C'est loin d’être évident, je crois, de former un couple qui dure, à notre époque
(ça y est, je fais mon intelligente tout en débitant des
lapalissades: navrant!).
Pourtant, quand je regarde autour de moi, je me dis que ce n'est pas
si difficile que ça de forme "THE" couple...il suffit de bien chercher,
ou plutôt de bien trouver la personne avec qui on
passera, comme disait quelqu'un que j'aimais beaucoup "toute sa vie,
jusqu'à la fin de sa mort".
C'est là que les choses se gâtent: en
général, on nage dans un bonheur total au début de toute
relation, ce qui fait qu'on ne remarque pas instantanément que
"l'autre" est loin de remplir tous les critères auxquels - si on n'était
pas "ivre d'amour" - on tiendrait tant.
Or, il est la, le
hic....après l'ivresse vient le temps de la gueule de bois - parfois
l'euphorie du moment dure même quelques années, mais n'empêche que la
fameuse gueule de bois est là qui vous guette
sournoisement au tournant.
Je le sais, je suis passée par là, comme
tout le monde je crois. Mais ça c'était avant que je ne sois touchée par
la grâce...
J'ai longtemps habité un pays où l'on dit que "le diable se cache dans les
détails"...et c'est tellement vrai.
Au début d'une relation, chacun a eu
je crois l'idée que si tel ou tel trait de caractère ou
encore telle ou telle manie chez "l'autre" nous était insupportable,
ils disparaîtraient sans doute avec le temps, comme par magie, ou encore
parce que vous (avec vos super pouvoirs, sans
doute) remodèleriez l'être aimé de toute façon...grossière erreur.
Personne ne change, et même si a court terme, on arrive en faisant des
efforts surhumains à se rapprocher de l'idéal que la personne aimée
voit en vous, dîtes vous que sur une longue distance,
c'est impossible de "faire semblant".
D'où mon titre, car le secret - selon moi - (si vous n'êtes pas
d'accord, vous aurez tout le loisir de m'expliquer que je résonne comme
une bécasse) c'est d'"être",
d'"être soi-même" exactement, dès le départ, sans vouloir paraître
quelqu'un d'autre pour mieux plaire ni faire disparaître votre
personnalité pour mieux coller aux exigences de la personne que l'on
croit aimer.
C'est à ce prix seulement selon moi que l'on peut bâtir une relation
solide.
Bien sûr, j'entends déjà les râleurs qui me disent que dans un
couple, il faut savoir faire des compromis: c'est vrai,
j'en fais moi-même tous les jours, d'ailleurs. Mais il ne faut jamais
confondre compromis et négation de soi: on peut
faire des compromis sur le film que l'on va aller voir
au ciné, pas sur le fait ou non d'avoir des enfants par exemple!
C'est pour ça que je disais plus haut que le plus difficile, c'est de
se trouver. Peu de gens sont eux-mêmes dans une situation de "séduction",
ce qui implique que l'on peut se faire une idée fausse
de la personne que l'on a en face de soi, et donc se tromper.
Je terminerai quand même par une note optimiste (si toutefois vous ne
vous êtes pas endormi le nez écrasé sur le clavier de votre ordinateur
en voulant lire mon article jusqu'à la fin)...je vis
depuis quelques années déjà avec l'homme que je verrai sans doute
devenir tout chauve et qui me verra sans doute perdre toutes mes dents
et ensuite mettre mon dentier tous les matins, et pourtant,
je sais que même quand nous serons contraints de porter des
couches pour incontinents nous continuerons de nous tenir par la main
comme nous le faisons aujourd'hui justement à cause de
tout cela: parce que nous sommes restés, restons, et resterons nous-mêmes.
mardi 7 mai 2013
lundi 6 mai 2013
"Minmin" .
Les vacances sont terminées et nous avons récupéré les filles après une semaine passée chez leur "mère".
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
dimanche 5 mai 2013
Il font comme ça aussi, pendant le Tour de France?
Il y a à
peu près 25 ans de cela, des amis de mes parents nous avaient invités à
prendre le café, et c'est à cette occasion que nous entendirent cette
histoire qui leur était arrivée dans la
semaine.
Le monsieur était très sportif, il pratiquait entre autre, le vélo et il s'était entraîné comme un forcené pour la course qui devait avoir lieu pendant le weekend.
Le problème, c'est que pour la nouvelle saison, il s'était acheté un super-vélo tout neuf et que malheureusement, son popotin avait quelques difficultés à se faire à la nouvelle selle, tant et si bien qu'après l'entraînement intensif du samedi, il avait un mal fou à s'asseoir sur son vélo...
Panique a bord : "Que vais-je faire, je me suis tellement entraîné pour cette course, je ne peux quand même pas déclarer forfait!"
Il essaya de remettre son ancienne selle, mais rien n'y faisait: le mal était fait!
Après avoir passé la soirée à cogiter, il se dit qu'il lui fallait une espèce de "coussinet" et c'est à ce moment, en regardant une pub pour les serviettes hygiéniques à la télé pendant le film du soir qu'il eut l'idée de GÉNIE: il suffirait de se munir d'une de ces merveilles de la technologie et le problème était résolu...
Le lendemain matin, il fit un séjour un peu plus long que de coutume dans la salle de bains pour se préparer et en sortit, tout fier de son ingéniosité.
Sa femme lui trouvait une drôle de démarche, mais jugea que c'était un peu normal: c'était sa "première fois"...
La course démarra, et elle vit son mari prendre une bonne position dans le peloton de départ.
La fin de la course approchant, la femme s'aperçut que son mari n'arrivait toujours pas...elle fut surprise, car il était en général parmi les premiers...elle attendit, attendit et commençait a se dire qu'elle allait aller à sa rencontre quand elle le vit arriver, marchant péniblement à cote de son vélo!
A peine fut il arrivé à sa hauteur qu'il lui lança "tu aurais pu me le dire que c'était si terrible que ça a porter tes machins de malheur!"
Elle le regarda, surprise, et il dut comprendre qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait car il poursuivit : " J'ai bien roulé un peu avec au début, mais ça fait un mal fou avec le mouvement des jambes, tu aurais DÛ me le dire, on ne lâche pas son mari dans une course à vélo avec des trucs pareils!"
Là, s'en fut trop pour elle: "mais de quoi parles-tu, a la fin?"
" De tes saletés de serviettes: ça colle et ça tire, c'est infernal."
Je me permets de passer sur la description qui suivit à propos du système pileux du monsieur qui à cet endroit précis était - comme chez tous les hommes je pense - particulièrement développé....
"Je ne sais pas comment vous pouvez supporter ça, vous les bonnes-femmes: à chaque mouvement, CRAC, épilation gratuite! C'est pas humain, franchement, je vous admire de ne rien dire, moi qui suis un homme, j'en avais les larmes aux yeux et j'ai du m'arrêter en route. Mais là aussi, quelle affaire: c'est qu'il a fallut la décoller, la sale bête!"
Et c'est à ce moment là que le miracle se produit : sa femme comprit qu'il s'était trompé de côté...
C'est pourtant inscrit, sur les paquets, que la bande adhésive se place sur les sous-vêtements...
Oui, mais seulement les producteurs n'ont pas prévu que des hommes voudraient s'en servir, or c'est connu, les hommes lisent rarement les instructions... et notre champion a mis la colle face contre...bah contre...enfin, vous voyez, quoi...
Le pauvre...mais qu'est ce qu'on a rit!...Et qu'est-ce qu'on rit encore!
