Je ne vous ai jamais dit ce que je faisais dans la vie, quand je n'étais pas accrochée à mon clavier en train de vous parler, ou en train de chouchouter ma petite famille...
J'exerce un métier (ça s'appelle comme ça il parait) très répandu...et très peu valorisé : je suis chargée de clientèle en téléphonie mobile... Terme bien pompeux pour dire que je répond au téléphone aux demandes (parfois farfelues) des clients.
Je me doutais bien, quand j'ai commencé à travailler là-bas que la tâche ne serait pas forcément facile, mais ce à quoi je ne m'attendais pas du tout, c'est que ce boulot serait un grand révélateur.
Avant de décrocher le téléphone pour la première fois avec "ma voix de téléphone rose" comme le dit si joliment mon petit mari pour me taquiner, je ne savais pas à quelle point la misère était présente dans le monde actuel.
Oh non, pas la misère financière, celle-là, je m'étonne toujours de la voir dans les sondages qu'on nous présente à la télévision à grands coups de graphiques, non, celle, bien plus vicieuse et omniprésente que je côtoie au quotidien : la misère "humaine".
C'est choquant de voir à quel point une parole aimable peut révéler un manque...un vide social terrible et qui m'attriste profondément.
Entre les "anciens" qui n'ont que rarement de contacts avec leur progéniture et les parents d'ados désespérés de ne trouver de moyen pour briser la glace, nous entendons, mes collègues et moi des histoires différentes chaque jour mais pourtant qui vont dans le même sens : plus les moyens de communications sont nombreux, plus la technique avance pour nous "rapprocher", plus les contacts humains se font rares.
Quasiment toutes les enseignes offrent maintenant des appels illimités, pourtant, c'est plus souvent par l'intermédiaire des réseaux sociaux ou des on-dits que l'on prend des nouvelles des personnes qui nous sont soit-disant chères...n'y aurait-il pas quelque chose qui cloche?
vendredi 24 mai 2013
jeudi 23 mai 2013
Qui êtes-vous ?
A l'approche de mon trois-millième visiteur, j'avoue me poser pas mal de questions à votre sujet...
Je vous vois revenir, jour après jour, vous devenez peu à peu mes amis, mes confidents, et je me demande ce qui fait que vous me rendez visite chaque jour ou presque.
Est-ce parce que vous partagez mes idées, parce que comme moi le monde qui vous entoure ne vous ressemble pas?
Peut-être qu'au contraire ce que j'écris vous énerve et vous désole?
Je n'ai pas la prétention d'écrire des textes magnifiques, plein d'effets de style, quand je m'assois devant mon clavier, c'est pour faire part d'idées qui m'ont traversé l'esprit au cours de la journée, c'est aussi, comme je l'ai déjà dit, pour laisser une trace de notre combat pour obtenir la garde des filles, et de celui que nous entamons à peine, pour adopter.
A leur âge, les filles n'ont pas d'idée précise de ce par quoi elles sont réellement passées.
C'est un peu mon devoir de leur laisser des réponses pour "plus tard".
Elles savent que j'écris une partie de leur histoire, et elles savent aussi qu'un jour, elles pourront lire mes textes, je trouve ça plus sympathique que le traditionnel "tu comprendras quand tu seras plus grande" qui n'arrange rien...
Et puis il y a les deux petits à venir, je crois que c'est important qu'ils sachent un jour qu'ils étaient attendus et aimés bien avant leur arrivée...
Mes autres textes sont un mélange inattendu de réflexions sur la vie, de nostalgie, de tempête aussi, parce que les tempêtes sont nécessaires si on veut profiter ensuite d'un bel arc-en ciel.
Mon envie d'écrire, je crois qu'elle a toujours été là, quelque part en moi,
mais je n'aurais pas repris la plume sans l'intervention de personnes qui me sont proches.
J'espère ne pas les décevoir, et ne pas vous décevoir, vous qui me suivez, en attendant, je vous remercie, du fond du coeur, d'être là, quoi qu'il arrive...
Et pour que vous vous sentiez comme chez vous ici, j'ai créé pour l'occasion un livre d'or auquel vous avez accès depuis l'onglet situé au-dessus de mes textes, je serais ravie de vous lire à mon tour!
A bientôt?
Je vous vois revenir, jour après jour, vous devenez peu à peu mes amis, mes confidents, et je me demande ce qui fait que vous me rendez visite chaque jour ou presque.
Est-ce parce que vous partagez mes idées, parce que comme moi le monde qui vous entoure ne vous ressemble pas?
Peut-être qu'au contraire ce que j'écris vous énerve et vous désole?
Je n'ai pas la prétention d'écrire des textes magnifiques, plein d'effets de style, quand je m'assois devant mon clavier, c'est pour faire part d'idées qui m'ont traversé l'esprit au cours de la journée, c'est aussi, comme je l'ai déjà dit, pour laisser une trace de notre combat pour obtenir la garde des filles, et de celui que nous entamons à peine, pour adopter.
A leur âge, les filles n'ont pas d'idée précise de ce par quoi elles sont réellement passées.
C'est un peu mon devoir de leur laisser des réponses pour "plus tard".
Elles savent que j'écris une partie de leur histoire, et elles savent aussi qu'un jour, elles pourront lire mes textes, je trouve ça plus sympathique que le traditionnel "tu comprendras quand tu seras plus grande" qui n'arrange rien...
Et puis il y a les deux petits à venir, je crois que c'est important qu'ils sachent un jour qu'ils étaient attendus et aimés bien avant leur arrivée...
Mes autres textes sont un mélange inattendu de réflexions sur la vie, de nostalgie, de tempête aussi, parce que les tempêtes sont nécessaires si on veut profiter ensuite d'un bel arc-en ciel.
Mon envie d'écrire, je crois qu'elle a toujours été là, quelque part en moi,
mais je n'aurais pas repris la plume sans l'intervention de personnes qui me sont proches.
J'espère ne pas les décevoir, et ne pas vous décevoir, vous qui me suivez, en attendant, je vous remercie, du fond du coeur, d'être là, quoi qu'il arrive...
Et pour que vous vous sentiez comme chez vous ici, j'ai créé pour l'occasion un livre d'or auquel vous avez accès depuis l'onglet situé au-dessus de mes textes, je serais ravie de vous lire à mon tour!
A bientôt?
mercredi 22 mai 2013
Ma bête noire à moi...
Mon petit bout de chat, quatre ans déjà...
Je ne sais plus qui de nous deux a adopté l'autre.
Tu as débarqué dans ma vie un jour de grand soleil.
Je ne m'attendais pas à toi, comment aurais-je pu résister à tes grands yeux d'or?
Tu étais aussi petit que maigre, orphelin courant dans les rues, zig-zagant entre les voitures.
D'autres avant moi t'avaient pris sous leur toit, puis après quelques jours t'ont rejeté de nouveau à la rue...
Je suis comme toi, difficile à apprivoiser, c'est peut être pour ça qu'on se comprend si bien?
Après quelques années en amoureux, il a fallu que tu fasses une place pour "Papa".
Pas facile de lui laisser ta place au lit!
Je sais cependant que tu l'aimes autant que moi, et mon coeur fond comme neige au soleil lorsque je te vois t'acharner à lui faire des câlins.
Tu es un sacré petit bout de chaton, de Seigneur de la maison, tu t'es transformé en "Tonton" prévenant pour ta petite Moka, qui te mène maintenant par le bout des moustaches!
Les années passent mais tu restes mon "bébé-nounou", celui qui fait de gros câlins à son âne en peluche et tête le T-shirt de Papa...
Tu me suis partout et poses sur moi un regard bienveillant : deux perles de péridot noyées dans une mer d'encre de Chine.
Je ne connais pas ta date de naissance, mais je sais que comme moi, tu es né en mai, alors joyeux anniversaire, mon petit Carbone, mon bébé-nounou...
Je ne sais plus qui de nous deux a adopté l'autre.
Tu as débarqué dans ma vie un jour de grand soleil.
Je ne m'attendais pas à toi, comment aurais-je pu résister à tes grands yeux d'or?
Tu étais aussi petit que maigre, orphelin courant dans les rues, zig-zagant entre les voitures.
D'autres avant moi t'avaient pris sous leur toit, puis après quelques jours t'ont rejeté de nouveau à la rue...
Je suis comme toi, difficile à apprivoiser, c'est peut être pour ça qu'on se comprend si bien?
Après quelques années en amoureux, il a fallu que tu fasses une place pour "Papa".
Pas facile de lui laisser ta place au lit!
Je sais cependant que tu l'aimes autant que moi, et mon coeur fond comme neige au soleil lorsque je te vois t'acharner à lui faire des câlins.
Tu es un sacré petit bout de chaton, de Seigneur de la maison, tu t'es transformé en "Tonton" prévenant pour ta petite Moka, qui te mène maintenant par le bout des moustaches!
Les années passent mais tu restes mon "bébé-nounou", celui qui fait de gros câlins à son âne en peluche et tête le T-shirt de Papa...
Tu me suis partout et poses sur moi un regard bienveillant : deux perles de péridot noyées dans une mer d'encre de Chine.
Je ne connais pas ta date de naissance, mais je sais que comme moi, tu es né en mai, alors joyeux anniversaire, mon petit Carbone, mon bébé-nounou...
mardi 21 mai 2013
Stop! Arrêtez le monde, je veux descendre!
Tout va trop vite, je me sens comme sur un manège qui ne s'arrête jamais, la tête qui tourne et le coeur au bord des lèvres...
Les mômes aussi grandissent trop vite, élevés par la télé ou la rue pendant que les parents courent partout, pressés par la vie.
Je me souviens de mon enfance, pas si lointaine, où le temps passait moins vite, les couleurs aussi étaient différentes...
Les après-midis passés dans la cuisine, chez mes grands-parents, et les gestes de ma grand-mère, précis, appliqués, lorsqu'elle préparait le repas, j'aimais ce calme, cette façon qu'elle avait de saupoudrer ses plats d'amour.
Elle a passé son savoir faire à ma mère, qui à son tour m'a fait cadeau de cet héritage précieux.
