en bouillie parce qu'il est trop con pour savoir que quand le bus démarre, eh bien il faut se tenir.
Cette politesse là, elle m'insupporte de plus en plus à mesure que je vieillis.
Je frémis parfois en m'imaginant, ridée comme une pomme, telle une tatie Danièle en train de maudire le monde entier, mais me rassure tout de suite après en réalisant que non, tout va bien, je suis simplement allergique aux cons, que mon cœur n'est pas gelé et que je sais l'ouvrir aux gens bien...
De temps en temps, comme une petite gourmandise interdite à un grand diabétique, je m'adonne au plaisir coupable mais tellement délicieux de remettre un abruti ou deux en place.
Même si je ne me suis jamais vue dans un miroir à ce moment là, je suis quasi certaine que j'ai la même mine satisfaite que mon Carbone (voir ici) quand il dort à pattes fermées, sur le dos, le bidon en l'air et les pattes levées.
Remettre les cons dans leur boîte, ça fait du bien, ça purifie l'air et ça calme les nerfs, que du bonheur...
Vous devriez essayer.
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jeudi 25 juillet 2013
dimanche 30 juin 2013
Eux, moches et méchants...
J'arrive encore, malgré ma quarantaine entamée, à m'émerveiller chaque jour.
Pas toujours dans le bon sens, je l'admets, mais puisque j'ai déjà parlé des belles choses qui m'entourent, je me suis dit que ce serait bien de rétablir l'équilibre et d'exprimer mon émerveillement au sujet de la méchanceté et de la connerie que je croise au quotidien.
Le monde des services clients n'est pas simple : d'un côté, on vous fixe des objectifs (qualité, quantité, commerce, et j'en passe) et de l'autre, vous devez satisfaire le client...
Je suis consciente, car je suis également - forcément - cliente de nombreux services, que mes interlocuteurs ne peuvent pas forcément résoudre mes problèmes aussi vite que je le voudrais, ou tout simplement que ce n'est pas possible pour diverses raisons.
Jusqu'à ce que je commence à bosser dans un centre d'appels, j'imaginais, naïve que je suis, que tout le monde était comme moi!
Le réveil fut brutal! Vous n'imaginez pas à quel point certaines personnes sont méchantes.
Oui, "méchantes", gratuitement, simplement parce que le téléphone ou le clavier, ça désinhibe, ça vous donne une impression de pouvoir absolu, un droit suprême sur les pauvres cloches mal payées que nous sommes.
Quand nous refusons un service à un client, ce n'est pas pour l'embêter, c'est simplement parce que ce n'est pas possible.
Savez-vous combien nous entendons, lisons des insultes dans une journée, dans un mois, une année?
Je doute fort que ces forts en gueule aient autant de courage pour dire en face à leur boucher qui leur a pourtant vendu de la semelle ce qu'ils en pensent vraiment...
C'est tellement plus facile lorsque vous êtes à des kilomètres, lorsque vous parlez à une personne sans visage, de la mettre plus bas que terre, surtout quand vous savez que par contrat, il lui est interdit de vous répondre...
Sans visage, peut-être, mais pas sans cœur.
Vous parlez peut-être à quelqu'un qui vit des moments difficile mais qui, malgré tout vous répond et fait de son mieux avec le sourire.
Vous parlez peut-être à quelqu'un qui fait son métier le plus consciencieusement possible parce que l'épée de Damoclès de la délocalisation est pendue au dessus de sa tête et que sa paie est la seule du foyer...
Et pourtant, ça ne vous empêche pas de nous souhaiter d'aller nous pendre ou de nous jeter par la fenêtre (on a de la chance dans mon service : on est au rez-de-chaussée) .
La méchanceté n'arrange rien, elle rend simplement notre travail plus pénible...et accessoirement votre vie plus moche.
Parce que lorsqu'on raccroche le téléphone, lorsqu'on termine une conversation pénible avec un client, on a droit à un petit mot de soutien des collègues, à la chaleur d'un sourire compatissant.
Mais vous, dans votre délire minable et votre désir de faire mal, il vous reste quoi, quand vous raccrochez?
La fierté d'avoir été un lâche?
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vendredi 10 mai 2013
La lionne ne dort pas ce soir...
L'être humain, contrairement aux animaux, a la faculté de parler.Certains vous diront que c'est ce qui nous distingue d'eux et nous rend supérieurs.
Foutaise!
Je ne connais aucun animal qui soit aussi cruel que ceux de la race des soit-disant humains.
L'animal, à moins d'être menacé ne vous fera aucun mal, il n'en retire aucun plaisir.
L'humain, lui, avec son esprit tordu et plein de malveillance saura trouver l'épine qui vous blessera.
Il n'est pas question ici de rapport de force, encore moins de crocs et de griffes, il est simplement question de connerie, ou pire, d'envie de mal faire.
Il est déjà arrivé à mon chat de me griffer sans le vouloir, parce qu'il avait perdu l'équilibre, sa grande spécialité ( voir ici ), mais jamais il ne m'a blessé intentionnellement ou par vice, juste pour le plaisir.
Je suis aujourd'hui navrée de constater que c'est vraiment le propre des bêtes à deux pattes de jacasser pour faire mal. Peu importe ce qu'on broie au passage, pourvu qu'on puisse cracher son venin, pourvu qu'on puisse piétiner le bonheur des autres...
J'aimerais avoir une carapace plus dure, mais ça me rendrait peut être moins sensible aux malheurs d’autrui, alors je préfère encore serrer les dents et rester telle que je suis...il parait, du moins c'est ce qui se dit, qu'un de mes plus grands défauts est l'empathie, qu'à cela ne tienne, je reste avec mon gros défaut, tant pis pour ceux que cela désoblige.
Qu'on n'oublie pas toutefois que ma patience, même grande, a des limites, et que si je tolère ce qu'on m'adresse, je ne supporterai pas qu'on touche un cheveu de ma famille, l'actuelle comme la future, et qu'on se souvienne bien qu'en moi sommeille une lionne... J'invite qui de droit à bien réfléchir avant de la réveiller...
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