Le monsieur était très sportif, il pratiquait entre autre, le vélo et il s'était entraîné comme un forcené pour la course qui devait avoir lieu pendant le weekend.
Le problème, c'est que pour la nouvelle saison, il s'était acheté un super-vélo tout neuf et que malheureusement, son popotin avait quelques difficultés à se faire à la nouvelle selle, tant et si bien qu'après l'entraînement intensif du samedi, il avait un mal fou à s'asseoir sur son vélo...
Panique a bord : "Que vais-je faire, je me suis tellement entraîné pour cette course, je ne peux quand même pas déclarer forfait!"
Il essaya de remettre son ancienne selle, mais rien n'y faisait: le mal était fait!
Après avoir passé la soirée à cogiter, il se dit qu'il lui fallait une espèce de "coussinet" et c'est à ce moment, en regardant une pub pour les serviettes hygiéniques à la télé pendant le film du soir qu'il eut l'idée de GÉNIE: il suffirait de se munir d'une de ces merveilles de la technologie et le problème était résolu...
Le lendemain matin, il fit un séjour un peu plus long que de coutume dans la salle de bains pour se préparer et en sortit, tout fier de son ingéniosité.
Sa femme lui trouvait une drôle de démarche, mais jugea que c'était un peu normal: c'était sa "première fois"...
La course démarra, et elle vit son mari prendre une bonne position dans le peloton de départ.
La fin de la course approchant, la femme s'aperçut que son mari n'arrivait toujours pas...elle fut surprise, car il était en général parmi les premiers...elle attendit, attendit et commençait a se dire qu'elle allait aller à sa rencontre quand elle le vit arriver, marchant péniblement à cote de son vélo!
A peine fut il arrivé à sa hauteur qu'il lui lança "tu aurais pu me le dire que c'était si terrible que ça a porter tes machins de malheur!"
Elle le regarda, surprise, et il dut comprendre qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait car il poursuivit : " J'ai bien roulé un peu avec au début, mais ça fait un mal fou avec le mouvement des jambes, tu aurais DÛ me le dire, on ne lâche pas son mari dans une course à vélo avec des trucs pareils!"
Là, s'en fut trop pour elle: "mais de quoi parles-tu, a la fin?"
" De tes saletés de serviettes: ça colle et ça tire, c'est infernal."
Je me permets de passer sur la description qui suivit à propos du système pileux du monsieur qui à cet endroit précis était - comme chez tous les hommes je pense - particulièrement développé....
"Je ne sais pas comment vous pouvez supporter ça, vous les bonnes-femmes: à chaque mouvement, CRAC, épilation gratuite! C'est pas humain, franchement, je vous admire de ne rien dire, moi qui suis un homme, j'en avais les larmes aux yeux et j'ai du m'arrêter en route. Mais là aussi, quelle affaire: c'est qu'il a fallut la décoller, la sale bête!"
Et c'est à ce moment là que le miracle se produit : sa femme comprit qu'il s'était trompé de côté...
C'est pourtant inscrit, sur les paquets, que la bande adhésive se place sur les sous-vêtements...
Oui, mais seulement les producteurs n'ont pas prévu que des hommes voudraient s'en servir, or c'est connu, les hommes lisent rarement les instructions... et notre champion a mis la colle face contre...bah contre...enfin, vous voyez, quoi...
Le pauvre...mais qu'est ce qu'on a rit!...Et qu'est-ce qu'on rit encore!
samedi 4 mai 2013
Papatte, un pull safran et de l'eau salée...
Papatte est parti pour voir les étoiles de plus près le 27 janvier 2005, un jour d'hiver ou il faisait très froid.
A vrai dire, je ne me souviens plus grand chose de ce qui s'est passé ce jour là, je sais seulement qu'il y avait de la neige, beaucoup de neige, juste comme il aimait.
Je savais qu'il ne reviendrait pas de sa dernière visite chez le vétérinaire, c'est dur de savoir que c'est fini et qu'on n'y peut rien.
Je l'ai porte dans mes bras, enroulé dans sa couverture bleue, celle toute douce qu'il adorait. Et pendant toute la route, j'ai pleuré... je pleure toujours, en y pensant, même la, en vous écrivant...je voyais le chemin tout trouble à travers l'eau salée.
Ensuite, je ne veux plus me rappeler, je sais seulement que je lui ai parlé tout bas à l'oreille, comme il aimait et qu'il est parti avec ma bouche sur sa grosse truffe.
Je sais que ce jour là je portais un pull safran que je ne me suis jamais résolue à remettre depuis.
Et puis je sais que pour moi, il restera toujours le chiot qui s'asseyait sur ma poitrine, la nuit, pour me regarder respirer, ensuite, quand il a grandi, il savait à quelle heure je me réveillais et il était toujours près de mon lit à me fixer avec ses grands yeux, elle me manque encore, cette image...tous les jours.
Et puis il aimait bien faire le fou avec moi l'été, dans le jardin, mais plus que tout, il savait tout... je n'avais pas besoin de lui dire quoi que soit: si ça n'allait pas, il venait poser sa truffe dans ma main et ça soignait toutes mes peines... il savait tout, je vous dis.
vendredi 3 mai 2013
L'amour vache!
C'est l'histoire d'un vieux bouc et d'une vieille truie...
Oui, je sais ce n'est pas vraiment romantique, mais ça me fait pourtant chaud au cœur.
Les couples en général s'affublent de noms sucrés, de doux "chéri", de "mon petit canard", "nounours", que sais-je?...
Les couples en général, oui, mais pas le nôtre.
Oh, bien sûr, nous utilisons souvent des petits mots comme "mon cœur" ou "mon amour", mais le top du top, le nec plus ultra des mots d'amour à la maison, c'est quand on se regarde tendrement et quand je lui chuchote à l'oreille qu'il est "mon vieux bouc" et qu'il me répond, les yeux débordant d'amour que je suis "sa vieille truie"...
Ces mots là, je mets au défi quiconque de les prononcer avec autant de sentiments...
Ces mots là, ils me sont sortis un jour de grisaille, un jour de ras-le-bol des ennuis causés par notre bataille pour la garde des filles, un jour ou les mots d'amour "classiques" ne suffisaient plus...
Ce jour là, en disant à mon mari "je t'aime mon vieux bouc", j'ai simplement voulu le faire sourire en disant quelque chose de totalement décalé alors que je n'avais plus la force de lui dire que je l'aimais tout simplement, malgré toutes les embrouilles du quotidien.
Je ne peux pas vous dire quel a été mon bonheur quand, dans un sourire, il m'a répondu "moi aussi je t'aime ma vieille truie", j'ai senti mon cœur exploser de joie.
L'Amour a mille visages, on ne peut le décrire simplement, c'est un bouquet d'expériences, d'épreuves, qui font que parfois, il faut sortir des sentiers battus pour se redonner de la force, pour prêter à l'autre un nouveau souffle afin d'affronter de nouveaux sommets.
L'Amour transforme tout, même les paroles les plus folles peuvent sonner comme la plus douce des sérénades lorsqu'elles sont prononcées avec le cœur.
Je n'ai qu'un vœu, un seul, être toujours sa vieille truie, celle pour qui il reste le plus doux des vieux boucs...
jeudi 2 mai 2013
Souris puisque c'est grave!