Ce fut moins facile pour elle : contrairement à ma grand-mère, elle menait une carrière professionnelle bien remplie et j'avoue que petite, j'aurais aimé profiter un peu plus de son temps.
J'ai grandi trop vite, j'ai fait partie de ces gamins qui rentrent de l'école la clé autour du cou...mais l'époque était différente, le monde moins compliqué, moins hostile.
Je ne veux pas du monde d'aujourd'hui pour mes enfants.
Je veux du temps pour eux, du temps pour mon mari aussi.
Pas du temps à passer avec eux entre deux portes, mais des moments de qualité, pour ne rien rater d'un quotidien qui m'est si précieux...
Je veux des souvenirs aux goût des confitures maison d'antan, des joues rougies parce qu'on a construit un super bonhomme de neige, je veux des souvenirs d'un passé à construire....
Je ne sais pas encore comment arrêter le temps, mais je suis bien décidée à arrêter le manège...je veux descendre!
Les mômes aussi grandissent trop vite, élevés par la télé ou la rue pendant que les parents courent partout, pressés par la vie.
Je me souviens de mon enfance, pas si lointaine, où le temps passait moins vite, les couleurs aussi étaient différentes...
Les après-midis passés dans la cuisine, chez mes grands-parents, et les gestes de ma grand-mère, précis, appliqués, lorsqu'elle préparait le repas, j'aimais ce calme, cette façon qu'elle avait de saupoudrer ses plats d'amour.
Elle a passé son savoir faire à ma mère, qui à son tour m'a fait cadeau de cet héritage précieux.
Ce fut moins facile pour elle : contrairement à ma grand-mère, elle menait une carrière professionnelle bien remplie et j'avoue que petite, j'aurais aimé profiter un peu plus de son temps.
J'ai grandi trop vite, j'ai fait partie de ces gamins qui rentrent de l'école la clé autour du cou...mais l'époque était différente, le monde moins compliqué, moins hostile.
Je ne veux pas du monde d'aujourd'hui pour mes enfants.
Je veux du temps pour eux, du temps pour mon mari aussi.
Pas du temps à passer avec eux entre deux portes, mais des moments de qualité, pour ne rien rater d'un quotidien qui m'est si précieux...
Je veux des souvenirs aux goût des confitures maison d'antan, des joues rougies parce qu'on a construit un super bonhomme de neige, je veux des souvenirs d'un passé à construire....
Je ne sais pas encore comment arrêter le temps, mais je suis bien décidée à arrêter le manège...je veux descendre!
lundi 20 mai 2013
Moi aussi, je suis une guerrière!
J'ai parfois l'impression de m'être faite avoir...
Je suis née au début des années soixante-dix. Au moment où la fumée des soutien-gorges brûlés au bûcher des ambitions féministes n'était pas encore tout à fait dissipée.
C'est donc dans une belle France toute neuve que j'ai fait mon apparition, le pays où tout est possible pour les femmes....
Tout? C'te bonne blague!
Évidemment, j'ai le droit d'être femme d'affaire, astronaute, politicienne (ou chienne, rayer la mention inutile), pompier, gardienne de la paix, que sais-je encore, mais je n'ai pas, ou plutôt, je n'ai plus le droit, d'être une femme tout court!
Le hic, c'est que je n'ai pas envie de ressembler à ces pseudo femmes libérées, je ne me reconnais pas en ces harpies qui réclament les mêmes droits que ceux des hommes, comme si leur position était si enviable...
Je ne suis pas un homme, et je n'ai pas envie d'en devenir un! Je ne vois pas de rapport d'égalité dans ce que réclament ces foutues féministes, mais juste un vil désir de castration, un méchant "pousse toi de là que je m'y mette!"...
Ont-elles si peu d'esprit qu'elles ne réalisent pas qu'il ne s'agit pas d'un rapport de force, avec un vaincu et un vainqueur, mais d'une magnifique équation, où même moi, matheuse catastrophique, je vois une complémentarité, une égalité parfaite justement dans la différence.
Plutôt que de me battre pour le premier rôle, je préfère ajouter mes richesses à celles des hommes que je croise, quel que soit le domaine dont il s'agit, pour un résultat plein de surprises et de couleurs.
La richesse est dans la différence, et j'avoue que j'ai du mal à accepter le regard teinté de supériorité que posent sur moi les féministes endurcies.
Mesdames, puisqu'on n'a plus le droit de vous appeler Mesdemoiselles dorénavant, vivez votre illusion si vous le souhaitez, mais n'essayez pas de me faire suivre votre route si désertique, je préfère de loin la mienne, paisible et parsemée de fleurs...
Je suis née au début des années soixante-dix. Au moment où la fumée des soutien-gorges brûlés au bûcher des ambitions féministes n'était pas encore tout à fait dissipée.
C'est donc dans une belle France toute neuve que j'ai fait mon apparition, le pays où tout est possible pour les femmes....
Tout? C'te bonne blague!
Évidemment, j'ai le droit d'être femme d'affaire, astronaute, politicienne (ou chienne, rayer la mention inutile), pompier, gardienne de la paix, que sais-je encore, mais je n'ai pas, ou plutôt, je n'ai plus le droit, d'être une femme tout court!
Le hic, c'est que je n'ai pas envie de ressembler à ces pseudo femmes libérées, je ne me reconnais pas en ces harpies qui réclament les mêmes droits que ceux des hommes, comme si leur position était si enviable...
Je ne suis pas un homme, et je n'ai pas envie d'en devenir un! Je ne vois pas de rapport d'égalité dans ce que réclament ces foutues féministes, mais juste un vil désir de castration, un méchant "pousse toi de là que je m'y mette!"...
Ont-elles si peu d'esprit qu'elles ne réalisent pas qu'il ne s'agit pas d'un rapport de force, avec un vaincu et un vainqueur, mais d'une magnifique équation, où même moi, matheuse catastrophique, je vois une complémentarité, une égalité parfaite justement dans la différence.
Plutôt que de me battre pour le premier rôle, je préfère ajouter mes richesses à celles des hommes que je croise, quel que soit le domaine dont il s'agit, pour un résultat plein de surprises et de couleurs.
La richesse est dans la différence, et j'avoue que j'ai du mal à accepter le regard teinté de supériorité que posent sur moi les féministes endurcies.
Mesdames, puisqu'on n'a plus le droit de vous appeler Mesdemoiselles dorénavant, vivez votre illusion si vous le souhaitez, mais n'essayez pas de me faire suivre votre route si désertique, je préfère de loin la mienne, paisible et parsemée de fleurs...
dimanche 19 mai 2013
Promenade au jardin.
Hier n'était pas un jour comme un autre.
Le dix-huit mai est devenu pour moi un jour d'exception.
Moi, persuadée pendant des années que je ne trouverai jamais LA personne qui m'étais destinée , je dois bien me rendre à l'évidence : la vie ne tient jamais compte de nos idées, et si nous ne recevons que très rarement ce que nous voulons, c'est parce qu'elle a le plus souvent l'intelligence de mettre sur notre route ce dont nous avons besoin.
Nous ne sommes souvent que des sales gosses, capricieux et impatients, qui réclamons le bonheur alors qu'il est déjà bien souvent juste sous notre nez.
Comme tout le monde, je le voulais, mon bonheur, mais est-ce que je faisais vraiment les bons choix pour le trouver?
Quand je regarde mon passé, je me rends compte que non. Un non honnête et pesé, définitif aussi.
J'ai perdu du temps pour des personnes qui n'en valaient pas la peine, parce que j'attendais d'eux des sentiments qu'ils n' étaient pas capable de m'offrir, mais j'ai aussi fait perdre du temps à d'autres qui ont attendu des choses que je n'étais pas en mesure de donner.
Le bonheur, c'est principalement une question de timing : c'est un fruit auquel il faut laisser le temps de mûrir.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que le bonheur était simple, qu'il suffisait d'être deux et que le miracle s'accomplissait, sans aucun effort, aucun investissement.
J'ai appris depuis - heureusement - que le bonheur, ça se sème, ça se cultive, ça se bichonne, et parfois, il faut se battre bec et ongle pour empêcher les parasites de l'attaquer...
Il porte des noms différents aussi, et par dessus tout, il se multiplie, commencez par semer un petit bonheur tout simple, et si vous en prenez soin chaque jour, avec amour et patience, vous vous retrouverez bientôt avec un magnifique jardin.
Hier, mon bonheur à moi a fété son anniversaire, j'ai donc pris une petite journée sabbatique pour célébrer cette journée spéciale.
Une journée entière à chérir l'homme qui partage ma vie...
Le dix-huit mai est devenu pour moi un jour d'exception.
Moi, persuadée pendant des années que je ne trouverai jamais LA personne qui m'étais destinée , je dois bien me rendre à l'évidence : la vie ne tient jamais compte de nos idées, et si nous ne recevons que très rarement ce que nous voulons, c'est parce qu'elle a le plus souvent l'intelligence de mettre sur notre route ce dont nous avons besoin.
Nous ne sommes souvent que des sales gosses, capricieux et impatients, qui réclamons le bonheur alors qu'il est déjà bien souvent juste sous notre nez.
Comme tout le monde, je le voulais, mon bonheur, mais est-ce que je faisais vraiment les bons choix pour le trouver?
Quand je regarde mon passé, je me rends compte que non. Un non honnête et pesé, définitif aussi.
J'ai perdu du temps pour des personnes qui n'en valaient pas la peine, parce que j'attendais d'eux des sentiments qu'ils n' étaient pas capable de m'offrir, mais j'ai aussi fait perdre du temps à d'autres qui ont attendu des choses que je n'étais pas en mesure de donner.
Le bonheur, c'est principalement une question de timing : c'est un fruit auquel il faut laisser le temps de mûrir.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que le bonheur était simple, qu'il suffisait d'être deux et que le miracle s'accomplissait, sans aucun effort, aucun investissement.
J'ai appris depuis - heureusement - que le bonheur, ça se sème, ça se cultive, ça se bichonne, et parfois, il faut se battre bec et ongle pour empêcher les parasites de l'attaquer...