Je me suis aperçue, au fil du temps que le sourire était une arme redoutable. Et aucune protection possible : jamais entendu parler d'un casque anti-sourire, d'un gilet pare-sourire, encore moins d'un parasourire!Ce que je croyais naturel s'est avéré bien moins répandu que je ne le souhaiterais...
Je vois souvent les têtes des passagers du bus que je prends tous les matins pour me rendre au boulot et j'imagine sans peine ce qu'ils peuvent penser en me regardant : "mais qu'est-ce qu'elle a, celle-là, à sourire tout le temps?"
Je ne pense pas que ça agace, mais en tout cas, c'est sûr, ça interpelle!
C'est valable pour n'importe qui : croyez-vous que la Joconde aurait attiré autant de monde au fil des siècle si elle avait fait la gueule? Ma théorie, c'est que Léonard était un farceur, et qu'il s'est dit qu'en peignant ce petit sourire à Mona Lisa, tout le monde se demanderait d'où lui venait cette petite marque de bonheur.
Parce que c'est bien de cela dont il s'agit, du bonheur. Pas forcément celui qui nous entoure, d'ailleurs, mais faire la tête n'arrange rien, le sourire attire le bonheur, aussi sûrement qu'un arbre attire la foudre.
Je ne garantis pas que l'effet soit immédiat, mais un sourire sincère a toutes les chances de vous rendre la vie plus belle...
Le sourire, c'est contagieux, et Dieu merci, on n'a pas encore trouvé de remède à cette "maladie" là, alors sortez ouverts!
Souriez, au début, vous verrez, c'est amusant, parce que vous verrez le regard médusé des gens que vous croisez, et puis très vite, vous recevrez des sourires en retour. C'est bien mieux que la bourse, en investissant, vous êtes absolument sûr de faire un énorme profit!
Un sourire, même croisé au coin d'une rue, fortuitement, peut changer votre journée.
Donnez, offrez vos sourires, ce que vous recevrez en échange n'est que du pur bonheur.
L'autre jour, les Minettes m'ont demandé pourquoi, invariablement, les voitures s'arrêtaient lorsque j'attendais pour traverser la rue. Ma réponse fut toute simple et spontanée : parce que je souris.
Honnêtement, ça vous donne envie, à vous, de faire plaisir à quelqu'un qui fait une tête de cent pieds de long?
Souriez, vous verrez, ça change la vie....je connais même une vache qui a fait fortune comme ça en vendant du fromage...
mercredi 1 mai 2013
Une journée mouvementée!
A l'époque, comme je l'avais déjà expliqué, je cherchais un emploi. Je postulais donc à tous types de postes susceptibles de correspondre à mon expérience professionnelle et je collectionnais les missions en intérim entre temps.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
Libellés :
aimer,
âme soeur,
amitié,
amour,
amoureux,
belles histoires,
Conte de fée,
enfants,
famille,
filles,
heureuse,
histoire,
love,
nouvelle vie,
papa,
prédestiné,
trésor
mardi 30 avril 2013
Pluie d'octobre.
J'ai donc envoyé un message tout simple, expliquant que je ne visitais plus le site parce que complètement inutile, et je lui ai donné quelques conseils sur le fonctionnement du service de sorties dont je faisais maintenant partie.
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
Il m'a répondu en disant qu'il était surpris de recevoir une réponse après autant de temps, et nous avons continué nos échanges.
Après quelques semaines, nous avons décidé de nous rencontrer, nous avions, pendant nos longues conversations évoqué, chacun de notre côté, que ce n'était qu'amical car comme dit le vieil adage "chat échaudé craint l'eau froide" et que nous ne voulions pas entamer une nouvelle relation.
Par un dimanche pluvieux d'automne, nous sommes donc allés dans un petit restaurant et nous avons commencé à papoter...
Le temps s'est arrêté à ce moment là. Je ne me souviens de rien, sauf de Lui. On aurait pu me servir de la pâtée pour chien, je ne m'en serais pas rendue compte!
La conversation n'avait pourtant rien de romantique : nous avons évoqué nos vies respectives, il m'a expliqué en détail les problèmes qu'il rencontrait concernant la garde de ses filles. Pas de tentative de drague à deux sous, pas d'intention de sa part de m'impressionner, rien qu'un homme honnête, calme, je ne savais pas encore qu'il deviendrait mon mari, mais ce que je savais, c'est que je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie.
Je l'ai déjà dit, je suis une orpailleuse, et je sais repérer une pépite lorsque j'en trouve une...
Nous sommes vite devenus inséparables, mais nous n'étions que des amis, c'est ce que nous avions décidé depuis le départ. Et puis il y avait les minettes, aussi, qui avaient l'habitude de voir défiler les petits copains de leur mère (il faut bien s'occuper lorsque son compagnon est en prison) mais qui n'avaient pas vu une femme avec leur père depuis la séparation.
Nous ne voulions pas bousculer leur petite vie, nous avions donc décidé - avant de donner une chance éventuelle à une relation plus forte qu'une simple amitié - d'organiser une rencontre avec les filles.
Pour que ce ne soit pas trop brutal, nous avions eu l'idée d'aller au cinéma avec un groupe d'amis et de voir comment se passerait un premier contact.
Mais la vie, c'est bien connu, aime rectifier les projets que l'on fait...
lundi 29 avril 2013
Décalage horaire.
A mon retour, je suis allée vivre dans une petite ville où je ne connaissais personne. Un peu par hasard.
Je ne savais pas que j'allais y rencontrer Mr. D. Que j'allais y rencontrer ma vie.
Je ne pense pas être du genre à me laisser aller, à baisser les bras, et à rester dans mon petit coin.
Une fois installée, et comme j'avais du temps libre à l'époque entre mes différentes recherches pour trouver un job et mes missions en intérim, j'ai cherché à sortir un peu pour connaître du monde et me faire des amis.
J'ai donc farfouillé sur le net, et c'est là que j'ai trouvé un site qui proposait des sorties (ciné, rando, restau, musée, il y en avait pour tous les goûts, je me suis donc inscrite sans hésiter et j'ai attendu...attendu...attendu...
Pas une sortie proposée en quelques mois...pas terrible ce site.
Hum, j'ai oublié de préciser - et cela a une grande importance - que mon adresse mail habituelle n'était pas compatible avec le site, j'avais donc dû en créer une nouvelle.Cette adresse ne servait donc que pour ce site.
Entre temps, sur le conseil d'amis dont la fille utilisait un autre service de sorties, j'ai commencé à sortir, à me faire des amis...et j'ai complètement oublié la première inscription.
Et puis un jour d'automne, je me suis dit que ce serait bien de reprendre l'écriture...et j'ai eu besoin d'une adresse mail compatible avec la plate forme de blog que j'avais choisi...
C'est donc par un après-midi ensoleillé d'octobre que j'ai ouvert la fameuse boîte mail oubliée...et que j'y ai trouvé un message datant de...juillet:!
Un gentil message, un peu timide, me demandant ce que je faisais sur le site qui visiblement n'était pas un modèle de dynamisme.
Juillet...octobre...sacré décalage. Mais je me suis dit que si la personne qui m'avait envoyé ce message cherchait à se faire des amis, ce n'était pas très sympa de ma part de ne pas le faire profiter de mon "expérience".
J'ai donc répondu...
dimanche 28 avril 2013
Là pour personne.
Le jour ou je suis née, le médecin de garde a fait une "petite erreur" qui a failli me coûter la vie.
On m'a sauvée de justesse, mais toute ma vie, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser que si je suis passée si près de la "grande porte", c'est que je devais sans doute la passer, au lieu de faire mon entrée ici, dans ce monde de fous ou je sens si souvent qu'il n'y a pas de place pour moi.