Il porte des noms différents aussi, et par dessus tout, il se multiplie, commencez par semer un petit bonheur tout simple, et si vous en prenez soin chaque jour, avec amour et patience, vous vous retrouverez bientôt avec un magnifique jardin.
Hier, mon bonheur à moi a fété son anniversaire, j'ai donc pris une petite journée sabbatique pour célébrer cette journée spéciale.
Une journée entière à chérir l'homme qui partage ma vie...
vendredi 17 mai 2013
Les autruches fleurissent au mois de mai!
Le printemps est là, et avec lui, le sang bouillonne, les hormones fusent, les oiseaux gazouillent, et il faut bien l'avouer, le monde est en pleine ébullition!
Ahhh...Le mois de mai et ses amoureux...
Remarquez bien que ce que je m’apprête à décrire n'a rien de saisonnier, et ce n'est pas une généralité non plus, Dieu merci!
Le fait est que j'ai passé dix-neuf ans de ma vie dans une Pologne délabrée par presque un demi-siècle de communisme et que si le progrès a bien franchi la frontière depuis, il reste, hélas des chiffres désolants qui dénoncent une situation encore répandue qui consiste à appliquer la politique de l'autruche...
Or c'est connu, le pire qu'il puisse arriver à une adolescente, en plein boom hormonal, c'est de n'avoir aucune idée de ce qu'il faut faire pour éviter de se retrouver maman avant l'heure (ceci est d'ailleurs valable pour les garçons aussi, mais c'est tout de même plus dangereux pour les filles...)
Il existe donc, chez les jeunes...(et les moins jeunes aussi, d'ailleurs, selon le niveau d'alcool) des mythes que je vais m'empresser de vous énumérer...croyez moi, ça vaut son pesant d'or:
- Vous saurez désormais, ignorants que vous êtes, qu'il suffit de se tremper les testicules dans du vin (désolée, aucune précision si c'est de vin blanc ou rouge qu'il s'agit) avant de passer à l'acte pour être sûr de ne pas avoir de surprises neuf mois plus tard.
- Un autre moyen très connu d'éviter les ennuis consiste - pour vous mesdames - à boire un grand verre de lait d'un trait (le tout debout, c'est une évidence!)
- Quelques cuillères à soupe de vinaigre d'alcool blanc peuvent également faire l'affaire, à condition de sauter sur place ensuite.
- Bien sûr, le plus simple est encore d'être vierge au moment où l'on passe à l'acte: tout le monde sait que la première fois, il n'y a aucun risque!
Je crois n'avoir rien oublié, mais
PS: Pour ceux qui en douteraient encore, je ne suis en aucun point d'accord avec ce qui précède et je n'ai aucune pitié pour ces parents qui - par refus d'aborder des sujets tabous - condamnent leur progéniture à mettre des bébés non désirés au monde ou à faire grandir les chiffres des avortements clandestins chaque année...
jeudi 16 mai 2013
Naufrage...
Cet après-midi, en rentrant du travail, comme à mon habitude je regardais la pluie tomber à travers la vitre du bus quand j'ai vu un petit groupe de personnes, se soutenant, habillés de noir, sous des parapluies noirs eux aussi...
Ce n'est pas une vue qui m'est étrangère : deux fois par jour, en allant ou en revenant du travail, je passe entre les pompes funèbres et un cimetière. Seulement aujourd'hui, je ne sais pourquoi, une idée m'est venue.
Une ligne s'est tracée dans ma tête... Une ligne invisible et cruelle, une espèce de frontière absurde entre ces personnes endeuillées et moi.
Je me disais que j'aurais voulu dire au-revoir, trouver un lieu, un moment, pour dire adieu, deux fois...
Oh, je sais bien que pour le commun des mortels, la perte d'un être que l'on a apprécié pendant des années justifie la peine, rend légitime la douleur que l'on ressent, mais dans mon cas?
Est-ce que, comme me l'a fait remarquer si "gentiment" la gynécologue pleine de tact qui m'a annoncé la première fois que le petit cœur de mon bébé ne battait pas " C'est pas grave, si ce n'est que ça, on le fait partir et dans trois mois vous recommencerez"...
Comment te dire, charogne que tu es, que cet enfant, il était attendu, voulu, aimé, et qu'il pourrait y en avoir une vingtaine après lui que ça ne rendrait pas ma peine plus légère?
Comment te dire également que si je ne m'étais pas instantanément désintégrée sur ta table d'examen, mon poing, ce petit poing que j'ai serré si fort que mes ongles en sont rentrés dans ma chair, se serait appliqué à t'enlever ce petit sourire en coin?
Comment te dire enfin que je prends plus de soin avec mes clients au quotidien pour leur annoncer une broutille que tu n'en as eu pour briser mon rêve à jamais?
C'est vrai que je n'ai jamais connu les deux petits cœurs, mais est-ce que je les ai moins aimés pour autant?
Depuis quand la peine se mesure-t'elle? Qui peut définir la profondeur d'une blessure qui ne se voit pas?
J'ai déjà perdu des êtres chers, j'ai eu mal, comme tout le monde, puis, avec le temps sont remontés à la surface de belles images, de belles paroles, des éclats de rire aussi...
Mais cette douleur là est différente.
Je ne peux pas dire au-revoir, je ne le pourrai jamais, je resterai avec mes questions et mes regrets à vie, sans aucun joli souvenir pour adoucir mon chagrin.
Je reste là comme ces rescapés d'un naufrage, à contempler les vagues, sans avoir pu dire adieu à mes trésors enfouis au fond de l'océan...
Ce n'est pas une vue qui m'est étrangère : deux fois par jour, en allant ou en revenant du travail, je passe entre les pompes funèbres et un cimetière. Seulement aujourd'hui, je ne sais pourquoi, une idée m'est venue.
Une ligne s'est tracée dans ma tête... Une ligne invisible et cruelle, une espèce de frontière absurde entre ces personnes endeuillées et moi.
Je me disais que j'aurais voulu dire au-revoir, trouver un lieu, un moment, pour dire adieu, deux fois...
Oh, je sais bien que pour le commun des mortels, la perte d'un être que l'on a apprécié pendant des années justifie la peine, rend légitime la douleur que l'on ressent, mais dans mon cas?
Est-ce que, comme me l'a fait remarquer si "gentiment" la gynécologue pleine de tact qui m'a annoncé la première fois que le petit cœur de mon bébé ne battait pas " C'est pas grave, si ce n'est que ça, on le fait partir et dans trois mois vous recommencerez"...
Comment te dire, charogne que tu es, que cet enfant, il était attendu, voulu, aimé, et qu'il pourrait y en avoir une vingtaine après lui que ça ne rendrait pas ma peine plus légère?
Comment te dire également que si je ne m'étais pas instantanément désintégrée sur ta table d'examen, mon poing, ce petit poing que j'ai serré si fort que mes ongles en sont rentrés dans ma chair, se serait appliqué à t'enlever ce petit sourire en coin?
Comment te dire enfin que je prends plus de soin avec mes clients au quotidien pour leur annoncer une broutille que tu n'en as eu pour briser mon rêve à jamais?
C'est vrai que je n'ai jamais connu les deux petits cœurs, mais est-ce que je les ai moins aimés pour autant?
Depuis quand la peine se mesure-t'elle? Qui peut définir la profondeur d'une blessure qui ne se voit pas?
J'ai déjà perdu des êtres chers, j'ai eu mal, comme tout le monde, puis, avec le temps sont remontés à la surface de belles images, de belles paroles, des éclats de rire aussi...
Mais cette douleur là est différente.
Je ne peux pas dire au-revoir, je ne le pourrai jamais, je resterai avec mes questions et mes regrets à vie, sans aucun joli souvenir pour adoucir mon chagrin.
Je reste là comme ces rescapés d'un naufrage, à contempler les vagues, sans avoir pu dire adieu à mes trésors enfouis au fond de l'océan...
mercredi 15 mai 2013
Terminus! Tout le monde descend!
J'admets bien volontiers que ce n'était pas très gentil de ma part de vous laisser sur votre faim, mais je suis sûre que vous ne m'en voudrez plus quand vous connaîtrez la suite de l'histoire...
Nous en étions donc restés au moment où le pauvre homme gisait sur les rails du tramway, avec une foule de badauds autour de lui... et c'est la que ça devient cocasse:
Le type en question se met à bouger d'un seul coup, il parle à tort et à travers, complètement désorienté par sa mésaventure.
Les gens sont sous le choc, des personnes présentes le tiennent même pour l'empêcher de bouger, vu son état.
Et puis quand notre homme reprend ses esprit tout devient limpide:
Rappelez-vous, il sortait de l'usine après avoir travaillé la nuit... à la confection de charcuterie...
En ce temps là, en Pologne, la viande aussi était une denrée limitée, donc notre "filou" n'avait rien trouvé de plus malin que de s'entourer de saucisses en chapelets pour pouvoir les dissimuler sous son manteau afin de les revendre à très bon prix au marché noir...et c'est ce qui lui a sauve la vie!
Et après ça, on dira que le crime ne paie pas!
Je tiens cette histoire de la dame qui conduisait le deuxième tramway, c'est donc une source sûre, et je peux vous assurer que dans cette ville, il n'y a pas un habitant qui ne connaisse les péripéties du voleur de saucisses...
mardi 14 mai 2013
Mort sur les rails!
Non, il ne s'agit pas d'un roman policier à la mode, encore moins du dernier film à sensation, mais d'une histoire vraie!
La scène se passe il y a longtemps de cela...dans une Pologne encore coincée entre le mur de Berlin a l'ouest, et l'Union Soviétique a l'est.
Une Pologne où à l'époque, tout ou presque manquait dans les magasins, où les habitants étaient rationnés et devaient se munir de tickets pour s'approvisionner en bon nombre de denrées courantes.
C'est à cette époque là, vers le début des années quatre-vingt, que notre héros malgré lui sort du boulot par un matin brumeux et froid...