Je ne crois pas à grand chose, dans la vie, sauf peut être au fait que pour chaque être humain, il y a quelque part dans ce monde, une personne qui est l'exacte réponse a toutes ses attentes, la réponse a toutes ses questions, l'autre moitie de son âme. J'en suis persuadée et je ne cesserai d'y croire qu'a l'heure de mon dernier battement de cœur.
C'est peut être ça qui fait qu'au fil des ans, j'en suis venue a me demander si une telle personne existait pour moi...
Et si après tout, puisque je n'étais pas sensée m'en sortir le jour de ma naissance, personne n'avait prévu (le "personne" en question, je vous laisse le libre choix de le nommer: pour certains, ce sera Dieu, pour d'autres, le destin, à vous de juger, là n'est pas la question) de créer l'être qui serait sensé être mon âme sœur.
Je me suis peut être retrouvée ici, sur cette terre, sans personne qui ferait jamais écho aux battements de mon cœur?
Peut être suis-je condamnée a être seule, même accompagnée, puisque amputée avant ma naissance de cet être créé spécialement pour moi?
Cette impression de n'appartenir a personne ne m'a jamais quittée. J'ai toujours eu ce manque, ce vide qui fait si mal. Mais plus que tout, j'ai au fond de moi cette impression si amère que quoi que je fasse, je ne manquerai jamais a personne, je ne serai jamais attendue, voulue, presque indispensable....
Pourtant quelque part en moi, il y a cette petite étincelle qui s'affaiblit de jour en jour, mais qui fait encore que j'espère et c'est peut être ce qui me tient encore debout.
samedi 27 avril 2013
A celui qui un jour décide de se battre...
Est-il plus courageux, celui qui combat le dragon?
Est-il plus courageux que celui qui combat ses démons?
Combien de héros croise-t-on au cours d'une vie?
Combien sont-ils à se battre pour trouver la sortie?
Il n'y a pire combat que celui que l'on mène contre soi
Quel ennemi peut se vanter de tout connaître de toi?
Il n'y a pire combat que celui que l'on mène à vie
Quel ennemi aurait la force de te poursuivre ainsi?
Mon héros est ordinaire...rien n'est plus beau qu'un ordinaire héros.
Celui qui a gagné mon respect et mon estime n'est pas celui qui fait la une des journaux
Le mien a entamé le plus dur des combats, parce qu'il n'a pas de fin
Et pourtant, il se dresse, et devant toutes les difficultés à venir, il serre les poings.
Mon héros n'aura jamais de médaille, jamais il ne sera reconnu
Et pourtant dans mon cœur il est à jamais l’élu
Se battre pour la gloire est tellement facile
A se battre en silence, parfois la volonté vacille
Des héros comme le mien, vous en croiserez sans doute
Au détour d'un chemin, dans un coin de votre vie
Toujours donnez leur votre estime et votre écoute
Parce qu'ils portent en eux cette infinie modestie,
Qui fait la différence entre celui qui un jour fait le choix
De se battre coûte que coûte pour retrouver sa voie
Et ceux qui toujours trouveront mille raisons de critiquer
Mais jamais n'ouvriront leurs esprits et leurs cœurs étriqués
Pour voir que derrière cet homme si humble et si discret
Se cache un héros qui n'a de cesse de se battre en secret
Il n'y a plus grand héros à mes yeux que le mien
Que dans ses moments de doute toujours il s'en souvienne
Que toujours il sache que mon cœur bat pour le sien
Et que ses souffrances sont désormais miennes.
vendredi 26 avril 2013
Dans tes yeux.
Dans tes yeux mon Amour, se cachent des songes de velours
Des contrées à découvrir, des montagnes à gravir
Et je veux chaque jour, de tes pas suivre le parcours
Tant de portes à ouvrir, tant de choses à t'offrir...
Dans tes yeux mon Amour, je pourrais me noyer,
Cet azur là m'appelle et je ne pourrais m'en lasser
Et puis renaître toujours, afin encore de t'aimer
Nos deux cœurs que l'on scelle, nos âmes entrelacées
Dans tes yeux mon Amour, un passé si difficile
Des larmes que j'aurais voulues miennes
Perles de rosée chassées, du bout de mes cils
Rien ne me console quand je pense à tes peines
Dans tes yeux mon Amour, des éclats de rires à venir
Tant de bonheur et tant de jolis matins
Des journées ensoleillées, des nuits de cachemire
Des bonheurs simples, ensemble, main dans la main
Dans tes yeux mon Amour, il y a enfin mon reflet
Pas de celui de la fille que j'étais, mais de la femme que je deviens
Celle qui veut, rien que pour toi, à l'arc-en ciel des couleurs ajouter
Et t'aimer toujours plus, nos deux rêves ne faisant plus qu'un.
jeudi 25 avril 2013
Et ils se marièrent, et eurent la garde des enfants...
Allez, j'ai un peu gâché le suspense dans le titre, mais j'aime les histoires qui finissent bien, même si la nôtre s'est jouée à un cheveu...enfin, pour être précise, à un mot.
Une fois le rapport rendu, tout début janvier 2012, nous avons dû attendre de longs mois avant qu'une nouvelle audience nous soit accordée.
Il faudra un jour que je revienne sur les détails des interventions de la "mère" des filles, c'est à la limite du comique, sincèrement, même aujourd'hui, j'ai peine à croire qu'on puisse tenir des propos aussi incohérents...
Un petit amuse-gueule toutefois : lors de l'audience, la Juge a demandé à mon mari, puis à la "mère" dans quelle mesure ils pensaient que les filles seraient mieux à leur domicile si la garde leur était accordée.
Mr.D. eut à répondre le premier et déclara qu'il ne se considérait pas comme le Papa par excellence, mais que les filles pouvaient compter sur une vie paisible et stable, avec des règles clairement établies, qu'elles ne manquaient ni de ce qui était matériel, ni d'affection à la maison, bref, ce qu'un parent "normal" peut offrir, doit offrir à ses enfants.
Puis la "mère" prit la parole (pas moyen de me débarrasser des guillemets, encore moins avec ce qui suit) : "Quand je suis partie, j'ai pris mes affaires, mais j'ai oublié une taie d'oreiller, eh bien mon ex ne veut pas me la rendre!" Hum rappelez-moi, nous sommes au Tribunal pour régler le problème de la garde des filles, ou pour savoir ce qu'est devenue la taie en question?
Pour l'anecdote, mon mari n'a rien gardé des "souvenirs" de sa vie passée : difficile de se coucher dans des draps où la femme qui partageait votre vie faisait des galipettes avec ses amants...alors la taie....pensez bien...
Ah oui, j'oubliais... suite à des problèmes informatiques, nous avons dû attendre l'édition du Jugement jusqu'au 26 avril 2012, soit près d'un an et demi après le dépôt de notre requête...nous connaissions déjà la décision du Juge, mais faute de document officiel, les filles sont restées bloquées chez leur "mère" jusqu'en avril!
Bien sûr, nous avons été menacés de représailles, à force, on s'habitue, et nous subissons depuis les sautes d'humeur de "Madame", mais globalement, on s'en fiche, les filles sont heureuses et nous aussi!
Une fois le rapport rendu, tout début janvier 2012, nous avons dû attendre de longs mois avant qu'une nouvelle audience nous soit accordée.