Il remonte le col de son manteau et enfonce sa casquette sur ses oreilles déjà attaquées par le froid mordant qui caractérise les hivers polonais. Il se dirige en pressant le pas vers l'arrêt de tramway le plus proche car il n'a qu'une hâte après une nuit passée a l'usine: rentrer chez lui et dormir dans un lit bien chaud.
Seulement voilà, notre homme est un fumeur, alors il s'arrête en route pour s'acheter des cigarettes et perd un peu de temps à faire la queue...
Un temps précieux qui signifie pour lui que si il manque le premier tramway, il devra passer vingt bonnes minutes à geler dehors en attendant le prochain.
Il aurait dû y penser avant, oui, mais voilà, l'appel de la nicotine était le plus fort.
Il reprend donc son chemin en pressant le pas, mais soudain, il voit au loin arriver le véhicule rouge. Pas une minute à perdre, il se met a courir, courir, mais ce n'est pas facile avec ce verglas...
Il arrive enfin à hauteur du tramway, quelques mètres encore, il traverse la rue sans prendre gare...et un deuxième tramway, qui passe en sens inverse le percute de plein fouet!
Arrêt de la machine, signal d'alarme, stupéfaction des passagers, et puis tout le monde descend, pour voir ce qui s'est passe.
La scène est épouvantable...le malheureux gît là...entre les rails, dans un amas de chairs broyées, les passants sont ahuris, certains se sentent mal...d'autres cherchent désespérément a joindre les secours.
Le conducteur, livide, est assis à terre la tête dans les mains, sans pouvoir dire un mot...
Et pourtant, cette histoire fait encore rire la ville entière quand quelqu'un la raconte...pourquoi?
La scène se passe il y a longtemps de cela...dans une Pologne encore coincée entre le mur de Berlin a l'ouest, et l'Union Soviétique a l'est.
Une Pologne où à l'époque, tout ou presque manquait dans les magasins, où les habitants étaient rationnés et devaient se munir de tickets pour s'approvisionner en bon nombre de denrées courantes.
C'est à cette époque là, vers le début des années quatre-vingt, que notre héros malgré lui sort du boulot par un matin brumeux et froid...
Il remonte le col de son manteau et enfonce sa casquette sur ses oreilles déjà attaquées par le froid mordant qui caractérise les hivers polonais. Il se dirige en pressant le pas vers l'arrêt de tramway le plus proche car il n'a qu'une hâte après une nuit passée a l'usine: rentrer chez lui et dormir dans un lit bien chaud.
Seulement voilà, notre homme est un fumeur, alors il s'arrête en route pour s'acheter des cigarettes et perd un peu de temps à faire la queue...
Un temps précieux qui signifie pour lui que si il manque le premier tramway, il devra passer vingt bonnes minutes à geler dehors en attendant le prochain.
Il aurait dû y penser avant, oui, mais voilà, l'appel de la nicotine était le plus fort.
Il reprend donc son chemin en pressant le pas, mais soudain, il voit au loin arriver le véhicule rouge. Pas une minute à perdre, il se met a courir, courir, mais ce n'est pas facile avec ce verglas...
Il arrive enfin à hauteur du tramway, quelques mètres encore, il traverse la rue sans prendre gare...et un deuxième tramway, qui passe en sens inverse le percute de plein fouet!
Arrêt de la machine, signal d'alarme, stupéfaction des passagers, et puis tout le monde descend, pour voir ce qui s'est passe.
La scène est épouvantable...le malheureux gît là...entre les rails, dans un amas de chairs broyées, les passants sont ahuris, certains se sentent mal...d'autres cherchent désespérément a joindre les secours.
Le conducteur, livide, est assis à terre la tête dans les mains, sans pouvoir dire un mot...
Et pourtant, cette histoire fait encore rire la ville entière quand quelqu'un la raconte...pourquoi?
lundi 13 mai 2013
S'il te plaît, écris moi un mouton...
J'ai essayé de me souvenir toute la journée des raisons qui m'ont poussées à reprendre l'écriture...
Je dis bien reprendre, parce qu'entre l'écriture et moi, c'est une aventure qui dure déjà depuis un sacré bout de temps, mais pas mal d'éléments dans ma vie ont fait que je m'en étais éloignée...à tort.
Enfin...à tort pour moi, hein, je serais bien présomptueuse si je déclarais que c'était une grande perte pour le monde littéraire!
Il faut bien l'avouer, le monde regorge d'auteurs connus et reconnus, le net est plein d'auteurs qui mériteraient sans doute plus d'attention que moi, mais rien n'empêche que je suis drôlement contente et émue, chaque soir, quand jeprends ma plume m'assois devant mon clavier et que je commence à pianoter.
Je ne sais jamais vraiment ce que je vais écrire avant que je ne me trouve devantma page mon écran blanc.
J'aurais pû prendre un cahier à spirales, comme tout le monde, et y verser tout ce que j'ai à dire, mais je me connais, je n'aurais jamais été contente du résultat et au final, mes textes auraient fini au fond d'une corbeille à papier!
Et puis, ces textes, je ne les écrits pas pour moi seule.
J'avoue que l'idée d'écrire m'est venue petit à petit, parce que j'ai pensé qu'au milieu des milles autres choses insignifiantes que j'édite ici, les filles trouveraient plus tard des textes plus sérieux qui seront une sorte de carnet de bord, un témoignage d'amour à ma façon, parce que selon moi, pour savoir où l'on va, il faut d'abord savoir d'où l'on vient.
Alors mes poussinettes, un jour, vous lirez ces mots, peut-être que votre regard sera aussi trouble que le mien en ce moment, mais sachez que la seule gloire qui m'importe, c'est celle de vous livrer ce témoignage des années de bonheur que je passe à vos côtés.
Je dis bien reprendre, parce qu'entre l'écriture et moi, c'est une aventure qui dure déjà depuis un sacré bout de temps, mais pas mal d'éléments dans ma vie ont fait que je m'en étais éloignée...à tort.
Enfin...à tort pour moi, hein, je serais bien présomptueuse si je déclarais que c'était une grande perte pour le monde littéraire!
Il faut bien l'avouer, le monde regorge d'auteurs connus et reconnus, le net est plein d'auteurs qui mériteraient sans doute plus d'attention que moi, mais rien n'empêche que je suis drôlement contente et émue, chaque soir, quand je
Je ne sais jamais vraiment ce que je vais écrire avant que je ne me trouve devant
J'aurais pû prendre un cahier à spirales, comme tout le monde, et y verser tout ce que j'ai à dire, mais je me connais, je n'aurais jamais été contente du résultat et au final, mes textes auraient fini au fond d'une corbeille à papier!
Et puis, ces textes, je ne les écrits pas pour moi seule.
J'avoue que l'idée d'écrire m'est venue petit à petit, parce que j'ai pensé qu'au milieu des milles autres choses insignifiantes que j'édite ici, les filles trouveraient plus tard des textes plus sérieux qui seront une sorte de carnet de bord, un témoignage d'amour à ma façon, parce que selon moi, pour savoir où l'on va, il faut d'abord savoir d'où l'on vient.
Alors mes poussinettes, un jour, vous lirez ces mots, peut-être que votre regard sera aussi trouble que le mien en ce moment, mais sachez que la seule gloire qui m'importe, c'est celle de vous livrer ce témoignage des années de bonheur que je passe à vos côtés.
dimanche 12 mai 2013
N'oeufs vous moquez pas!
Nous avions laissés nos héros entre la cuisine et la salle à manger-salon, alors que le petit garçon continuait sa chasse à l’œuf de Pâques sous l’œil attendri de son papa....
Et c'est à ce moment là que le drame arriva.
Je me revois encore en train de couper le pain quand un cri se fit entendre du fond du salon:
-"Mamaannnnnnn!"
La mère, occupée à décorer le plat de hors-d’œuvres lui dit de la cuisine:
-" Qu'est ce-qu'il y a mon chéri?"
-"Y'a l’œuf il a tout fondu!"
-"Comment ça, il a tout fondu, c'est pas possible, bouchon, demande à papa" (toujours sans quitter la cuisine).
-"Je peux pas, papa il pleure...."
Stupeur en cuisine: nous nous regardons sans comprendre.
Nous nous précipitons alors au salon, toutes curieuses de ce qui a pu se passer...
Et nous voyons le père du petit affalé sur son fauteuil, pleurant à chaudes larmes...de rire!
Nous ne comprenons pas ce qui a pu se passer et du coup, nous en avons oublié le petit qui dit toujours en montrant sa main:"l’œuf il a tout fondu, maman..."
Nous nous regardons, incrédules: le chauffage ne marche pas, et ce jour là, il fait trop froid pour que l’œuf aie fondu...Et puis soudain, je me souviens d'un détail:
-"Mais, c'est bizarre, les œufs étaient emballés, non?"
Nous regardons alors le petit et sa mère lui demande "Tu l'as trouvé où ton œuf?"
-"Bah, là où la poule l'avait caché..."
Nous essayons de nous souvenir où étaient les œufs(je précise que pendant toute cette scène, le père continuait à pleurer sans pouvoir dire un mot, mais nous montrait le petit garçon du doigt en laissant s'échapper de temps en temps un "il.....", "il....".
Le premier réflexe de la mère fut de dire tout haut- et à tort - que c'était sans doute le chien qui avait mangé un œuf ou une poule et qu'il avait laissé la garniture, ce qui ne manqua pas de lui attirer les foudres de la belle-mère:
- "Mon chien est bien élevé, il ne ferait jamais ça, comment peux-tu l'accuser ainsi?"
Et puis d'un coup, la sœur du petit lui dit :
- "Mais enfin, M. tu l'as trouvé où, ton œuf fondu?..."
Le petit frère montre alors du doigt le canapé...et le père repart de plus belle sans pouvoir reprendre son souffle.
Nous nous regardons à nouveau sans comprendre, car l'écart entre le canapé et le mur étant trop petit, personne n'avait caché d’œufs à cet endroit.
La sœur:
-"Mais c'est pas possible, la poule n'a pas mis d’œufs là!"
Et le petit:
-"Si elle en a mis, il y en a même encore, si tu ne me crois pas!"
Nous tirons le canapé et en même temps que nous comprenons, nous sommes contaminées par le rire du papa...
Comment dire: les "chocolats" n'avaient rien à voir avec du chocolat, et ce n'était pas la poule qui les avait amenés, mais Prince, le caniche si bien élevé!
Je crois que j'aurais devant les yeux le petit garçon qui, la main tendue en l'air quand il comprit ce qu'il avait ramassé, répétait en nous regardant hilares "C'est pas rigolo"....ce qui n'avait pour effet que de faire redoubler notre fou-rire.....
Inutile de dire que la belle-mère se fit toute petite jusqu'à la fin du séjour!
Et c'est à ce moment là que le drame arriva.
Je me revois encore en train de couper le pain quand un cri se fit entendre du fond du salon:
-"Mamaannnnnnn!"
La mère, occupée à décorer le plat de hors-d’œuvres lui dit de la cuisine:
-" Qu'est ce-qu'il y a mon chéri?"
-"Y'a l’œuf il a tout fondu!"
-"Comment ça, il a tout fondu, c'est pas possible, bouchon, demande à papa" (toujours sans quitter la cuisine).
-"Je peux pas, papa il pleure...."
Stupeur en cuisine: nous nous regardons sans comprendre.
Nous nous précipitons alors au salon, toutes curieuses de ce qui a pu se passer...
Et nous voyons le père du petit affalé sur son fauteuil, pleurant à chaudes larmes...de rire!
Nous ne comprenons pas ce qui a pu se passer et du coup, nous en avons oublié le petit qui dit toujours en montrant sa main:"l’œuf il a tout fondu, maman..."
Nous nous regardons, incrédules: le chauffage ne marche pas, et ce jour là, il fait trop froid pour que l’œuf aie fondu...Et puis soudain, je me souviens d'un détail:
-"Mais, c'est bizarre, les œufs étaient emballés, non?"
Nous regardons alors le petit et sa mère lui demande "Tu l'as trouvé où ton œuf?"
-"Bah, là où la poule l'avait caché..."
Nous essayons de nous souvenir où étaient les œufs(je précise que pendant toute cette scène, le père continuait à pleurer sans pouvoir dire un mot, mais nous montrait le petit garçon du doigt en laissant s'échapper de temps en temps un "il.....", "il....".
Le premier réflexe de la mère fut de dire tout haut- et à tort - que c'était sans doute le chien qui avait mangé un œuf ou une poule et qu'il avait laissé la garniture, ce qui ne manqua pas de lui attirer les foudres de la belle-mère:
- "Mon chien est bien élevé, il ne ferait jamais ça, comment peux-tu l'accuser ainsi?"
Et puis d'un coup, la sœur du petit lui dit :
- "Mais enfin, M. tu l'as trouvé où, ton œuf fondu?..."
Le petit frère montre alors du doigt le canapé...et le père repart de plus belle sans pouvoir reprendre son souffle.
Nous nous regardons à nouveau sans comprendre, car l'écart entre le canapé et le mur étant trop petit, personne n'avait caché d’œufs à cet endroit.
La sœur:
-"Mais c'est pas possible, la poule n'a pas mis d’œufs là!"
Et le petit:
-"Si elle en a mis, il y en a même encore, si tu ne me crois pas!"
Nous tirons le canapé et en même temps que nous comprenons, nous sommes contaminées par le rire du papa...
Comment dire: les "chocolats" n'avaient rien à voir avec du chocolat, et ce n'était pas la poule qui les avait amenés, mais Prince, le caniche si bien élevé!
Je crois que j'aurais devant les yeux le petit garçon qui, la main tendue en l'air quand il comprit ce qu'il avait ramassé, répétait en nous regardant hilares "C'est pas rigolo"....ce qui n'avait pour effet que de faire redoubler notre fou-rire.....
Inutile de dire que la belle-mère se fit toute petite jusqu'à la fin du séjour!
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samedi 11 mai 2013
Un éclat de rire tout n'oeuf!
Partant du principe qu'écrire des choses moroses ne fera pas revenir ma bonne humeur, j'ai décidé de partager avec vous une petite tranche de vie assez amusante.
Vous vous souvenez de notre "champion cycliste"? (un petit coup d’oeil par ici ) ? Eh bien on prend les mêmes, et on recommence :
L'histoire se passe vers le milieu des années quatre-vingt...en quatre-vingt six, je crois car je devais avoir quatorze ans à l'époque.
Mes parents étaient partis en Pologne avec la voiture pleine de médicaments et de matériel médical pour un hôpital (à l'époque, il manquait énormément de choses, et il fallait encore passer le rideau de fer).
La voiture, une monospace pourtant, était tellement pleine, que j'avais dû rester en France. Nos amis (le père de famille étant notre fameux cycliste) avaient proposé de me prendre chez eux pour le weekend pour que je ne passe pas les fêtes de Pâques toute seule. Je fais donc ma petite valise et je pars chez eux...
Je pensais passer un weekend tranquille, mais ils avaient prévu d'aller rendre visite aux parents du monsieur qui habitaient près du Mans. Avant le départ, sa femme me dit "tu vas voir, ils sont spéciaux, je ne m'entends pas du tout avec eux..." Ça promettait!
Nous embarquons dans la voiture : Le monsieur, sa femme, leur fille, qui a un an de moins que moi, et leur adorable petit garçon de trois ans...sans oublier le chat!
Après un trajet qui se fait dans un silence terrible...et sous une pluie battante, nous arrivons chez "la belle-mère".
C'est vrai qu'aux premiers abords, on ne devinerait pas que cette dame ne voit ses petits enfants qu'une fois de temps en temps: elle est glaciale...brrrrr.
Le Papy, lui, est plus ouvert, mais s'il a le malheur d'être un peu trop expressif, elle le toise aussitôt du regard.
La Mamy ne s'intéresse pratiquement pas à son petit fils qui est pourtant adorable, mais par contre, elle n'a de cesse de faire des câlins et de dire des mots doux au maître des lieux: Prince, un caniche toy abricot qui a tous les droits.
Pour alléger l'atmosphère, le père va faire un tour dans la campagne avec le petit et nous allons avec la mère acheter des œufs de Pâques et autres poules et lapins pour faire une surprise au petit (sa mamy ayant "oublié", nous en achetons aussi en son nom).
Le lendemain matin, nous envoyons le petit garçon avec son papa chercher le pain la boulangerie du coin, ce qui nous laisse un bon bout de temps pour cacher les œufs...malheureusement, comme la pluie n'a pas arrêté de tomber, nous sommes condamnés à les cacher au salon...
Le garçonnet revient, se munit de son petit panier, nous sortons l'appareil photo, bien sûr, et la chasse commence:
-"regarde, maman, la poule en a laisse un derrière le coussin"
-"regarde, papa, il y a un œuf cache dans le pot de fleur"
Nous sommes ravis de voir qu'il passe de bonne fêtes de Pâques quand même et la chasse se poursuit jusqu'à ce que la grand-mère trouble fête ne dise qu'il faut mettre la table (elle aurait pu attendre, vu qu'il était à peine onze heures, mais, elle n'aurait pas été casse-pieds si elle avait attendu, hein?).
Nous laissons le bambin a sa quête et nous allons et venons entre la cuisine et le salon-salle à manger quand soudain.....
Bah justement: soudain quoi?? A votre avis, qu'a-t-il bien pu se passer ce jour là pour que tant d'années après je me souvienne toujours de ces fêtes de Pâques?
vendredi 10 mai 2013
La lionne ne dort pas ce soir...
L'être humain, contrairement aux animaux, a la faculté de parler.Certains vous diront que c'est ce qui nous distingue d'eux et nous rend supérieurs.
Foutaise!
Je ne connais aucun animal qui soit aussi cruel que ceux de la race des soit-disant humains.
L'animal, à moins d'être menacé ne vous fera aucun mal, il n'en retire aucun plaisir.
L'humain, lui, avec son esprit tordu et plein de malveillance saura trouver l'épine qui vous blessera.
Il n'est pas question ici de rapport de force, encore moins de crocs et de griffes, il est simplement question de connerie, ou pire, d'envie de mal faire.
Il est déjà arrivé à mon chat de me griffer sans le vouloir, parce qu'il avait perdu l'équilibre, sa grande spécialité ( voir ici ), mais jamais il ne m'a blessé intentionnellement ou par vice, juste pour le plaisir.
Je suis aujourd'hui navrée de constater que c'est vraiment le propre des bêtes à deux pattes de jacasser pour faire mal. Peu importe ce qu'on broie au passage, pourvu qu'on puisse cracher son venin, pourvu qu'on puisse piétiner le bonheur des autres...
J'aimerais avoir une carapace plus dure, mais ça me rendrait peut être moins sensible aux malheurs d’autrui, alors je préfère encore serrer les dents et rester telle que je suis...il parait, du moins c'est ce qui se dit, qu'un de mes plus grands défauts est l'empathie, qu'à cela ne tienne, je reste avec mon gros défaut, tant pis pour ceux que cela désoblige.
Qu'on n'oublie pas toutefois que ma patience, même grande, a des limites, et que si je tolère ce qu'on m'adresse, je ne supporterai pas qu'on touche un cheveu de ma famille, l'actuelle comme la future, et qu'on se souvienne bien qu'en moi sommeille une lionne... J'invite qui de droit à bien réfléchir avant de la réveiller...
jeudi 9 mai 2013
Clair de lune.
Trop pressée que j'étais, par la vie, par le temps, je t'avais presque oubliée, toi, l'amie discrète...
Tu es pourtant toujours là quand ça ne va pas, dans mes moments de joie aussi, toi seule fait que je trouve encore un fond d'énergie quand, encore cinq minutes avant j'étais à bout de forces.
Quelle que soit la tâche que j'ai à accomplir, même la plus rébarbative, si tu es là, le fardeau est moins lourd.
Tu sais accrocher mon coeur en quelques instants, je reste sans voix devant ta beauté parfois, pourtant, tu te montres à moi sous bien des facettes.