Il faudra un jour que je revienne sur les détails des interventions de la "mère" des filles, c'est à la limite du comique, sincèrement, même aujourd'hui, j'ai peine à croire qu'on puisse tenir des propos aussi incohérents...
Un petit amuse-gueule toutefois : lors de l'audience, la Juge a demandé à mon mari, puis à la "mère" dans quelle mesure ils pensaient que les filles seraient mieux à leur domicile si la garde leur était accordée.
Mr.D. eut à répondre le premier et déclara qu'il ne se considérait pas comme le Papa par excellence, mais que les filles pouvaient compter sur une vie paisible et stable, avec des règles clairement établies, qu'elles ne manquaient ni de ce qui était matériel, ni d'affection à la maison, bref, ce qu'un parent "normal" peut offrir, doit offrir à ses enfants.
Puis la "mère" prit la parole (pas moyen de me débarrasser des guillemets, encore moins avec ce qui suit) : "Quand je suis partie, j'ai pris mes affaires, mais j'ai oublié une taie d'oreiller, eh bien mon ex ne veut pas me la rendre!" Hum rappelez-moi, nous sommes au Tribunal pour régler le problème de la garde des filles, ou pour savoir ce qu'est devenue la taie en question?
Pour l'anecdote, mon mari n'a rien gardé des "souvenirs" de sa vie passée : difficile de se coucher dans des draps où la femme qui partageait votre vie faisait des galipettes avec ses amants...alors la taie....pensez bien...
Ah oui, j'oubliais... suite à des problèmes informatiques, nous avons dû attendre l'édition du Jugement jusqu'au 26 avril 2012, soit près d'un an et demi après le dépôt de notre requête...nous connaissions déjà la décision du Juge, mais faute de document officiel, les filles sont restées bloquées chez leur "mère" jusqu'en avril!
Bien sûr, nous avons été menacés de représailles, à force, on s'habitue, et nous subissons depuis les sautes d'humeur de "Madame", mais globalement, on s'en fiche, les filles sont heureuses et nous aussi!
mercredi 24 avril 2013
Banco!
Ce qui suit, bien qu'incroyable, est la stricte vérité, sans arrangement aucun de ma part. C'est ce qui figure noir sur blanc sur le rapport établi par l'enquêteur social...et ça dépasse de loin, de très, très loin, toute fiction...
La seconde visite était attendue sans stress, nous savions maintenant que nous avions affaire à un enquêteur totalement impartial qui se contentait d'énumérer des faits. Son expérience lui donnait sans doute le recul nécessaire, et son humanité ne lui permettait pas, je pense, d'oublier que la vie de deux petites filles étaient en jeu.
Il vint début décembre, et ce qui devait être une visite de routine prit une tout autre tournure quand il nous expliqua qu'il ne souhaitait pas attendre les quatre mois prévus par la Juge des Familles pour rendre son rapport.
Il nous expliqua, même si je l'avoue ses mots ont eu du mal à entrer dans mon cerveau tant ce qu'il décrivait était à la fois abominable et aberrant.
Outre le fait qu'il avait constaté que les filles vivaient dans une atmosphère viciée, sans éducation pourtant nécessaire à deux enfants de cet âge, sans soin, avec des repas aléatoires, une hygiène aussi rudimentaire qu'épisodique, il avait été ébahi de voir le "culte" dans lequel leur mère les maintenaient en ce qui concernait son compagnon :
"Papa est méchant, il ne nous laisse pas aller voir notre beau-père en prison". " On veut rester avec Maman et F. qui nous aime", etc...
Le plus extraordinaire fut d'apprendre que la mère avait finalement avoué à l'enquêteur (sans même qu'il eût à insister) que son compagnon était enfermé à tort en détention provisoire depuis près de deux ans à cause d'une "sale gamine" qui a profité d'un moment de faiblesse pour ensuite l'accuser de viol...
Nous apprîmes par la presse la vraie teneur des accusations qui étaient portées contre lui, lorsque le journal local retraça le procès : ce gentil "monsieur" avait violé sa nièce alors âgée de neuf ans deux années de suite...faits qu'il n'avait jamais nié, puisque pour lui c'est une chose normale.
Effectivement, tout à fait le genre de personne avec qui on souhaite vivre et avoir des enfants...ah oui, j'ai peut être oublié de le préciser : la "mère" des petites leur disait régulièrement que dès que son "homme" sortirait de prison, elles auraient très vite un petit frère ou une petite sœur...
Comment peut-on, en étant "mère" de deux fillettes, soutenir avec un homme coupable de tels faits? Je me le demande encore dans mes pires cauchemars.
Après avoir eu des entretiens avec les enseignants qui confirmèrent que les filles vivaient très mal leur séjour chez leur "mère", l'enquêteur décida qu'il était temps pour lui de rendre son rapport...
mardi 23 avril 2013
Atout coeur...
Notre appréhension était grande, après la première enquête sociale...
Et si le nouvel enquêteur était aussi peu compétant que le premier?
Et si la mère des petites mentait à nouveau (sur ce point, jamais de déception)?
Et si l'enquêteur se laissait berner par les apparences?
La première visite eut lieu un jour d'hiver (l'audience avait eu lieu mi-septembre, ajoutez à cela le délai de paperasserie et vous recevez le jugement provisoire sur papier fin octobre...heureusement, il y avait urgence!).
Notre avocate nous avait dit que l'enquêteur était choisi par la Juge car ils travaillaient en étroite collaboration depuis plusieurs années. Ce n'était pas franchement rassurant, car cette Juge était réputée pour accorder la garde des enfants quasi- systématiquement à la mère...
Je me souviens d'un homme qui avait une allure de "Papa-gâteau". Un monsieur très calme, d'une infinie douceur avec les Minettes. Il ne les traitait pas comme des "numéros de dossiers", mais leur parlait doucement.
Il demanda à voir les filles une à une dans leur chambre, pour un entretien.
C'était déjà un bon point : le premier enquêteur n'avait même pas auditionné les Minettes lorsqu'il était venu à la maison, et nous apprîmes plus tard qu'il avait posé des questions aux filles lorsqu'elles étaient chez leur mère...en présence de cette dernière. Inutile de dire que les filles n'ont jamais osé dire la vérité!
A la maison, ce fut différent, mais ça, nous l'avons appris une fois les entretiens terminés.
L'enquêteur nous informa que les discussions avec les filles n'étaient qu'une formalité, parce qu'il avait demandé à s'entretenir de la même façon avec elles chez la mère et n'avait obtenu que des réponses apprises par cœur. "on veut habiter chez maman parce que chez papa, on a peur et notre belle-mère nous frappe sans arrêt."
Devant nos yeux grands ouverts, l'enquêteur nous rassura en disant qu'en des années de carrière, il savait repérer les signes invoquant une violence quelconque et qu'il était évident que les filles étaient épanouies à la maison.. OUF! Enfin...
Il ne dit rien d'autre au sujet de sa première visite chez la mère, mais nous informa simplement qu'il demanderait à la revoir car certains points l'inquiétaient, mais il souhaitait d'abord s'entretenir avec les enseignants des filles avant de la revoir.
Ce fut, ce soir là une petite lumière qui se ralluma dans nos cœurs. Peut-être qu'avec un peu de chance, la Juge percevrait un peu mieux la situation dramatique dans laquelle étaient les Minettes avec cette nouvelle lueur d'espoir?
Et si le nouvel enquêteur était aussi peu compétant que le premier?