Que deviendrais-je sans toi, mon amie?
Je ne sais pas, ce serait comme priver l'hiver de neige, la vie continuerait, mais la magie ne serait plus là...
Tu as souvent été mon oxygène, je deviens passe-muraille lorsque tu me prends par la main : aucune cage ne te résiste.
Que tu sois née dans la tristesse ou dans l'euphorie d'un soir d'été m'importe peu, je t'aime telle que tu es, quel que soit l'habit que tu revêts au moment où tu me rends visite.
Avec toi, les nuits sans sommeil paraissent moins longues, les journée plus ensoleillées.
Ton langage ne connaît pas de frontières, j'envie ce sentiment de paix que tu sais faire naître quel que soit l'âge de celui qui croise ta route.
Ma rencontre avec toi ne date pas d'hier, et pourtant tu continues à m'émerveiller chaque jour.
Que tu sois douce et effacée ou que le tonnerre t'accompagne, tu rends ma vie plus belle.
Reviens ce soir accompagner la pluie, chère musique, toi ma fidèle amie...
Tu es pourtant toujours là quand ça ne va pas, dans mes moments de joie aussi, toi seule fait que je trouve encore un fond d'énergie quand, encore cinq minutes avant j'étais à bout de forces.
Quelle que soit la tâche que j'ai à accomplir, même la plus rébarbative, si tu es là, le fardeau est moins lourd.
Tu sais accrocher mon coeur en quelques instants, je reste sans voix devant ta beauté parfois, pourtant, tu te montres à moi sous bien des facettes.
Que deviendrais-je sans toi, mon amie?
Je ne sais pas, ce serait comme priver l'hiver de neige, la vie continuerait, mais la magie ne serait plus là...
Tu as souvent été mon oxygène, je deviens passe-muraille lorsque tu me prends par la main : aucune cage ne te résiste.
Que tu sois née dans la tristesse ou dans l'euphorie d'un soir d'été m'importe peu, je t'aime telle que tu es, quel que soit l'habit que tu revêts au moment où tu me rends visite.
Avec toi, les nuits sans sommeil paraissent moins longues, les journée plus ensoleillées.
Ton langage ne connaît pas de frontières, j'envie ce sentiment de paix que tu sais faire naître quel que soit l'âge de celui qui croise ta route.
Ma rencontre avec toi ne date pas d'hier, et pourtant tu continues à m'émerveiller chaque jour.
Que tu sois douce et effacée ou que le tonnerre t'accompagne, tu rends ma vie plus belle.
Reviens ce soir accompagner la pluie, chère musique, toi ma fidèle amie...
mercredi 8 mai 2013
Je l'aurai un jour, je l'aurai!
Et si au fond, toutes mes peines n'avaient pas été vaines?
Je me dis parfois que si je n'ai pas le bonheur d'avoir des enfants, c'est tout simplement parce que j'étais destinée à autre chose...
La première fois que cette idée m'est venue, je me suis dit que peut-être je cherchais un anti-douleur, un truc qui fasse taire le manque, comme un drogué à qui on refuse sa dose...
Et puis l'idée a fait son chemin... tout doucement, comme la rivière qui creuse son lit.
Peut-être que c'était trop facile pour moi, que je n'étais pas destinée à porter mes enfants dans mon ventre, comme tout le monde (il est vrai que j'ai toujours été originale sur les bords) mais plutôt dans mon cœur.
Et puis, pour corser la manœuvre, je ne vais pas attendre neuf mois comme les autres mères, mais quelques années, sans savoir, jusqu'à la dernière minute si notre vœu sera exaucé. Comment il disait, l'autre? " A vaincre sans péril on triomphe sans gloire" ?
Finalement, il faut se faire une raison, tant qu'à ramer, autant le faire avec panache, nous avons donc lancé un nouveau combat : "l'adoption" .
Ce n'est pas gagné, mais ça a un sens, j'ai peut être été "testée" par les épreuves que j'ai traversé, genre "tiens, elle veut un môme, on va voir à quel point" .
Seulement voilà, je suis têtue, alors plutôt que de baisser les bras, je retrousse mes manches, et plutôt que de pleurer, je choisis le sourire!
Et tant qu'on y est, puisqu'on m'a refusé un enfant, eh bien nous en adopterons deux! Non mais!
Je me dis parfois que si je n'ai pas le bonheur d'avoir des enfants, c'est tout simplement parce que j'étais destinée à autre chose...
La première fois que cette idée m'est venue, je me suis dit que peut-être je cherchais un anti-douleur, un truc qui fasse taire le manque, comme un drogué à qui on refuse sa dose...
Et puis l'idée a fait son chemin... tout doucement, comme la rivière qui creuse son lit.
Peut-être que c'était trop facile pour moi, que je n'étais pas destinée à porter mes enfants dans mon ventre, comme tout le monde (il est vrai que j'ai toujours été originale sur les bords) mais plutôt dans mon cœur.
Et puis, pour corser la manœuvre, je ne vais pas attendre neuf mois comme les autres mères, mais quelques années, sans savoir, jusqu'à la dernière minute si notre vœu sera exaucé. Comment il disait, l'autre? " A vaincre sans péril on triomphe sans gloire" ?
Finalement, il faut se faire une raison, tant qu'à ramer, autant le faire avec panache, nous avons donc lancé un nouveau combat : "l'adoption" .
Ce n'est pas gagné, mais ça a un sens, j'ai peut être été "testée" par les épreuves que j'ai traversé, genre "tiens, elle veut un môme, on va voir à quel point" .
Seulement voilà, je suis têtue, alors plutôt que de baisser les bras, je retrousse mes manches, et plutôt que de pleurer, je choisis le sourire!
Et tant qu'on y est, puisqu'on m'a refusé un enfant, eh bien nous en adopterons deux! Non mais!
mardi 7 mai 2013
Ou l'art d'être sans paraître ni disparaître.
C'est loin d’être évident, je crois, de former un couple qui dure, à notre époque
(ça y est, je fais mon intelligente tout en débitant des
lapalissades: navrant!).
Pourtant, quand je regarde autour de moi, je me dis que ce n'est pas si difficile que ça de forme "THE" couple...il suffit de bien chercher, ou plutôt de bien trouver la personne avec qui on passera, comme disait quelqu'un que j'aimais beaucoup "toute sa vie, jusqu'à la fin de sa mort".
C'est là que les choses se gâtent: en général, on nage dans un bonheur total au début de toute relation, ce qui fait qu'on ne remarque pas instantanément que "l'autre" est loin de remplir tous les critères auxquels - si on n'était pas "ivre d'amour" - on tiendrait tant.
Or, il est la, le hic....après l'ivresse vient le temps de la gueule de bois - parfois l'euphorie du moment dure même quelques années, mais n'empêche que la fameuse gueule de bois est là qui vous guette sournoisement au tournant.
Je le sais, je suis passée par là, comme tout le monde je crois. Mais ça c'était avant que je ne sois touchée par la grâce...
J'ai longtemps habité un pays où l'on dit que "le diable se cache dans les détails"...et c'est tellement vrai.
Au début d'une relation, chacun a eu je crois l'idée que si tel ou tel trait de caractère ou encore telle ou telle manie chez "l'autre" nous était insupportable, ils disparaîtraient sans doute avec le temps, comme par magie, ou encore parce que vous (avec vos super pouvoirs, sans doute) remodèleriez l'être aimé de toute façon...grossière erreur.
Personne ne change, et même si a court terme, on arrive en faisant des efforts surhumains à se rapprocher de l'idéal que la personne aimée voit en vous, dîtes vous que sur une longue distance, c'est impossible de "faire semblant".
D'où mon titre, car le secret - selon moi - (si vous n'êtes pas d'accord, vous aurez tout le loisir de m'expliquer que je résonne comme une bécasse) c'est d'"être", d'"être soi-même" exactement, dès le départ, sans vouloir paraître quelqu'un d'autre pour mieux plaire ni faire disparaître votre personnalité pour mieux coller aux exigences de la personne que l'on croit aimer.
C'est à ce prix seulement selon moi que l'on peut bâtir une relation solide.
Bien sûr, j'entends déjà les râleurs qui me disent que dans un couple, il faut savoir faire des compromis: c'est vrai, j'en fais moi-même tous les jours, d'ailleurs. Mais il ne faut jamais confondre compromis et négation de soi: on peut faire des compromis sur le film que l'on va aller voir au ciné, pas sur le fait ou non d'avoir des enfants par exemple!
C'est pour ça que je disais plus haut que le plus difficile, c'est de se trouver. Peu de gens sont eux-mêmes dans une situation de "séduction", ce qui implique que l'on peut se faire une idée fausse de la personne que l'on a en face de soi, et donc se tromper.
Je terminerai quand même par une note optimiste (si toutefois vous ne vous êtes pas endormi le nez écrasé sur le clavier de votre ordinateur en voulant lire mon article jusqu'à la fin)...je vis depuis quelques années déjà avec l'homme que je verrai sans doute devenir tout chauve et qui me verra sans doute perdre toutes mes dents et ensuite mettre mon dentier tous les matins, et pourtant, je sais que même quand nous serons contraints de porter des couches pour incontinents nous continuerons de nous tenir par la main comme nous le faisons aujourd'hui justement à cause de tout cela: parce que nous sommes restés, restons, et resterons nous-mêmes.
Pourtant, quand je regarde autour de moi, je me dis que ce n'est pas si difficile que ça de forme "THE" couple...il suffit de bien chercher, ou plutôt de bien trouver la personne avec qui on passera, comme disait quelqu'un que j'aimais beaucoup "toute sa vie, jusqu'à la fin de sa mort".
C'est là que les choses se gâtent: en général, on nage dans un bonheur total au début de toute relation, ce qui fait qu'on ne remarque pas instantanément que "l'autre" est loin de remplir tous les critères auxquels - si on n'était pas "ivre d'amour" - on tiendrait tant.
Or, il est la, le hic....après l'ivresse vient le temps de la gueule de bois - parfois l'euphorie du moment dure même quelques années, mais n'empêche que la fameuse gueule de bois est là qui vous guette sournoisement au tournant.