Et si la mère des petites mentait à nouveau (sur ce point, jamais de déception)?
Et si l'enquêteur se laissait berner par les apparences?
La première visite eut lieu un jour d'hiver (l'audience avait eu lieu mi-septembre, ajoutez à cela le délai de paperasserie et vous recevez le jugement provisoire sur papier fin octobre...heureusement, il y avait urgence!).
Notre avocate nous avait dit que l'enquêteur était choisi par la Juge car ils travaillaient en étroite collaboration depuis plusieurs années. Ce n'était pas franchement rassurant, car cette Juge était réputée pour accorder la garde des enfants quasi- systématiquement à la mère...
Je me souviens d'un homme qui avait une allure de "Papa-gâteau". Un monsieur très calme, d'une infinie douceur avec les Minettes. Il ne les traitait pas comme des "numéros de dossiers", mais leur parlait doucement.
Il demanda à voir les filles une à une dans leur chambre, pour un entretien.
C'était déjà un bon point : le premier enquêteur n'avait même pas auditionné les Minettes lorsqu'il était venu à la maison, et nous apprîmes plus tard qu'il avait posé des questions aux filles lorsqu'elles étaient chez leur mère...en présence de cette dernière. Inutile de dire que les filles n'ont jamais osé dire la vérité!
A la maison, ce fut différent, mais ça, nous l'avons appris une fois les entretiens terminés.
L'enquêteur nous informa que les discussions avec les filles n'étaient qu'une formalité, parce qu'il avait demandé à s'entretenir de la même façon avec elles chez la mère et n'avait obtenu que des réponses apprises par cœur. "on veut habiter chez maman parce que chez papa, on a peur et notre belle-mère nous frappe sans arrêt."
Devant nos yeux grands ouverts, l'enquêteur nous rassura en disant qu'en des années de carrière, il savait repérer les signes invoquant une violence quelconque et qu'il était évident que les filles étaient épanouies à la maison.. OUF! Enfin...
Il ne dit rien d'autre au sujet de sa première visite chez la mère, mais nous informa simplement qu'il demanderait à la revoir car certains points l'inquiétaient, mais il souhaitait d'abord s'entretenir avec les enseignants des filles avant de la revoir.
Ce fut, ce soir là une petite lumière qui se ralluma dans nos cœurs. Peut-être qu'avec un peu de chance, la Juge percevrait un peu mieux la situation dramatique dans laquelle étaient les Minettes avec cette nouvelle lueur d'espoir?
lundi 22 avril 2013
Coup de Poker!
C'est en septembre... nous sommes bien loin hélas de la chanson de Bécaud, mais je me souviens avoir eu le refrain en tête ce matin là...
Nos coeurs battaient si fort que j'avais l'impression qu'ils raisonnaient dans la salle d'attente du Tribunal.
Notre avocate eut un sourire rassurant, puis la porte se referma derrière Mr. D. et je fus contrainte d'attendre.
Oui, attendre, parce que la loi est ainsi faîte que dans la salle d'audience, même si vous vous occupez des petites au quotidien, vous n'êtes rien d'autre que la cinquième roue du carrosse pour l’État français. Je ne pèse pas plus qu'un fétu de paille.
Alors j'ai attendu, des minutes qui m'ont paru une éternité...
Et soudain, plus d'une heure après le début de l'audience, la porte s'ouvrit sur le visage fermé et apparemment agacé de la "mère" des Minettes.
Ce n'est que quelques minutes plus tard, lorsqu'elle eut quitté la salle d'attente, que je sus ce qu'il en était :
La Juge n'étant pas satisfaite par la première enquête sociale qui lui paraissait peu fiable, en avait ordonné une seconde. Et puisque les faits décrits dans les nombreux témoignages semblaient indiquer des faits plutôt inquiétants, elle ordonna une nouvelle enquête très détaillée cette fois, qui suivrait l'évolution du quotidien des filles lorsqu'elles sont chez leur mère...
Le "hic" dans tout ça, était de taille : afin d'évaluer la capacité de la "mère" à prendre ses filles en charge, la Juge avait tout simplement décidé de fixer la garde chez cette dernière, à plein temps, ne nous laissant qu'un weekend sur deux et la moitié des vacances!
La chute fut vertigineuse...et comme les petites étaient à la maison cette semaine là, nous eûmes la lourde tâche de leur annoncer la nouvelle.
"L'enquête ne durera pas plus de quatre mois, et après avoir pris connaissance des conclusions de l'expert, un jugement définitif sera rendu". Quatre mois. Savait-elle à quoi elle condamnait les Minettes pendant ces foutus quatre mois?
Quatre mois...
Nos coeurs battaient si fort que j'avais l'impression qu'ils raisonnaient dans la salle d'attente du Tribunal.
Notre avocate eut un sourire rassurant, puis la porte se referma derrière Mr. D. et je fus contrainte d'attendre.
Oui, attendre, parce que la loi est ainsi faîte que dans la salle d'audience, même si vous vous occupez des petites au quotidien, vous n'êtes rien d'autre que la cinquième roue du carrosse pour l’État français. Je ne pèse pas plus qu'un fétu de paille.
Alors j'ai attendu, des minutes qui m'ont paru une éternité...
Et soudain, plus d'une heure après le début de l'audience, la porte s'ouvrit sur le visage fermé et apparemment agacé de la "mère" des Minettes.
Ce n'est que quelques minutes plus tard, lorsqu'elle eut quitté la salle d'attente, que je sus ce qu'il en était :
La Juge n'étant pas satisfaite par la première enquête sociale qui lui paraissait peu fiable, en avait ordonné une seconde. Et puisque les faits décrits dans les nombreux témoignages semblaient indiquer des faits plutôt inquiétants, elle ordonna une nouvelle enquête très détaillée cette fois, qui suivrait l'évolution du quotidien des filles lorsqu'elles sont chez leur mère...
Le "hic" dans tout ça, était de taille : afin d'évaluer la capacité de la "mère" à prendre ses filles en charge, la Juge avait tout simplement décidé de fixer la garde chez cette dernière, à plein temps, ne nous laissant qu'un weekend sur deux et la moitié des vacances!
La chute fut vertigineuse...et comme les petites étaient à la maison cette semaine là, nous eûmes la lourde tâche de leur annoncer la nouvelle.
"L'enquête ne durera pas plus de quatre mois, et après avoir pris connaissance des conclusions de l'expert, un jugement définitif sera rendu". Quatre mois. Savait-elle à quoi elle condamnait les Minettes pendant ces foutus quatre mois?
Quatre mois...
dimanche 21 avril 2013
Bienvenue chez moi!
Petite pause dans le récit de nos péripéties juridiques ce soir...mine de rien, c'est très éprouvant de replonger dans tout ça, dans les évènements qui ont entourés cette bataille aussi.
Alors je me suis dit que pour une fois, au lieu de parler de nous...eh bien j'allais parler de vous!
Grâce aux miracles de la techniques, j'ai une petite idée de qui vous êtes : il y a les "impatients", qui, je dois le dire, me touchent beaucoup, parce que je les vois arriver sur le blog aussitôt que mon article du jour paraît!
Je n'imaginais pas avoir de fidèles lecteurs, encore moins aux quatre coins du monde, sachez-le, vous êtes appréciés à votre juste valeur et je vous remercie de nous suivre aussi assidûment.
Et puis il y a les "timides", aussi, qui viennent un peu moins régulièrement, mais qui rattrapent ce qu'ils ont manqué en quatrième vitesse avant de disparaître à nouveau pendant quelques jours.
Je vois aussi des "passages clandestins", qui passent mais ne s'arrêtent pas, on ne peut pas plaire à tout le monde après tout.
Qui que vous soyez, quel que soit "le groupe" auquel vous appartenez, sachez que vous voir ici me remplit de bonheur.
Ces mots que j'éparpille ici sont à la fois des réflexions très personnelles sur des sujets qui me touchent et à la fois un témoignage qui peut-être éveillera la sensibilité de mes visiteurs à la situation de milliers de personnes en France, actuellement (bien qu'ailleurs ce ne soit peut-être pas franchement mieux, hélas...) .
Nous avons gagné une bataille, une sacrée bataille concernant les filles, et nous nous apprêtons à en entamer une autre en déposant une demande d'agrément en vue d'adopter, mais cette fois-ci, même si vous ne vous manifestez pas, en venant ici, vous nous soutenez et il est bien plus facile de retrousser nos manches en sachant que nous sommes soutenus.
Alors merci, merci d'être ici jour après jour, et si ça vous dit un jour de m'écrire un petit mot, sachez que je serai ravie à mon tour de faire votre connaissance.
samedi 20 avril 2013
Les jeux sont faits...
Nous avons la malchance d'habiter dans une ville où aucun Juge des Affaires Familiales n'a été nommé pendant deux ans... Si, si, ça existe, en France, au XXIème siècle.
C'est vrai, quoi, vous volez une bicyclette, vous aurez droit à un juge, mais si vous êtes un môme en galère, il n'y a plus personne... Là où il y a urgence, les délais s'étalent sur des mois...
Faute de Juge à plein temps, ce sont des Juges "intérimaires" qui remplissaient la fonction de Juge des Familles. Appelez cela de la malchance, mais l'audience qui devait avoir lieu normalement au mois de mai, soit cinq mois (affreusement longs pour les filles comme pour nous) après que notre demande fut enregistrée, cette fichue audience que l'on attendait tant, n'a pas eu lieu...
Pourquoi? Oh, tout simplement parce que nous avions déposé une double requête : devant le Juge des Enfants et le Juge des Familles. Pas de bol, le Juge des Enfants étant celui qui devait présider l'audience de mai, et un Juge ne pouvant remplir ces deux fonctions à la fois pour la même affaire, notre audience a tout simplement été rayée et reportée au mois de septembre.
Rage, dégoût, dépit, tristesse, impuissance, ce que nous avons ressenti à ce moment là ne se décrit pas, ça se vit.
Le pire, c'était de dire aux minettes que malgré leurs constantes demandes, nous ne pouvions les garder auprès de nous et qu'elles devaient rester une semaine sur deux chez leur "mère"...allez donc expliquer ça à des petites filles...
Nous voilà donc repartis jusqu'au mois de septembre...
La "mère", elle, ne perdait pas de temps : fausse déclaration à la CAF indiquant que nous refusions de remplir notre devoir de garde alternée et qu'elle assumait seule l'éducation des petites...ce qui nous a valu de rembourser toutes les prestations sociales versées sur les trois mois précédent sa déclaration.
Ah oui, tiens, la CAF, autre machine qui mériterait un bon dépoussiérage... Sur simple déclaration de la "mère" des filles, les modalités des prestations sociales furent modifiées... Sans présentation de justificatif, sans convocation afin de vérifier ses dires.
Nous avons donc pris rendez-vous et avons montré le jugement datant de la séparation où il était clairement indiqué de quelle façon le Papa et la "mère" percevaient les différentes prestations sociales. Grand moment de solitude de la conseillère que nous avons rencontré. "Euh, je ne comprends pas, effectivement, il y a eu une erreur, les versements n'auraient pas dû être effectués sur le compte de la mère et vous n'auriez pas dû rembourser ce montant". "Nous allons faire une enquête".
L'enquête a bien été effectuée, deux ans après, nous n'avons pas de nouvelles. Restent les mots de l'enquêteur pour nous consoler "Mais, sur le jugement, la mère est sensée couvrir la moitié des frais d'éducation liés aux filles, par contre, d'après les pièces dont je dispose, c'est vous qui prenez tout à votre charge, c'est vous qui vous occupez de tout, alors elle, dans tout ça, elle fait quoi?"... Au moins, ce monsieur avait effectué son travail correctement, même s'il semblait aussi dépassé que nous par les évènements.
Entre temps, les filles continuaient à vivre un cauchemar : cris, coups, mauvais traitement, reproches et coups parce que la plus grande avait grandi et que ses vêtements ne lui allaient plus, reproches parce qu'elles mangeaient trop et elles lui coûtaient trop cher, reproches, reproches, reproches....
Dîtes, vous faîtes quoi, vous, quand une petite fille vient s'asseoir sur vos genoux en disant qu'elle veut parler au Juge et lui dire qu'elle ne veut plus retourner chez sa mère et qu'elle en a assez parce que les semaines où elle est là-bas, les enfants à l'école se moquent d'elle et la traitent d'épouvantail?
La plus petite, elle, avait une autre méthode : celle de l'huître...elle s'enfermait dans sa coquille et rien ne "la touchait".
Septembre...tenir jusqu'en septembre...
C'est vrai, quoi, vous volez une bicyclette, vous aurez droit à un juge, mais si vous êtes un môme en galère, il n'y a plus personne... Là où il y a urgence, les délais s'étalent sur des mois...
Faute de Juge à plein temps, ce sont des Juges "intérimaires" qui remplissaient la fonction de Juge des Familles. Appelez cela de la malchance, mais l'audience qui devait avoir lieu normalement au mois de mai, soit cinq mois (affreusement longs pour les filles comme pour nous) après que notre demande fut enregistrée, cette fichue audience que l'on attendait tant, n'a pas eu lieu...
Pourquoi? Oh, tout simplement parce que nous avions déposé une double requête : devant le Juge des Enfants et le Juge des Familles. Pas de bol, le Juge des Enfants étant celui qui devait présider l'audience de mai, et un Juge ne pouvant remplir ces deux fonctions à la fois pour la même affaire, notre audience a tout simplement été rayée et reportée au mois de septembre.
Rage, dégoût, dépit, tristesse, impuissance, ce que nous avons ressenti à ce moment là ne se décrit pas, ça se vit.
Le pire, c'était de dire aux minettes que malgré leurs constantes demandes, nous ne pouvions les garder auprès de nous et qu'elles devaient rester une semaine sur deux chez leur "mère"...allez donc expliquer ça à des petites filles...
Nous voilà donc repartis jusqu'au mois de septembre...
La "mère", elle, ne perdait pas de temps : fausse déclaration à la CAF indiquant que nous refusions de remplir notre devoir de garde alternée et qu'elle assumait seule l'éducation des petites...ce qui nous a valu de rembourser toutes les prestations sociales versées sur les trois mois précédent sa déclaration.
Ah oui, tiens, la CAF, autre machine qui mériterait un bon dépoussiérage... Sur simple déclaration de la "mère" des filles, les modalités des prestations sociales furent modifiées... Sans présentation de justificatif, sans convocation afin de vérifier ses dires.
Nous avons donc pris rendez-vous et avons montré le jugement datant de la séparation où il était clairement indiqué de quelle façon le Papa et la "mère" percevaient les différentes prestations sociales. Grand moment de solitude de la conseillère que nous avons rencontré. "Euh, je ne comprends pas, effectivement, il y a eu une erreur, les versements n'auraient pas dû être effectués sur le compte de la mère et vous n'auriez pas dû rembourser ce montant". "Nous allons faire une enquête".