Je le sais, je suis passée par là, comme tout le monde je crois. Mais ça c'était avant que je ne sois touchée par la grâce...
J'ai longtemps habité un pays où l'on dit que "le diable se cache dans les détails"...et c'est tellement vrai.
Au début d'une relation, chacun a eu je crois l'idée que si tel ou tel trait de caractère ou encore telle ou telle manie chez "l'autre" nous était insupportable, ils disparaîtraient sans doute avec le temps, comme par magie, ou encore parce que vous (avec vos super pouvoirs, sans doute) remodèleriez l'être aimé de toute façon...grossière erreur.
Personne ne change, et même si a court terme, on arrive en faisant des efforts surhumains à se rapprocher de l'idéal que la personne aimée voit en vous, dîtes vous que sur une longue distance, c'est impossible de "faire semblant".
D'où mon titre, car le secret - selon moi - (si vous n'êtes pas d'accord, vous aurez tout le loisir de m'expliquer que je résonne comme une bécasse) c'est d'"être", d'"être soi-même" exactement, dès le départ, sans vouloir paraître quelqu'un d'autre pour mieux plaire ni faire disparaître votre personnalité pour mieux coller aux exigences de la personne que l'on croit aimer.
C'est à ce prix seulement selon moi que l'on peut bâtir une relation solide.
Bien sûr, j'entends déjà les râleurs qui me disent que dans un couple, il faut savoir faire des compromis: c'est vrai, j'en fais moi-même tous les jours, d'ailleurs. Mais il ne faut jamais confondre compromis et négation de soi: on peut faire des compromis sur le film que l'on va aller voir au ciné, pas sur le fait ou non d'avoir des enfants par exemple!
C'est pour ça que je disais plus haut que le plus difficile, c'est de se trouver. Peu de gens sont eux-mêmes dans une situation de "séduction", ce qui implique que l'on peut se faire une idée fausse de la personne que l'on a en face de soi, et donc se tromper.
Je terminerai quand même par une note optimiste (si toutefois vous ne vous êtes pas endormi le nez écrasé sur le clavier de votre ordinateur en voulant lire mon article jusqu'à la fin)...je vis depuis quelques années déjà avec l'homme que je verrai sans doute devenir tout chauve et qui me verra sans doute perdre toutes mes dents et ensuite mettre mon dentier tous les matins, et pourtant, je sais que même quand nous serons contraints de porter des couches pour incontinents nous continuerons de nous tenir par la main comme nous le faisons aujourd'hui justement à cause de tout cela: parce que nous sommes restés, restons, et resterons nous-mêmes.
lundi 6 mai 2013
"Minmin" .
Les vacances sont terminées et nous avons récupéré les filles après une semaine passée chez leur "mère".
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
La maison est à nouveau remplie de vie, d'éclats de rires, et je suis plus que ravie de revoir leurs frimousses.
Mon mari aussi revit, et, au moment où la plus grande s'est mise à appeler "Papa!" pour qu'il vienne jeter un oeil sur ses devoirs de maths ( eh oui, Papa est un matheux, alors que je suis allergique à tout ce qui se rapporte, de près ou de loin à cette fichue discipline, oui, discipline, pour moi ce n'est pas une "matière" qu'on apprend à l'école, mais un sport à hauts risques!) il s'est tourné vers moi, un sourire radieux illuminant ses traits, et il a dit "ça manquait à la maison, on voit qu'elles sont revenues".
Mon coeur a "raté une marche" à ce moment là.
Je me sens comme la pire des égoïstes, je sais que c'est très moche de ressentir ça alors que les minettes sont à la maison au quotidien et que je remplis le rôle qu'une autre ne veut pas.
Je ne suis pas "Maman".
Il y a au fond de mon coeur, ce mal du pays, cet espèce de manque indéfinissable, ce lest sans nom qui me tient prisonnière d'un rêve inachevé.
Je ne suis pas "Maman".
Je suis une espèce d'imposture façon Canada Dry : j'ai la couleur d'une maman, j'ai tout d'une maman, mais je ne suis pas une "Maman".
C'est affreux, cette sensation de vertige quand vous réalisez, un après-midi, seule à la maison, que ce qui fait couler vos larmes à flots, c'est le petit miaulement de la Nounouche qui sonne comme un "minmin". Ça vous serre le coeur, ça frise le ridicule, et pourtant, vous fondez en larmes malgré vous...
Ah je les veux bien, moi, les colliers de nouilles de la fête des Mères...
Mais pour moi, c'est juste un jour comme un autre, une fête a-mère.
dimanche 5 mai 2013
Il font comme ça aussi, pendant le Tour de France?
Il y a à
peu près 25 ans de cela, des amis de mes parents nous avaient invités à
prendre le café, et c'est à cette occasion que nous entendirent cette
histoire qui leur était arrivée dans la
semaine.
Le monsieur était très sportif, il pratiquait entre autre, le vélo et il s'était entraîné comme un forcené pour la course qui devait avoir lieu pendant le weekend.
Le problème, c'est que pour la nouvelle saison, il s'était acheté un super-vélo tout neuf et que malheureusement, son popotin avait quelques difficultés à se faire à la nouvelle selle, tant et si bien qu'après l'entraînement intensif du samedi, il avait un mal fou à s'asseoir sur son vélo...
Panique a bord : "Que vais-je faire, je me suis tellement entraîné pour cette course, je ne peux quand même pas déclarer forfait!"
Il essaya de remettre son ancienne selle, mais rien n'y faisait: le mal était fait!
Après avoir passé la soirée à cogiter, il se dit qu'il lui fallait une espèce de "coussinet" et c'est à ce moment, en regardant une pub pour les serviettes hygiéniques à la télé pendant le film du soir qu'il eut l'idée de GÉNIE: il suffirait de se munir d'une de ces merveilles de la technologie et le problème était résolu...
Le lendemain matin, il fit un séjour un peu plus long que de coutume dans la salle de bains pour se préparer et en sortit, tout fier de son ingéniosité.
Sa femme lui trouvait une drôle de démarche, mais jugea que c'était un peu normal: c'était sa "première fois"...
La course démarra, et elle vit son mari prendre une bonne position dans le peloton de départ.
La fin de la course approchant, la femme s'aperçut que son mari n'arrivait toujours pas...elle fut surprise, car il était en général parmi les premiers...elle attendit, attendit et commençait a se dire qu'elle allait aller à sa rencontre quand elle le vit arriver, marchant péniblement à cote de son vélo!
A peine fut il arrivé à sa hauteur qu'il lui lança "tu aurais pu me le dire que c'était si terrible que ça a porter tes machins de malheur!"
Elle le regarda, surprise, et il dut comprendre qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait car il poursuivit : " J'ai bien roulé un peu avec au début, mais ça fait un mal fou avec le mouvement des jambes, tu aurais DÛ me le dire, on ne lâche pas son mari dans une course à vélo avec des trucs pareils!"
Là, s'en fut trop pour elle: "mais de quoi parles-tu, a la fin?"
" De tes saletés de serviettes: ça colle et ça tire, c'est infernal."
Je me permets de passer sur la description qui suivit à propos du système pileux du monsieur qui à cet endroit précis était - comme chez tous les hommes je pense - particulièrement développé....
"Je ne sais pas comment vous pouvez supporter ça, vous les bonnes-femmes: à chaque mouvement, CRAC, épilation gratuite! C'est pas humain, franchement, je vous admire de ne rien dire, moi qui suis un homme, j'en avais les larmes aux yeux et j'ai du m'arrêter en route. Mais là aussi, quelle affaire: c'est qu'il a fallut la décoller, la sale bête!"
Et c'est à ce moment là que le miracle se produit : sa femme comprit qu'il s'était trompé de côté...
C'est pourtant inscrit, sur les paquets, que la bande adhésive se place sur les sous-vêtements...
Oui, mais seulement les producteurs n'ont pas prévu que des hommes voudraient s'en servir, or c'est connu, les hommes lisent rarement les instructions... et notre champion a mis la colle face contre...bah contre...enfin, vous voyez, quoi...
Le pauvre...mais qu'est ce qu'on a rit!...Et qu'est-ce qu'on rit encore!
Le monsieur était très sportif, il pratiquait entre autre, le vélo et il s'était entraîné comme un forcené pour la course qui devait avoir lieu pendant le weekend.
Le problème, c'est que pour la nouvelle saison, il s'était acheté un super-vélo tout neuf et que malheureusement, son popotin avait quelques difficultés à se faire à la nouvelle selle, tant et si bien qu'après l'entraînement intensif du samedi, il avait un mal fou à s'asseoir sur son vélo...
Panique a bord : "Que vais-je faire, je me suis tellement entraîné pour cette course, je ne peux quand même pas déclarer forfait!"
Il essaya de remettre son ancienne selle, mais rien n'y faisait: le mal était fait!
Après avoir passé la soirée à cogiter, il se dit qu'il lui fallait une espèce de "coussinet" et c'est à ce moment, en regardant une pub pour les serviettes hygiéniques à la télé pendant le film du soir qu'il eut l'idée de GÉNIE: il suffirait de se munir d'une de ces merveilles de la technologie et le problème était résolu...
Le lendemain matin, il fit un séjour un peu plus long que de coutume dans la salle de bains pour se préparer et en sortit, tout fier de son ingéniosité.
Sa femme lui trouvait une drôle de démarche, mais jugea que c'était un peu normal: c'était sa "première fois"...
La course démarra, et elle vit son mari prendre une bonne position dans le peloton de départ.
La fin de la course approchant, la femme s'aperçut que son mari n'arrivait toujours pas...elle fut surprise, car il était en général parmi les premiers...elle attendit, attendit et commençait a se dire qu'elle allait aller à sa rencontre quand elle le vit arriver, marchant péniblement à cote de son vélo!
A peine fut il arrivé à sa hauteur qu'il lui lança "tu aurais pu me le dire que c'était si terrible que ça a porter tes machins de malheur!"
Elle le regarda, surprise, et il dut comprendre qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait car il poursuivit : " J'ai bien roulé un peu avec au début, mais ça fait un mal fou avec le mouvement des jambes, tu aurais DÛ me le dire, on ne lâche pas son mari dans une course à vélo avec des trucs pareils!"
Là, s'en fut trop pour elle: "mais de quoi parles-tu, a la fin?"
" De tes saletés de serviettes: ça colle et ça tire, c'est infernal."
Je me permets de passer sur la description qui suivit à propos du système pileux du monsieur qui à cet endroit précis était - comme chez tous les hommes je pense - particulièrement développé....
"Je ne sais pas comment vous pouvez supporter ça, vous les bonnes-femmes: à chaque mouvement, CRAC, épilation gratuite! C'est pas humain, franchement, je vous admire de ne rien dire, moi qui suis un homme, j'en avais les larmes aux yeux et j'ai du m'arrêter en route. Mais là aussi, quelle affaire: c'est qu'il a fallut la décoller, la sale bête!"
Et c'est à ce moment là que le miracle se produit : sa femme comprit qu'il s'était trompé de côté...
C'est pourtant inscrit, sur les paquets, que la bande adhésive se place sur les sous-vêtements...
Oui, mais seulement les producteurs n'ont pas prévu que des hommes voudraient s'en servir, or c'est connu, les hommes lisent rarement les instructions... et notre champion a mis la colle face contre...bah contre...enfin, vous voyez, quoi...
Le pauvre...mais qu'est ce qu'on a rit!...Et qu'est-ce qu'on rit encore!
samedi 4 mai 2013
Papatte, un pull safran et de l'eau salée...
Papatte est parti pour voir les étoiles de plus près le 27 janvier 2005, un jour d'hiver ou il faisait très froid.
A vrai dire, je ne me souviens plus grand chose de ce qui s'est passé ce jour là, je sais seulement qu'il y avait de la neige, beaucoup de neige, juste comme il aimait.
Je savais qu'il ne reviendrait pas de sa dernière visite chez le vétérinaire, c'est dur de savoir que c'est fini et qu'on n'y peut rien.
Je l'ai porte dans mes bras, enroulé dans sa couverture bleue, celle toute douce qu'il adorait. Et pendant toute la route, j'ai pleuré... je pleure toujours, en y pensant, même la, en vous écrivant...je voyais le chemin tout trouble à travers l'eau salée.
Ensuite, je ne veux plus me rappeler, je sais seulement que je lui ai parlé tout bas à l'oreille, comme il aimait et qu'il est parti avec ma bouche sur sa grosse truffe.
Je sais que ce jour là je portais un pull safran que je ne me suis jamais résolue à remettre depuis.
Et puis je sais que pour moi, il restera toujours le chiot qui s'asseyait sur ma poitrine, la nuit, pour me regarder respirer, ensuite, quand il a grandi, il savait à quelle heure je me réveillais et il était toujours près de mon lit à me fixer avec ses grands yeux, elle me manque encore, cette image...tous les jours.
Et puis il aimait bien faire le fou avec moi l'été, dans le jardin, mais plus que tout, il savait tout... je n'avais pas besoin de lui dire quoi que soit: si ça n'allait pas, il venait poser sa truffe dans ma main et ça soignait toutes mes peines... il savait tout, je vous dis.
vendredi 3 mai 2013
L'amour vache!
C'est l'histoire d'un vieux bouc et d'une vieille truie...
Oui, je sais ce n'est pas vraiment romantique, mais ça me fait pourtant chaud au cœur.
Les couples en général s'affublent de noms sucrés, de doux "chéri", de "mon petit canard", "nounours", que sais-je?...
Les couples en général, oui, mais pas le nôtre.
Oh, bien sûr, nous utilisons souvent des petits mots comme "mon cœur" ou "mon amour", mais le top du top, le nec plus ultra des mots d'amour à la maison, c'est quand on se regarde tendrement et quand je lui chuchote à l'oreille qu'il est "mon vieux bouc" et qu'il me répond, les yeux débordant d'amour que je suis "sa vieille truie"...
Ces mots là, je mets au défi quiconque de les prononcer avec autant de sentiments...
Ces mots là, ils me sont sortis un jour de grisaille, un jour de ras-le-bol des ennuis causés par notre bataille pour la garde des filles, un jour ou les mots d'amour "classiques" ne suffisaient plus...
Ce jour là, en disant à mon mari "je t'aime mon vieux bouc", j'ai simplement voulu le faire sourire en disant quelque chose de totalement décalé alors que je n'avais plus la force de lui dire que je l'aimais tout simplement, malgré toutes les embrouilles du quotidien.
Je ne peux pas vous dire quel a été mon bonheur quand, dans un sourire, il m'a répondu "moi aussi je t'aime ma vieille truie", j'ai senti mon cœur exploser de joie.
L'Amour a mille visages, on ne peut le décrire simplement, c'est un bouquet d'expériences, d'épreuves, qui font que parfois, il faut sortir des sentiers battus pour se redonner de la force, pour prêter à l'autre un nouveau souffle afin d'affronter de nouveaux sommets.
L'Amour transforme tout, même les paroles les plus folles peuvent sonner comme la plus douce des sérénades lorsqu'elles sont prononcées avec le cœur.
Je n'ai qu'un vœu, un seul, être toujours sa vieille truie, celle pour qui il reste le plus doux des vieux boucs...
jeudi 2 mai 2013
Souris puisque c'est grave!
Je me suis aperçue, au fil du temps que le sourire était une arme redoutable. Et aucune protection possible : jamais entendu parler d'un casque anti-sourire, d'un gilet pare-sourire, encore moins d'un parasourire!Ce que je croyais naturel s'est avéré bien moins répandu que je ne le souhaiterais...
Je vois souvent les têtes des passagers du bus que je prends tous les matins pour me rendre au boulot et j'imagine sans peine ce qu'ils peuvent penser en me regardant : "mais qu'est-ce qu'elle a, celle-là, à sourire tout le temps?"
Je ne pense pas que ça agace, mais en tout cas, c'est sûr, ça interpelle!
C'est valable pour n'importe qui : croyez-vous que la Joconde aurait attiré autant de monde au fil des siècle si elle avait fait la gueule? Ma théorie, c'est que Léonard était un farceur, et qu'il s'est dit qu'en peignant ce petit sourire à Mona Lisa, tout le monde se demanderait d'où lui venait cette petite marque de bonheur.
Parce que c'est bien de cela dont il s'agit, du bonheur. Pas forcément celui qui nous entoure, d'ailleurs, mais faire la tête n'arrange rien, le sourire attire le bonheur, aussi sûrement qu'un arbre attire la foudre.
Je ne garantis pas que l'effet soit immédiat, mais un sourire sincère a toutes les chances de vous rendre la vie plus belle...
Le sourire, c'est contagieux, et Dieu merci, on n'a pas encore trouvé de remède à cette "maladie" là, alors sortez ouverts!
Souriez, au début, vous verrez, c'est amusant, parce que vous verrez le regard médusé des gens que vous croisez, et puis très vite, vous recevrez des sourires en retour. C'est bien mieux que la bourse, en investissant, vous êtes absolument sûr de faire un énorme profit!
Un sourire, même croisé au coin d'une rue, fortuitement, peut changer votre journée.
Donnez, offrez vos sourires, ce que vous recevrez en échange n'est que du pur bonheur.
L'autre jour, les Minettes m'ont demandé pourquoi, invariablement, les voitures s'arrêtaient lorsque j'attendais pour traverser la rue. Ma réponse fut toute simple et spontanée : parce que je souris.
Honnêtement, ça vous donne envie, à vous, de faire plaisir à quelqu'un qui fait une tête de cent pieds de long?
Souriez, vous verrez, ça change la vie....je connais même une vache qui a fait fortune comme ça en vendant du fromage...
mercredi 1 mai 2013
Une journée mouvementée!
A l'époque, comme je l'avais déjà expliqué, je cherchais un emploi. Je postulais donc à tous types de postes susceptibles de correspondre à mon expérience professionnelle et je collectionnais les missions en intérim entre temps.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
Ce jour là, la personne qui s'occupait de mon dossier d'intérim m'avait contacté en m'informant qu'une boîte du coin cherchais une personne ayant mon profil pour une mission d'un mois et demi environ. L'entretien d'embauche avait lieu le lendemain à 14h.
Ne sachant pas du tout où se trouvait la société en question, Mr.D. m'offrit de m'y emmener car c'était justement son jour de repos.
Me voilà donc, à 14h, comme convenu, dans la salle où avait lieu le recrutement, avec neuf autres personnes.
Pendant les moments d'attente où étaient entendus les autres candidats, j'informais Mr.D. du déroulement de mon après-midi.
Ah je n'avais pas été volée : l'entretien se poursuivit jusqu'à...18h40!
Nous avions convenu, avec Mr. D. qu'il me ramènerait chez mois avant d'aller chercher ses filles à l'école, mais vu la tournure des évènements, il m'appela et me dit qu'il venait me chercher...avec les filles, et que je dînais avec eux le soir!
Je n'étais pas sûre qu'une rencontre "précipitée" soit la meilleure des idées pour un premier contact avec les Minettes...
La voiture s'arrêta devant moi sur le parking, je jetais un "bonjour les filles" d'un ton enjoué en montant dans la voiture...et je n'entendis pas un mot en retour.
Nous nous regardions du coin de l'oeil avec Mr. D. et je suis sûre qu'il se posait autant de question que moi.
Les cinq minutes qui nous séparaient de la maison me parurent une éternité.
Une fois arrivés sur place, je descendis de la voiture, et, sans un mot, les filles me prirent la main et me firent entrer à la maison...cinq minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les deux Minettes sur les genoux et je crois pouvoir dire que c'est à ce moment là qu'elles m'ont adoptée.
Impossible de leur résister.
La plus grande a tenu absolument à faire une photo, sans doute ma préférée, une photo de ma première rencontre avec deux jeunes demoiselles qui ont, avec leur Papa, changé ma vie.
Cette année là, le Père Noël est passé avec plus d'un mois d'avance à la maison.
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