L'enquête a bien été effectuée, deux ans après, nous n'avons pas de nouvelles. Restent les mots de l'enquêteur pour nous consoler "Mais, sur le jugement, la mère est sensée couvrir la moitié des frais d'éducation liés aux filles, par contre, d'après les pièces dont je dispose, c'est vous qui prenez tout à votre charge, c'est vous qui vous occupez de tout, alors elle, dans tout ça, elle fait quoi?"... Au moins, ce monsieur avait effectué son travail correctement, même s'il semblait aussi dépassé que nous par les évènements.
Entre temps, les filles continuaient à vivre un cauchemar : cris, coups, mauvais traitement, reproches et coups parce que la plus grande avait grandi et que ses vêtements ne lui allaient plus, reproches parce qu'elles mangeaient trop et elles lui coûtaient trop cher, reproches, reproches, reproches....
Dîtes, vous faîtes quoi, vous, quand une petite fille vient s'asseoir sur vos genoux en disant qu'elle veut parler au Juge et lui dire qu'elle ne veut plus retourner chez sa mère et qu'elle en a assez parce que les semaines où elle est là-bas, les enfants à l'école se moquent d'elle et la traitent d'épouvantail?
La plus petite, elle, avait une autre méthode : celle de l'huître...elle s'enfermait dans sa coquille et rien ne "la touchait".
Septembre...tenir jusqu'en septembre...
Libellés :
Affaires Familiales,
coups,
cris,
droit des familles,
enfants,
filles,
garde,
garde alternée,
JAF,
Juge des Enfants,
Juge des Familles,
maltraitance,
petites filles,
reproches,
souffrance,
violence
vendredi 19 avril 2013
Rien ne va plus!
J'ai fait la rencontre de Mr D. et des Minettes durant cette période.
Les filles en bavaient, principalement à cause du manque de patience et d'attention de leur mère : à de nombreuses reprises, Mr. D. a essayé de lui faire ouvrir les yeux et de lui faire admettre ses responsabilités, mais sans succès.
L'intervention d'une assistante sociale s'est avérée tout aussi inutile : les filles manquaient de soin. Pas leur mère, les filles seulement.
Entre les vêtements troués, les repas "oubliés", le suivi inexistant des devoirs scolaires, les crises de furie, les filles n'avaient de répit que les moments passés chez leur père.
Les visites continues en prison pour visiter son compagnon (accusé à tort d'attouchements sur mineure selon sa version) lui coûtant énormément, c'était sur les filles que les économies s'opéraient.
De discussions en mises au point, de médiation en situation qui ne faisait qu'empirer, Mr. D. a posé un ultimatum pour le bien des filles : soit leur mère se reprenait d'ici la fin de l'année, soit il demandait la garde des petites afin de leur assurer une vie sereine.
Le jour de l'an passé, nous avons donc écrit une requête auprès du Juge des Familles et du Juge des Enfants afin d'obtenir la garde des petites, alors âgées de cinq et sept ans.
Nous nous sommes adressés au Conseil Général, qui est supposé avoir une sorte de "cellule de protection des personnes vulnérables"...visiblement, les filles n'étaient pas assez "vulnérables" pour eux, parce que leur seule action fut de nous renvoyer vers les services sociaux de la petite ville dont nous dépendions...
Ahhhhh les services sociaux.... Quel soulagement ce fut pour nous d'apprendre que si les filles ne faisaient pas régulièrement leur toilette ou si elles ne mangeaient pas à leur faim et tous les jours "ça pouvait arriver" et qu'il fallait que Mr. D. arrête de "jouer au père idéal"...
Quel soulagement ce fut également pour moi d'apprendre que je battais les filles régulièrement et que si les filles avaient l'air sage à la maison, c'était uniquement parce qu'elles étaient terrorisées (NB : je l'ai appris au retour de l'hôpital juste après ma première fausse couche, charmant cadeau à quelqu'un qui vient déjà d'en baver...) .
Notez au passage que lors d'une visite des dits "services sociaux" nous avons soulevé le fait que la plus petite avait subi une brûlure de cigarette de la part de sa mère (élément constaté par l'infirmière pédiatre qui accompagnait l'assistant social) nous avons entendu un aberrant "ça arrive"...
Sans vouloir être vulgaire, j'aurais voulu leur hurler à la figure "et mon poing dans vos grandes gueules d'incapables, ça arrive, aussi?"... Mais non, je me suis contentée de le serrer bien fort dans ma poche et d'espérer qu'ils ouvriraient les yeux.
Inutile de dire que nous avons été déçus. Quoique.. "dégoûtés" convient mieux à la description de nos sentiments à ce moment là.
Cerise sur le gâteau, nous apprîmes dans la foulée que si nous avions déposé deux requêtes afin de mettre les filles à l'abri, la "mère", elle, en avait également déposé une auprès du Juge des Familles.
Une requête qui tenait en une seule phrase (ce n'est pas une blague, je pourrais vous en livrer un scan!) :
" Je veux avoir la garde de mes filles pour avoir toutes les prestations sociales".
Bon, ça a le mérite d'être clair, au moins...
Et c'est à ce moment là que le vrai combat a commencé. Un combat bien long, en plusieurs round, et qui nous a tous mis KO...
jeudi 18 avril 2013
Un père et passe...
Et voilà donc Mr.D. avec ses filles, seul, à assumer le quotidien du jour au lendemain, pendant que leur mère vivait sa nouvelle vie, insouciante.
C'est Mr. D. qui a relancé leur mère pensant que s'il ne faisait rien pour qu'elle reprenne contact avec les Minettes, ces dernières lui reprocheraient une fois adultes, de les avoir privées de "maman" (pardonnez-moi les guillemets, mais à mes yeux, être mère, ça signifie autre chose qu'avoir son nom sur un bulletin de naissance) .
C'est donc à contre cœur, et suite au jugement qui a été rendu partageant la garde des filles que leur mère s'est vue "contrainte" de s'occuper de ses filles, une semaine sur deux.
Ce ne fut pas de tout repos : entre son nouveau compagnon pris de boisson qui voulait tabasser Mr. D. lorsque celui-ci ramenait les filles chez leur mère et les épisodes où le couple refusait de les prendre après une semaine passée chez leur Papa, Mr. D. dût recourir à la justice sous forme d'une main courante...
Quelques mois plus tard, les filles apprirent à leur père que le compagnon de leur mère était mystérieusement absent depuis des semaines... "il est malade" fût la version officielle délivrée par la mère pendant près de trois mois, jusqu'à ce qu'elle admette finalement qu'il avait été emmené par la gendarmerie puis placé en détention provisoire pour des "sales ragots"...bien sûr, c'est bien connu, les prisons sont pleines d'innocents.
La vérité fût encore bien pire que tout ce que nous avions pu imaginer, mais nous ne la connûmes que deux ans plus tard, par les journaux...parce que la mère des petites, n'a jamais cru bon d'alerter Mr D.
Vous penserez sans doute que les filles ont eu un peu de répit lorsque leur mère s'est retrouvée sans son compagnon...vous vous trompez, ce qu'elles ont vécu dépasse l'entendement, et ce qu'a vécu leur père est le pire cauchemar qu'on puisse imaginer lorsqu'on aime ses enfants...
Inscription à :
Articles (Atom)

















